Eurosport
Football - Portugal - Décimé par le Covid, Belenenses se présente à 9 contre Benfica avant de déclarer forfait
Par
Publié 27/11/2021 à 22:44 GMT+1
LIGA PORTUGAL - Opposé à Benfica pour la 12e journée du championnat, le club de Belenenses a dû jouer malgré une équipe décimée par 17 cas de Covid. Le club portugais n’a pu aligner que neuf joueurs sur la pelouse, dont deux gardiens. Son président n’a pas demandé à reporter la rencontre. Une situation surréaliste avant que le match ne soit arrêté par forfait en seconde période.
0-7 à 9 contre 11, puis fin du sketch : le résumé de Belenenses - Benfica
Video credit: Eurosport
Un match perdu d’avance. Ce samedi soir, la formation de Belenenses a accueilli Benfica pour le compte de la 12e journée du championnat du Portugal. Décimée par le Covid avec 17 cas recensés en plus de son entraîneur et du staff technique, la formation n’avait que neuf joueurs aptes au moment du coup d’envoi : deux gardiens et sept joueurs de champ, dont la majorité provenant de son équipe des U23.
"C'était une honte de jouer ici ce soir", s'est emporté Rui Pedro Soares, président du Belenenses, après avoir rendu hommage à la dignité des "joueurs qui ont été contraints de jouer" samedi soir, lors d'une conférence de presse. Au stade Nacional de Lisbonne, l'équipe du quartier de Belem s'est retrouvée dans une situation ubuesque à l'heure de recevoir l'un des trois géants de la Liga portugaise.
La Ligue a obligé Belenenses à jouer
Après avoir communiqué à la Ligue de football "que nous ne souhaitions pas jouer cette rencontre, on nous a répondu qu'on avait huit joueurs aptes à jouer" et que le fait de "ne pas comparaître pourrait être considéré comme une absence injustifiée", a expliqué le président du club.
"C'est une page noire pour le football portugais", a estimé pour sa part Rui Costa, le président du Benfica, ajoutant que le Benfica, "tout comme le Belenenses a été obligé de jouer" pour respecter le règlement.
Un simulacre de match
Cette ambiance improbable s’est ressentie sur la pelouse. Avant même que l’arbitre ne siffle la mi-temps, Benfica avait déjà planté sept buts au 16e du championnat du Portugal dont un dès la première minute de jeu. L’international portugais et attaquant de Manchester City, Bernardo Silva, a d’ailleurs fait part de son ressenti sur son compte Twitter : “Qu’est-ce qu’il se passe ? Suis-je le seul à ne pas comprendre pourquoi le match n’a-t-il pas été reporté ?”.
L'un des joueurs absents pour cause de contamination au Covid, le milieu Alfonso Sousa, a également donné son avis sur ce qui était en train de se passer via ses réseaux sociaux : "Le football n'a de couleur que s'il y a de la concurrence. Le football n'a de couleur que s'il y a une vérité sportive. Le football n'a de couleur que lorsqu'il est un exemple de santé publique. Aujourd'hui, le football a perdu sa couleur".
Un scénario lunaire jusqu'au bout
Après la pause, alors que les joueurs de Belenenses, humiliés, ont logiquement tardé à revenir sur la pelouse, le match a tout de même repris, devant les yeux embués du président du petit club lisboète. Mais deux des neuf protagonistes ont refusé de reprendre cette mascarade de football. C'est donc à 11 contre 7 que la rencontre a continué. Mais pas pour longtemps.
Un joueur de Belenenses, João Monteiro, tombé au sol peu après l'engagement, a demandé à sortir sur blessure. Sans remplaçant, le match s'est donc arrêté avec un résultat on ne peut plus logique : une défaite par forfait pour le club portugais. La question qu'il reste à se demander est pourquoi a-t-il commencé ?
Sur le même sujet
Publicité
Publicité