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Justice | FIFA | UEFA | La Cour de justice européenne donne raison à la Super Ligue
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Publié 21/12/2023 à 10:05 GMT+1
La Cour de justice européenne a officiellement tranché ce jeudi dans le conflit autour de l'éphémère projet de Super Ligue, qui oppose certains clubs, dont le Real Madrid et le Barça, à l'UEFA et la FIFA. Et la décision va à l'encontre des deux instances du football mondial, qui "ont abusé de leur position dominante" dans cette affaire.
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C'est une décision historique. Mais surtout un sacré revers pour l'UEFA et la FIFA face à la Super Ligue. Appelée à trancher ce jeudi dans le conflit autour du projet de Super Ligue, la Cour de justice européenne a tranché en faveur de cette dernière. Dans le rendu de sa décision, elle évoque notamment "un abus de position dominante de la part de l'UEFA et la FIFA".
"Les règles de la Fifa et de l'UEFA sur l'autorisation préalable des compétitions de football interclubs, telle que la Super Ligue, violent le droit de l'Union", a indiqué dans un communiqué la juridiction établie à Luxembourg. La Cour, qui se prononce sur les règles de la Fifa et de l'UEFA en vigueur en 2021, au moment du lancement de cette procédure, estime que les pouvoirs de ces deux organisations "ne sont encadrés par aucun critère assurant leur caractère transparent (...) et non discriminatoire".
Elle précise cependant que le projet de Super Ligue, mené par plusieurs clubs parmi les plus riches, "ne doit pas pour autant être nécessairement autorisé". La CJUE souligne qu'elle se prononce de façon générale et pas sur ce projet spécifique.
L'aventure dissidente avait capoté en moins de 48 heures
La menace d'une sécession partielle des clubs les plus puissants, qui rêvent du modèle très lucratif des ligues fermées nord-américaines tout en voulant rester dans les championnats nationaux, plane sur le football européen depuis plus de vingt ans.
En avril 2021, douze grands clubs avaient annoncé leur propre compétition privée, à l'énorme potentiel commercial, par une offensive lancée à minuit juste avant une vaste réforme de la Ligue des champions, frontalement concurrencée.
Attaquées par surprise, UEFA et Fifa avaient menacé de sanctions. La communication désastreuse des mutins puis la forte opposition des supporters, en particulier en Angleterre, avaient incité plusieurs pays à envisager des mesures législatives, poussant neuf des clubs rebelles à jeter l'éponge. L'aventure dissidente avait capoté en moins de 48 heures. Deux ans plus tard, seuls les clubs espagnols du Real Madrid et du FC Barcelone n'ont pas désarmé.
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