Les Bleuets sans fîlet

C'est dans la touffeur tropicale de Cartagena que l'équipe de France affronte l'Equateur mercredi en 8e de finale du Mondial (3 heures). Un test physique où les Bleus devront aussi renouer avec leur jeu. Sous peine de dire au revoir à leurs ambitions.

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Crédit: Eurosport

Les Bleuets rentrent dans le vif du sujet. Sous la chaleur tropicale de Cartagena, les hommes de Francis Smerecki vont connaître face à l'Equateur leur premier match couperet de la compétition. Loin d'être brillant lors du premier tour, les Français vont devoir sensiblement élever leur niveau de jeu, sous peine de passer à la trappe. Mais avant de prendre la mesure des Equatoriens, les coéquipiers de Gilles Sunu doivent une nouvelle fois s'adapter à des conditions climatiques nouvelles.
"La Colombie nous offre tous les visages, ça en fait le charme, confie le sélectionneur Francis Smerecki. On abandonne le souci de l'altitude, on récupère celui de la chaleur. C'est peut-être fatigant pour les organismes, mais ce sont les équipes qui sauront s'adapter qui iront au bout. C'est l'état d'esprit qui compte: si on se plaint tout le temps, on ne gagne pas". Les "petits Bleus" auront pourtant tout connu. Le terrain gorgé d'eau de Bogota. La chaleur relative de Cali. Le climat extrêmement lourd de Cartagena (90% d'humidité), avec des terrains d'entraînement bosselés et des cohortes de moustiques.
Et lundi, le car des Bleus appointé par la Fifa est tombé en panne. L'hôtel des Bleus a dû dépêcher des véhicules pour les récupérer en soirée à leur terrain, au beau milieu des marais, à une trentaine de kilomètres de la ville... Attention à la panne avant le quart. Les Bleus ont toujours atteint ce stade lors de leurs participations au Mondial des moins de 20 ans (1997 et 2001; en 1977, la formule était différente). Et leur objectif est de faire aussi bien, et même mieux. "Si on veut passer chaque étape, il faudra élever notre niveau de jeu", avait averti le milieu Clément Grenier dimanche. Car après la claque infligée par la Colombie (4-1), les Français avaient dominé leur sujet face à la Corée du Sud (3-1) avant de replonger devant le Mali, malgré la victoire (2-0).
Kakuta sur la sellette
Retrouver "de la consistance", martèle Francis Smerecki. Qui insiste sur la finition: "Si on était plus efficaces sur nos premières occasions, ça nous rendrait service". L'entraînement de lundi a donc porté essentiellement sur les centres et les frappes au but. Deux attaquants avaient suivi cette session du bord du terrain: Yanis Tafer (inflammation au pied droit) et Cédric Bakambu (troubles digestifs). Le premier sera indisponible, le second opérationnel. "L'équipe aura un autre visage", annonce Francis Smerecki, sans préciser si le(s) changement(s) porte(nt) sur le seul remplacement de Kalidou Koulibaly (suspendu) par Thomas Fontaine en défense centrale.
Mais Gaël Kakuta est sur la sellette. Auteur de matches en demi-teinte, le meneur de jeu a été sorti dès la mi-temps contre le Mali, au profit de Grenier, beaucoup plus influent et impliqué sur les deux buts français. Ce dernier avait alors "ouvert la bonne porte", comme l'avait relevé le sélectionneur. Pour son homologue équatorien Sixto Vizuete en revanche, "on ne change pas une équipe qui gagne". Le technicien, qui s'est montré assez optimiste, devrait donc reconduire le 4-4-2 d'une "Mini-Tri" vainqueur du Costa Rica (3-0) et que Francis Smerecki décrit comme "un mélange de joueurs de talent, de vitesse et de puissance".
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