Jutice - Riolo relaxé, ses propos n'étaient pas "diffamatoires" contre Deschamps

Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Daniel Riolo estimant que ses propos à l'encontre de Didier Deschamps n’étaient pas "diffamatoires". Au début de l’année 2023, le journaliste de RMC avait qualifié le sélectionneur des Bleus de "menteur" à l'antenne au sujet de la blessure de Karim Benzema, forfait de dernière minute pour le Mondial 2022.

Daniel Riolo, en novembre 2025.

Crédit: Getty Images

Le journaliste Daniel Riolo a été relaxé dans une affaire de justice contre le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps, vendredi devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les propos que "DD" reprochait à l'animateur de RMC, "s'ils sont péjoratifs et ont pu de ce fait légitimement heurter la partie civile, ne peuvent être considérés comme diffamatoires", selon le jugement.
Ce même jugement reconnaît cependant que "ces propos exprimés sous forme d'anathème et en des termes blessants" traduisent "une volonté de jeter le discrédit", "un jugement de valeur" et "un procès d'intention". Le sélectionneur des Bleus est condamné à payer 254 euros de frais de procédures.
Ni les avocats de Riolo ni ceux de Deschamps n'ont commenté le jugement à la sortie de l'audience. Ni le chroniqueur ni l'entraîneur n'était présent. La défense du sélectionneur n'avait par ailleurs décidé vendredi en début d'après-midi s'il souhaitait faire appel. Le sélectionneur poursuivait le journaliste pour "diffamation" et "atteinte à l'honneur". L'animateur de la radio RMC l'avait qualifié à l'antenne de "menteur" au sujet de la blessure de Karim Benzema, forfait de dernière minute pour le Mondial 2022.

Deschamps devrait faire appel

Entre janvier et mars 2023, dans le cadre de l'émission "L'After Foot", Riolo avait accusé Deschamps d'avoir "dissimulé la vérité sur le départ de Karim Benzema" lors du Mondial 2022, auquel l'attaquant n'avait donc finalement pas pris part en raison d'une blessure. Dans d'autres propos incriminés, Daniel Riolo avait reproché au sélectionneur des Bleus d'apparaître "dans toutes les affaires louches du football français", citant notamment l'affaire de corruption VA-OM, ou encore des affaires de dopage à la Juventus Turin, où il a évolué comme joueur.
picture

"Paris a beaucoup moins de certitudes que l'an passé"

Video credit: Eurosport

Sur ces sujets, "le propos n'impute pas à Didier Deschamps de faits suffisamment précis", estime le jugement. A la barre le 20 novembre, le chroniqueur de RMC s'était défendu en évoquant "un propos général". "Je n'ai pas accusé Didier Deschamps de faire partie de l'affaire de corruption VA-OM ou de s'être dopé à la Juve", a-t-il argué.
Riolo a plus largement fait valoir qu'il s'agissait d'une "émission d'opinion" au cours de laquelle est passé quotidiennement au crible le monde du ballon rond auprès d'une audience de 13,9 millions d'auditeurs (direct et podcast), selon Médiamétrie. "Il est impossible pour moi de laisser passer ces propos qui portent atteinte à mon honnêteté, à mon honneur", avait déclaré Deschamps devant les juges. Le sélectionneur des Bleus devrait faire appel.
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité