Au croisement des années 1990 et 2000, de nombreux clubs rament pour trouver des défenseurs latéraux. A droite comme à gauche, le poste n'attire pas les foules et les défenses sont trop souvent exposées sur leurs ailes. Mais nombreux sont ceux qui trouvent le subterfuge, la solution était sous leur nez : "Les clubs ont fait descendre des milieux offensifs et des ailiers", se souvient Damien Comolli, ancien directeur sportif de Liverpool, Tottenham ou Saint-Etienne. "C'est ainsi que Clichy ou Evra ont reculé. A la base, ils étaient d'excellents ailiers et le poste de latéral demande un gros volume de jeu. C'est comme cela que le poste de défenseur latéral s'est musclé."
Aujourd'hui, c'est un autre poste qui cristallise les inquiétudes. Celui de défenseur central. Et si la solution était la même ? Bien sûr, ce ne sont plus les ailiers qui viendraient renforcer l'arrière-garde mais les milieux défensifs. L'idée n'est pas nouvelle. Demandez donc à Laurent Blanc. Meneur de jeu, milieu défensif avant de devenir une référence au poste de libéro. "C'est une tendance", note Patrick Rampillon, directeur du centre de formation de Rennes. "On aime quand les défenseurs repartent balle au pied et faire descendre un milieu est une vraie option. Aujourd'hui, peu d'équipes balancent. Il n'y a qu'à voir les défenseurs à la Coupe du monde. La plupart n’était pas des armoires à glace mais avait une excellente relance."

Mascherano et Perrin, des exemples à suivre

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L'an dernier, le Bayer Leverkusen concède le nul à domicile face à Dortmund (0-0). Son coach, Robin Dutt constate l'évolution du poste de défenseur central : "Mats Hummels n'a pas joué défenseur central mais meneur de jeu." C'est la raison pour laquelle le Barça a reculé avec bonheur Javier Mascherano : assurer la première relance, sentir le jeu et le lancer de l'arrière. "Le défenseur central est devenu le déclencheur du jeu", note Gérard Bonneau, responsable du recrutement chez les jeunes à Lyon. "A l'OL, c'est en tout cas notre souhait. On cherche d'abord à former des 6 et s'il a une vraie qualité athlétique, on le recule."
Ce n'est sans doute pas un hasard si les joueurs de L1 ont élu l'an dernier, aux côtés de Thiago Silva, Loïc Perrin dans l'équipe type de la saison. Le Stéphanois est un milieu de terrain de formation. Son repositionnement dans l'axe en 2011 est une réussite totale. Il est le Stéphanois le plus régulier depuis trois ans et Deschamps lui a même ouvert la liste des réservistes pour le Mondial brésilien. "S'il avait trois ans de moins, il serait aujourd'hui dans l'un des plus grands clubs européens", note Damien Comolli, son ancien directeur sportif à l'ASSE. Perrin et Macherano sont des exemples de reconversion réussie. Tout comme Nicolas N'Koulou, Vincent Kompany, Calum Chambers, Marquinhos, formés au milieu, Maxime Gonalons, Jérémy Toulalan, Grégory Sertic qui ont rendu service avec bonheur en défense, ou Mathieu Bodmer et Romaric. Pas de doute, l'avenir du poste se joue sans doute au milieu de terrain.

Loïc Perrin, atout majeur de l'AS Saint-Etienne cette saison.

Crédit: AFP

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