Fabregas se défend

Coupable d'une simulation qui a coûté cher à Séville (2-3), Fabregas est resté campé sur ses positions. Côté sévillan, la pilule passe mal.

Eurosport

Crédit: Eurosport

La simulation grossière de Fabregas qui provoque l'expulsion de Medel, le tacle en retard de Busquets qui méritait peut-être un peu plus que le jaune et la main de Thiago Alcantara qui précède l'égalisation catalane : le FC Barcelone s'en est bien sorti ce samedi sur la pelouse du FC Séville (2-3) profitant de quelques approximations arbitrales. Dans l'oeil du cyclone, Cesc Fabregas. Auteur d'un doublé, l'international espagnol a aussi simulé un coup de tête de Medel. L'arbitre n'y a vu que du feu et, une fois Séville à 10, le Barça a refait son retard avant de porter l'estocade par Villa dans les arrêts de jeu.
Mais Fabregas n'a pas bronché devant les micros.  "Quoi, l'expulsion? Je te fais ce qu'il m'a fait et tu me dis, ok? Il met son crâne sur mon front. C'est rouge", s'est-il passablement énervé avant de rappeler que l'arbitre avait oublié de siffler un penalty en faveur du Barça. Son coach est allé dans son sens : "Si un joueur donne un coup de tête, il est le plus souvent expulsé. L'arbitre applique les règles." Même si Tito Vilanova a avoué que les décisions de Matheu Lahoz, l'arbitre de la rencontre, l'ont quelque peu surpris : "Avec Mateu Lahoz, le jeu change, pas le résultat. On ne sait plus si c’est faute ou non. Cela ne nous a pas favorisé, mais c’est sa manière d’arbitrer. Il me déconcerte."
"L’injustice a pris le dessus sur le terrain de jeu"
Pour les Barcelonais, ce fait de jeu n'est pas déterminant car les Blaugrana, même s'ils ont été menés de deux buts, "ont dominé toute la rencontre", selon Fabregas. "Nous avons eu beaucoup d’occasions de marquer et le résultat final est juste. Nous avons démontré beaucoup de caractère." "Je ne pense pas qu'un match nul aurait été équitable. Nous avons eu plus d'opportunités, assez pour gagner le match", a renchéri Tito Vilanova.
Michel, coach du FC Séville, expulsé à la 90e minute pour avoir contesté l'égalisation du Barça, s'est montré fataliste en conférence de presse : "J'ai vu des images de l'expulsion à la télévision... Certaines choses n'ont même pas besoin d'être vues. Avant mon expulsion, j'ai simplement dit qu'il y avait une main, je n'ai pas insulté l'arbitre." Son président s'est montré largement plus remonté.
Jose Maria Del Nido n'a absolument pas digéré le revers concédé dans les denriers instants : "Je suis dans le football depuis plusieurs années. Je n’ai jamais parlé des arbitres et je n’en parlerai pas. Mais je veux dire une chose : les fautes sont des fautes et les mains sont des mains", a-t-il lâché. "Tous les arbitres doivent avoir les mêmes bases. Je le dis haut et fort pour que le corps arbitral en tienne compte. Tous nos supporters ont quitté le stade avec la sensation que l’injustice a pris le dessus sur le terrain de jeu."
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