"Un club en devenir"

Pujol : "Un club en devenir"
Par Eurosport

Le 12/07/2007 à 17:30Mis à jour

Au sortir d'une saison accomplie avec Sedan, Grégory Pujol a rejoint Valenciennes, un "club en devenir et ambitieux." Au VAFC, l'ancien Nantais espère prendre du plaisir comme l'an passé et, aux côtés de Steve Savidan, poursuivre sa progression. Son objec

GREGORY PUJOL, vous arrivez à Valenciennes cette saison. Après deux grosses semaines d'entraînement, commencez-vous à trouver vos marques ?

G.P. : Oui. On n'a fait qu'un match amical mais je commence à trouver mes marques. On a encore une bonne partie du mois de juillet pour perfectionner tout cela. Mais tout se passe bien, on a fait une bonne semaine de préparation. Ça laisse présager de belles choses.

La saison dernière, vous évoluiez à Sedan, qui a été relégué en Ligue 2. Qu'est-ce qui vous a séduit dans la proposition valenciennoise ?

G.P. : Le challenge. Jouer le maintien n'est jamais facile mais je pense que le club peut faire quelque chose. Après, Valenciennes est un club en devenir, ambitieux et en reconstruction. J'ai pu voir durant ces deux semaines que c'était un club plutôt familial où les joueurs, le staff et l'administration s'entendent très bien. Enfin, les gens sont fans de football. Il règne une ferveur particulière. J'aime bien cela.

Par certains aspects, on a l'impression que Valenciennes ressemble à Sedan. Au niveau du jeu notamment où la générosité est de mise...

G.P. : Oui, il y a certaines similitudes. L'ambiance du club, les supporters... Ce sont deux villes qui aiment le foot, à un échelon supérieur pour Valenciennes car c'est un peu plus grand. Au niveau du jeu, on avait tendance à pousser un peu plus vers l'avant avec Sedan. A Valenciennes, c'est un peu plus équilibré. Il y a un peu plus de concentration défensive et c'est ce qui leur a permis de gagner des points la saison dernière.

Vous n'arrivez pas tout seul de Sedan puisque David Ducourtioux jouera encore avec vous cette saison...

G.P. : C'est un avantage pour s'intégrer. De plus, on s'entendait déjà bien à Sedan. Mais je connaissais déjà quelques joueurs à Valenciennes. Ajoutez à cela que la mentalité est très sympa, il n'y a donc aucun problème pour s'intégrer. Tout le monde s'accepte.

Malgré la relégation, vous avez réalisé une très bonne saison sur le plan personnel. Vous avez inscrit 10 buts et peut-être réussi la saison la plus accomplie de votre carrière ?

G.P. : C'est la plus accomplie car c'est celle où j'ai le plus joué. Celle où j'ai le plus marqué, j'ai également fait marquer. Ça s'est bien passé à tous points de vue, mis à part la descente qui est le seul point noir. Mais 10 buts, ce n'est pas phénoménal et je ne compte pas m'arrêter là. J'avais passé deux saisons mitigées entre Nantes et Anderlecht. Je souhaitais vraiment prendre du plaisir. Alors quand on parvient à allier plaisir et résultats, on peut dire qu'on a fait une bonne saison.

Le plaisir fait d'ailleurs partie intégrante de la philosophie de votre nouvel entraîneur, Antoine Kombouaré ?

G.P. : Il est vrai qu'il insiste beaucoup là-dessus. Un groupe doit bien vivre. Je partage ces principes aussi et c'est d'ailleurs ce qui m'a aussi poussé à venir. Le coach y est pour quelque chose.

Si Steve Savidan reste, Valenciennes disposera avec vous deux d'une paire d'attaquants prolifiques la saison dernière. Ça promet...

G.P. : Espérons que cela se passera aussi bien pour nous deux cette saison. Si l'on arrive à s'entendre et que l'on fait aussi bien, cela peut laisser envisager de belles choses pour le club. Si l'on peut allier notre efficacité au travail d'équipe, je pense que l'on peut faire quelque chose d'intéressant. Après, que ce soit moi, Steve, Thomas Dossevi ou Johan Audel, le plus important est que l'équipe tourne.

En amical face à Nantes, vous avez joué un gros quart d'heure avec Steve Savidan. Qu'en retenez-vous ?

G.P. : Sur le quart d'heure que l'on a joué ensemble, il a joué milieu droit et moi devant. On ne peut donc pas prendre des repères sur un tel match. Mais on a travaillé à l'entraînement et on essaie de se chercher, de se créer des situations à deux. On bouge tous les deux sur le terrain. Peut-être un peu plus moi car j'ai tendance à tourner autour, à chercher la profondeur. Lui joue un peu plus en pointe.

Antoine Kombouaré vous a-t-il déjà parlé des objectifs du club ?

G.P. : Le principal objectif est évidemment le maintien, on ne va pas se le cacher. On va essayer de faire comme la saison dernière, en essayant d'apporter un peu plus d'efficacité, en montant un peu plus au classement. Cela pourra permettre au club de se structurer.

Au niveau personnel, avez-vous des objectifs précis ? Un nombre de buts à atteindre ?

G.P. : En terme de buts, la barre des 15. Je vais essayer d'y arriver. Cette année, j'ai mis 9 buts officiels. Trois ne m'ont pas été accordés. Pour moi, je suis à 12. Je ne suis donc pas si loin de 15. Avec un peu plus d'efficacité et de concentration, d'application aussi, je pense pouvoir y arriver. Mais tout cela passe par le collectif.

Si vous atteignez les 15 buts et que Steve Savidan est dans ces eaux-là également, le maintien ne sera peut-être pas loin ?

G.P. : On peut l'espérer. Mais cela ne veut rien dire non plus. Avec Sedan, on avait l'une des meilleures attaques. Mais la plus mauvaise défense. Et nous sommes descendus.

Pariez sur le Football avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0