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Football - Top 100 : Pour The Guardian, Messi reste le numéro un

Pour The Guardian, Messi reste le numéro un

Le 25/12/2013 à 16:47Mis à jour Le 25/12/2013 à 21:39

De Messi en tête à la 3e place de Zlatan, en passant par l’absence de Pogba, le Top 100 2013 du Guardian regorge de surprises et d’incongruités. Explications.

Un exercice auquel The Guardian est désormais rodé. Comme en 2012,  le quotidien britannique a établi le classement des 100 meilleurs joueurs du monde. Les spécialistes de la rédaction du journal ont participé au vote, ainsi que trois jurys issus directement du monde du foot : l’ex-défenseur italien Alessandro Nesta, l’ancien gardien des Etats-Unis Kasey Keller et l’ancien sélectionneur de l’équipe féminine d’Angleterre Hope Powell. Chaque votant a donné une liste de quarante noms, classés par ordre de préférence, permettant de constituer ensuite ce classement. Il recèle d’enseignements intéressants que nous avons tirés pour vous.

Messi conserve son leadership

Première surprise : Lionel Messi reste le numéro 1. L’Argentin garde sa place de la saison passée, malgré une année 2013 en demi-teinte. La faute aux blessures, certes, mais les chiffres sont là pour le démontrer. Cristiano Ronaldo doit encore se contenter de la deuxième place, à laquelle il est abonné depuis un bon moment lorsqu’il faut décerner les distinctions individuelles. Le Portugais se consolera rapidement si l’ordre a changé le 13 janvier prochain à Zurich pour la cérémonie de remise du Ballon d’Or.

Zlatan s’immisce devant Ribéry

Franck Ribéry sur le podium du Ballon d’Or devant Zlatan Ibrahimovic, le jury du Guardian n’est visiblement pas d’accord. Le quotidien place le Suédois devant l’ailier français du Bayern, pourtant auréolé de tous les titres collectifs possibles et imaginables en 2013 (hormis la Supercoupe d’Allemagne, qu’il n’a pas disputée). Mais les coups d’éclat à répétition finissent par marquer les esprits. Ce classement traduit sans doute cette différence de perception dans les autres pays, où la Ligue 1 et la Bundesliga ne sont pas suivies avec assiduité.

FOOTBALL 2013 Rennes - PSG (Ibrahimovic)

FOOTBALL 2013 Rennes - PSG (Ibrahimovic)

Le Barça garde la mainmise

Personne n’a oublié la piteuse élimination du Barça en demi-finales de la Ligue des champions en mai dernier face au Bayern (0-4, 0-3). Et pourtant, les Blaugrana investissent en force les dix premières places. Messi donc, mais aussi Andrés Iniesta (5e), Neymar (6e) et Xavi (8e) y sont. Seuls Gareth Bale (7e), Luis Suarez (9e) et Sergio Agüero (10e) arrivent à briser cette hégémonie, qui ne s’est pourtant pas traduite sur le terrain. Avec 11 joueurs présents dans les 100, le Barça est le club le mieux représenté. Juste devant le Bayern (10).

Le PSG dans la cour des grands

A ce petit jeu, le club parisien poursuit sa progression dans le classement du Guardian. Il y avait placé quatre joueurs en 2012, ils sont au nombre de sept cette année (Ibrahimovic, Cavani, Thiago Silva, Verratti, Marquinhos, Lucas, Matuidi). A noter qu’Ezequiel Lavezzi et Javier Pastore, présents l’hiver dernier, quittent le top 100. Une curiosité du classement cependant : Alex est régulièrement préféré à Marquinhos en club. Une hiérarchie inversée dans le journal britannique.

Les Espagnols, un sur six

Le classement du Guardian propose une énorme densité de joueurs de la Roja. Seize joueurs du Top 100 en sont issus, d’Iniesta à Isco, en passant par Cesc Fabregas, Xabi Alonso, Sergio Ramos ou encore Santi Cazorla. L’Espagne est, de loin, la nation la mieux lotie, puisque les Allemands ne disposent que de dix représentants. Les Brésiliens sont à une longueur, juste devant les Italiens (8) et les Argentins (7).  De quoi faire de l’Espagne la grande favorite à sa propre succession au Mondial 2014 ? C’est un pas que nous n’oserions pas franchir.

FOOTBALL 2013 Espagne - Fabregas

FOOTBALL 2013 Espagne - Fabregas

Six Français, mais pas de Pogba ni de Valbuena

Derrière ce quintet, la France figure en sixième position, avec six joueurs dans les 100 meilleurs du monde. Ribéry bien sûr, Karim Benzema (55e), Hugo Lloris (64e), Laurent Koscielny (74e), Yohan Cabaye (91e) et Blaise Matuidi (93e). L’absence de Paul Pogba interroge, au vu de ses performances en sélection comme en club. Les Bleus avaient fait mieux l’année passée (7). Mais seuls Ribéry et Benzema étaient déjà cités. Mapou Yanga-Mbiwa, Patrice Evra, Hatem Ben Arfa, Samir Nasri et Mathieu Valbuena sont tous éjectés du classement cette année.

Les Belges en force

Qualifiée pour son premier Mondial depuis 2002, la Belgique a placé autant de représentants que la France dans le classement. Soit six, de Vincent Kompany (41e) à Eden Hazard (100e), sans oublier Thibaut Courtois (47e), Alex Witsel (52e), Jan Vertonghen (57e) et Toby Alderweireld (75e). Cette densité symbolise le renouveau des Diables rouges, qui étaient seulement trois en 2012.

Et les Anglais dans tout ça ?

Wayne Rooney, Frank Lampard et… Et puis c’est tout, comme dirait la marionnette de Philippe Lucas aux Guignols. Les Three Lions sont les grands oubliés du classement, même s’il n’y a pas scandale à ne pas voir d’autres Anglais se frayer un chemin dans le Top 100. Theo Walcott aurait pu y prétendre, comme Jack Wilshere ou Tom Cleverley. Ce sera peut-être pour l’année prochaine. En attendant, ça en dit long sur la profondeur du réservoir pour la sélection.

Frank Lampard, Leighton Baines and Wayne Rooney (Reuters)

Frank Lampard, Leighton Baines and Wayne Rooney (Reuters)Reuters

Mais la Premier League reste au top

Considérée comme la cause de tout ou partie des maux de l’équipe nationale, en raison de son incapacité à faire émerger des talents anglais, la Premier League confirme qu’elle possède en son sein une bonne flopée des stars de ce jeu. Ils sont 31 des 100 meilleurs du monde à évoluer en Angleterre. Le meilleur total, loin devant la Liga (24), la Bundesliga (17) et la Serie A (16). Force émergente dans ce paysage hyper concurrentiel, la Ligue 1 en compte huit. Ce qui ne laisse que des miettes aux autres championnats (4).

Quatre joueurs de L1 dans les 20 et après…

Derrière les grandes stars de notre championnat (Ibra, Cavani, Falcao, Thiago Silva), toutes positionnées dans le top 20, la Ligue 1 manque de densité. Le cinquième représentant évoluant en France se nomme Marco Verratti, figurant en 76e position. Preuve que la L1 est cannibalisée par ses tout meilleurs éléments, quitte à éclipser les personnalités moins médiatiques.

Monaco, mauvais VRP

Un seul joueur dans le top 100 : le chiffre est faible pour une ASM ayant investi massivement sur le marché des transferts pour se renforcer ces derniers temps. Mais après Falcao, c’est le grand vide. James Rodriguez et Joao Moutinho étaient pourtant bien présents dans le classement fin 2012. L’exposition sur le Rocher et l’absence de Ligue des champions ont certainement fait capoter leur candidature.

AS Monaco's James Rodriguez (C) is congratulated by teammates Joao Moutinho (L) and Mounir Obbadi

AS Monaco's James Rodriguez (C) is congratulated by teammates Joao Moutinho (L) and Mounir Obbadi Reuters

Mata, le meilleur joueur de Chelsea…

Avec l’arrivée de José Mourinho, Juan Mata a vu son statut changer à Chelsea. Devenu un joueur de complément dans l’effectif des Blues, l’Espagnol reste pourtant le meilleur élément du groupe, selon le jury du Guardian. Il est 30e et devance Oscar (36e), remplaçant lundi contre Arsenal, et David Luiz (50e), qui cire aussi très régulièrement le banc. Samuel Eto’o (83e), Frank Lampard (88e) et Eden Hazard (100e) sont bien plus loin. Dans le même ton, Santi Cazorla est cité, contrairement à Mikel Arteta, Jack Wilshere ou autres Theo Walcott, qui jouent bien plus souvent depuis le début de la saison avec Arsenal.

L’intrus : Dario Conca

Un seul joueur du top 100 n’évolue pas dans un championnat européen. Il s’agit de Dario Conca. L’Argentin du Guangzhou Evergrande, récent quatrième du Mondial des clubs, est l’une des énormes surprises de la liste. Classé 78e, il éclipse bon nombre de milieux de son pays. Selon ce classement, il pourrait postuler à l’Albiceleste. Il est pourtant loin d’être évident de le retrouver au Brésil dans six mois.

Dario Conca Guangzhou Evergrande

Dario Conca Guangzhou EvergrandePanoramic

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