La Liga - Le Real Madrid et Xabi Alonso ramenés sur terre par l'Atlético Madrid : "Nous sommes encore en phase de construction"
Par Tanguy Mantovani
Mis à jour 27/09/2025 à 20:26 GMT+2
Le rouleau compresseur s'est stoppé net. Intarissable depuis le début de la saison, le Real Madrid s'est pris les pieds dans le tapis avec la manière face à l'Atlético Madrid ce samedi après-midi (5-2). Les Merengue ont coulé collectivement et n'ont presque rien à sauver hormis un Kylian Mbappé toujours aussi hors-norme. Et Xabi Alonso, impeccable jusqu'ici, a pris une leçon de coaching.
"Et dire que certains l'ont enterré" : Mbappé, plus fort que jamais ?
Video credit: Eurosport
Xabi Alonso a beau avoir bouleversé bien des choses à Madrid depuis son arrivée, son Real a hérité d'une mauvaise habitude de celui de Carlo Ancelotti : galérer contre son voisin. L'Atlético Madrid, spécialement dans son stade le Métropolitano, était déjà un épouvantail pour les Merengue sous le coach italien. Des défaites en pagaille, quelques victoires et surtout beaucoup de buts encaissés. Pour son premier gros test depuis son arrivée à la tête de la Maison Blanche, Xabi Alonso n'a pas réussi à faire mieux que son prédécesseur.
Il a même fait pire. Humilié par une manita (5-2) et avec une leçon de coaching donnée par Diego Simeone en prime. "Nous n'avons pas bien joué ni collectivement ni dans la pression, nous n'avons pas été au niveau où nous devions être", a-t-il regretté après la rencontre. C'est presque un euphémisme. Le Real Madrid a complètement sombré en deuxième période, après un premier acte qui s'était pourtant conclu sur un score nul (2-2).
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Jude Bellingham après la défaite du Real Madrid face à l'Atlético Madrid en Liga, le 27 septembre 2025
Crédit: Getty Images
Et les choix de Xabi Alonso n'y sont pas pour rien. Un Jude Bellingham de retour de blessure a été préféré au jeune Franco Mastantuono, qui semblait pourtant lancé après son premier but en Liga la semaine passée. Et le retour de Vinicius Jr dans le onze de départ pour un rendez-vous important n'a absolument pas payé. Le Brésilien a réussi une passe décisive mais a beaucoup trop raté, alors que son coéquipier anglais manquait lui clairement de rythme. "Jude est un élément clé et il s'entraînait bien" a tenté de justifier Xabi Alonso en conférence de presse, un aveu d'échec assumé.
Quinze ans après la manita de Mourinho
Résultat : le Real Madrid du début de saison, inarrêtable ou presque et qui n'avait que gagné jusqu'ici, était à peine reconnaissable. Il n'en restait qu'un Kylian Mbappé toujours sur orbite, auteur de l'égalisation sur sa seule frappe du match et un Arda Güler en forme mais sorti certainement trop tôt par son coach. "Nous sommes encore en phase de construction, c'est la première défaite aujourd'hui et nous devons tirer des conclusions de ce qui s'est passé, mais il n'y a pas d'excuses, a assumé Xabi Alonso. C'est dur, ça fait mal parce que c'est un derby mais c'est une défaite méritée."
En face, Diego Simeone a parfaitement déployé son piège. Son Atlético a profité de chaque ballon de contre et lui a su patienter au moment de faire ses changements. Un pari payant puisque l'Atlético menait 4-2 quand il a demandé son premier remplacement. Passés d'implacables à impuissants, les joueurs du Real Madrid en ont même eu du mal à gérer leur frustration. Une frappe volontairement dirigée vers le public de l'entrant Franco Manstantuono est venue tout mettre en lumière, mais Xabi Alonso ne veut pas perdre son calme pour autant.
"Peut-être que c'est un mal pour un bien pour l'avenir, mais nous n'avons pas bien abordé les duels, mal géré les ballons en profondeur, nous avons trop perdu de ballons... Nous ne sommes pas contents de la façon dont nous avons joué aujourd'hui, mais le plus important désormais c'est la manière dont nous allons réagir", a-t-il poursuivi. En conférence de presse, on lui a fait la fleur de lui rappeler que ce genre de défaite, pour un tout jeune coach du Real Madrid, n'était pas rédhibitoire. Il y a maintenant quinze ans, José Mourinho avait lui aussi subi une manita pour son tout premier Clasico avec la Maison Blanche. Ça ne l'avait pas empêché de remporter la Coupe du Roi la même année, et la Liga l'année suivante. "Voilà ce que nous devons faire" a répondu Xabi Alonso. Leçon apprise.
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Atlético de Madrid
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Real Madrid
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