Immobile, Rodriguez, Aboukakar, Aduriz, Ramos... ces intrus des classements des buteurs

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On ne les attendait pas forcément. Pourtant, Immobile, Rodriguez, Aboukakar, Aduriz et Ramos se sont invités cette saison à la table des meilleurs buteurs.

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Ciro Immobile, le mal nommé

. Sa saison : Oubliez Carlos Tevez, Luca Toni ou Gonzalo Higuain. Le meilleur buteur de Serie A, c'est Ciro immobile avec ses 19 réalisations, dont un triplé en mars face à Livourne (3-1). Le tout sans tirer les penalties. L'Italien n'est pas un complet inconnu pour celui qui suit le monde du ballon rond. Mais, à 24 ans, il explose enfin. Une confirmation qui a tardé à venir depuis son premier coup d'éclat lorsqu'il a terminé meilleur buteur de Serie B en 2012 avec Pescara (28 buts) aux côtés de Verratti ou Insigne. Ensuite, il s'est perdu au Genoa (5 buts en 33 matches). Cette saison, le Torino ne regrette sûrement pas d'avoir racheté pour 2.75 millions d'euros les droits de copropriété du joueur qu'il partage désormais avec la Juventus. Grâce au duo qu'il forme avec Alessio Cerci (13 buts), l'autre club de Turin pointe à la septième place.
. Son style de jeu : Il ne faut pas se fier à son nom de famille. Immobile est un joueur rapide et opportuniste. C'est aussi un joueur complet capable de marquer du pied droit (12 buts), du gauche (4) ou de la tête (3). Plus que sa technique et son physique (1.85m), il se distingue par "sa faim de buts", comme le souligne Paolo Rossi. Ça tombe bien, on compare souvent Immobile à la légende italienne. Cette saison, le joueur du "Toro" a surtout ajouté l'efficacité et la constance.
. Son avenir : La Juventus possède toujours la copropriété de ses droits. La Vieille Dame va donc devoir faire un choix. Mais elle pourrait bien décider de le récupérer au voisin rival alors que Dortmund, notamment, le convoite aussi. Dans ce cas, Immobile devra prouver qu'il peut briller au niveau supérieur. La saison de l'international italien (1 sélection) pourrait aussi retenir l'attention de Cesare Prandelli qui n'exclut pas de l'emmener au Brésil malgré la concurrence de Balotelli, El Shaarawy, Osvaldo, Rossi ou Borini. "Il me met en difficulté", avoue le sélectionneur de la Squadra Azzura.

Jay Rodriguez, l'élan brisé

. Sa saison : Au milieu des stars de la Premier League, le nom de Jay Rodriguez détonne. Derrière Suarez (29), Sturridge (20) et Touré (18), l'attaquant de Southampton fait aussi bien que Rooney et Agüero avec ses 15 buts. Il fait même mieux que Giroud (14), Hazard (14) ou van Persie (11). Une réussite qui lui a valu d'être appelé pour la première fois en équipe d'Angleterre par Roy Hodgson, en novembre 2013 face au Chili. Avant de se révéler, le joueur formé à Burnley a pourtant beaucoup bourlingué, faisant quelques passages en Championship. Mais, malgré l'arrivée d'Osvaldo l'été dernier (parti depuis à la Juventus), il a su s'imposer. Cette saison, parmi ses faits d'armes, il a inscrit le but le plus rapide en Angleterre en frappant après 15 secondes face à Chelsea (1-3). Malheureusement, son compteur restera bloqué à 15 unités. Sorti sur civière le 5 avril face à Manchester City, après un mois de mars où il avait inscrit cinq buts en quatre matches, .
. Son style de jeu : Peut-être est-ce en raison de son nom hispanique (ses parents sont d'origine espagnole, ndlr) mais le jeu de Jay Rodriguez correspond parfaitement au style rapide mis en place chez les Saints par Mauricio Pochettino. Souvent utilisé au poste milieu offensif gauche, il peut toutefois utiliser sa vitesse et sa capacité d'accélération sur tout le front de l'attaque. Polyvalent, l'Anglais est aussi un joueur très adroit balle au pied qui n'hésite pas à tirer (beaucoup) au but (3.06 fois par match).
. Son avenir : Sa blessure a aussi mis fin à ses rêves de Mondial. Après le probable forfait de Theo Walcott, Rodriguez avait une vraie chance d'être du voyage avec les Three Lions. Un coup dur qui n'aurait toutefois pas refroidi l'intérêt d'Arsenal. Selon le Daily Star, les Gunners suivent de près sa rééducation et pourraient passer à l'action avec Tottenham ou Liverpool.

Vincent Aboubakar, le réveil du Lion

. Sa saison : D'un naturel discret, le Lorientais l'est beaucoup moins sur les terrains. Cette saison, malgré quelques blessures, il a déjà inscrit 14 buts en 32 matches de Ligue 1. Troisième meilleur buteur du championnat, à égalité avec Alexandre Lacazette (Lyon) et André-Pierre Gignac (OM), il est loin d’Ibrahimovic (25) mais fait mieux que Salomon Kalou, Bafé Gomis ou Wissam Ben Yedder (12). Un pas de géant après un échec à Valenciennes malgré une première saison prometteuse (6 buts en 25 matches en 2011/2012). La saison dernière, le Camerounais n'avait inscrit que deux buts en 28 matches (dont 13 comme titulaire). Un doublé contre… Lorient lors de la 9e journée. En allant le récupérer dans le Nord, où son contrat n'a pas été prolongé, les Merlus ont eu le nez creux.
. Son style de jeu : Aboubakar est un attaquant tout en générosité et en puissance du haut de son mètre 84, qui lui a notamment permis d'inscrire trois buts de la tête. Malgré son gabarit, c'est aussi un joueur technique avec une belle vision de jeu. A son actif, également six passes décisives. Il est ainsi impliqué dans 50% des buts de Lorient, soit 20 sur 40. Le ratio le plus élevé en L1 cette saison.
. Son avenir : A 22 ans, Aboubakar peut viser haut. Son style a déjà séduit l'Angleterre. Mais il pourrait d'abord poursuivre sa progression à l'OM où son nom figure en tête de liste pour la saison prochaine. Avant cela, il tentera de briller lors de la prochaine Coupe du monde avec le Cameroun où il devra gagner sa place de titulaire.

Aritz Aduriz, le vieux fusil

. Sa saison : En Espagne, il n'y a pas que Cristiano Ronaldo, Diego Costa ou Lionel Messi. Sous les couleurs de l'Athletic Bilbao, Aritz Aduriz a atteint la barre des 15 buts cette saison (dont neuf lors de ses sept derniers matches). Devant Gareth Bale (14), Pedro (14) ou David Villa (13). En Liga, il n'est pourtant pas un total inconnu. Il marque régulièrement une dizaine de buts par saison, notamment durant ses deux années à Valence où il a signé 17 réalisations, souvent dans un rôle de joker de luxe. De retour en 2012 dans son club formateur, pour seulement 2.5 millions d'euros, il a déjà fait mieux en 28 matches que lors de l'exercice précédent (14 buts). Le départ de Fernando Llorente à la Juventus l'a libéré sur le tard, à 33 ans. Et il a répondu présent, propulsant même le club basque au pied du podium de la Liga (4e).
. Son style de jeu : La grande force d'Aduriz est son jeu de tête. Cette saison, il a marqué sept de ses buts dans cet exercice, souvent sur coups de pied arrêtés. Soit près de la moitié. Mais le natif de San Sebastian n'est pas qu'un buteur. Il a aussi délivré huit passes décisives en championnat. Il doit juste apprendre à maîtriser ses nerfs. Impulsif, il est habitué aux cartons rouges (déjà deux cette saison).
. Son avenir : A 33 ans, la carrière d'Aduriz est derrière lui. Elle pourrait toutefois connaître un dernier rebondissement cet été. En Espagne, certains le voient disputer la prochaine Coupe du monde avec l'Espagne. S'il ne compte qu'une sélection, le manque d'efficacité des Torres, Negedo ou Villa en font au moins un candidat pour intégrer la Roja aux yeux de Vicente Del Bosque.

Adrian Ramos, le futur de Dortmund

. Sa saison : Avec Josip Drmic (Nuremberg), il est l'autre révélation de la saison en Bundesliga. Avant de lutter avec Lewandowski (Dortmund) et Mandzukic (Bayern) pour le titre de meilleur buteur, avec 16 réalisations en 29 matches, Adrian Ramos a pourtant mis du temps avant de percer. A 28 ans, sa cinquième saison au Hertha Berlin, avec qui il a fait le yoyo entre la première et la deuxième division, est de loin la plus accomplie. Un retard que le Colombien met sur le compte d'un temps d'adaptation après son arrivée de l'America de Cali en 2009. Il doit aussi sa réussite à son repositionnement au poste d'attaquant de pointe après avoir longtemps été utilisé comme ailier. Élu dans l'équipe-type de la première partie de saison en Bundesliga, Ramos en récolte aujourd'hui les fruits.
. Son style de jeu : Longiligne, vif, rapide et à l'aise dans les airs, l'attaquant colombien a déjà signé 16 buts et 7 passes décisives cette saison en Bundesliga. Preuve qu'il a le profil de l'attaquant moderne. Il est aussi  l'attaquant ayant remporté le plus de duels (notamment de la tête) en Allemagne et dans les cinq grands championnats européens devant Stefan Kiessling, Peter Crouch ou Robert Lewandowki.
. Son avenir : La saison prochaine, Adrian Ramos aura la lourde tâche de faire oublier Robert Lewandowski à Dortmund. . En attendant, il espère que José Perkerman couchera son nom sur sa liste de la Colombie pour le Mondial. La blessure de Falcao est peut-être sa chance. S'il n'a jamais convaincu avec les Cafeteros (2 buts en 23 sélections), il a été rappelé en février dernier pour affronter la Tunisie.
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