"Je suis tout à fait confiant" : Vers un non lieu pour Infantino ?

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FIFA - Alors que le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait l'objet d'une procédure pénale, sur fond de soupçons de collusion depuis la fin juillet, son avocat a estimé mercredi dans un entretien à l'AFP que cette affaire allait se conclure par un "non-lieu".

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Depuis fin juillet, Gianni Infantino fait l'objet d'une procédure pénale, sur fond de soupçons de collusion. Trois motifs ont été retenus par le procureur fédéral extraordinaire suisse : "abus d'autorité", "violation du secret de fonction" et "entrave à l'action pénale". Mais selon l'avocat du président de la FIFA, "il y aura un non-lieu". "Je suis tout à fait confiant", a estimé mercredi Jean-Pierre Méan.
Dans cette affaire, le procureur fédéral extraordinaire estime qu'il y a des "éléments constitutifs d'un comportement répréhensible en rapport avec la rencontre entre le procureur général Michael Lauber" et le président de la FIFA. "Il n'y a rien de mal à rencontrer un procureur, même de façon informelle, c'est tout à fait habituel et absolument pas criminel", a estimé dans un entretien à l'AFP Me Méan, avocat à Lausanne, spécialiste de la lutte anticorruption et mandaté depuis mai par la FIFA. Le patron du football mondial élu en 2016 "n'a pas été convoqué. On espère qu'il (le) soit le plus vite possible", a-t-il ajouté.
La procédure contre Gianni Infantino "ne mentionne qu'une plainte anonyme. On ne l'a toujours pas vue... On aura accès au dossier quand Gianni Infantino sera entendu", a encore expliqué l'avocat, ancien président en Suisse de l'ONG Transparency. Si la procédure pénale pourrait s'accélérer, avec une convocation probable d'Infantino par le procureur Stefan Keller, la justice interne de la FIFA est elle sous pression.
En septembre 2015, la commission d'éthique avait ouvert une enquête visant Sepp Blatter, alors président, et Michel Platini, pour un paiement suspect du premier au second, quelques jours seulement après l'ouverture d'une procédure pénale visant le Valaisan. Les deux hommes avaient ensuite été suspendus provisoirement 90 jours, avant une suspension définitive de plusieurs années.
Pour l'avocat, qui vient de réaliser une évaluation de la gouvernance de la FIFA, "la commission d'éthique me semble plus indépendante, avant ils étaient élus par le Conseil, ils le sont maintenant par le Congrès, c'est donc un grand progrès". "Ce sont des gens qui de par leur personnalité certainement ne vont pas se laisser pousser dans une direction ou une autre", a-t-il ajouté.
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