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Sur la pointe des pieds
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Publié 30/07/2011 à 19:01 GMT+2
L1, LE CASTING (8/10). Le huitième volet de notre série sur les forces en présence de la Ligue 1 nous emmène à Lyon. Après trois saisons sans trophée, l'OL version Rémi Garde s'évertue à tourner la page Puel. L'heure n'est plus au clinquant.
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Quand Jean-Michel Aulas évoque "un nouveau souffle", il faut brancher le décodeur. La réalité, c'est que le président de l'Olympique Lyonnais doit se résoudre à une politique de rigueur. Les années Puel ont laissé des traces. Indélébiles. De 2008 à 2011, l'OL a dépensé sans compter. Quelque 160 millions d'euros déboursés. Aucun trophée à l'arrivée. Aujourd'hui, le septuple champion de France n'a plus les moyens de claquer des fortunes pour enrôler des Gourcuff, Bastos et Lisandro. Cet été, l'heure est à la restriction. A "l'humilité". A "la carte jeunes".
Les années Puel, JMA les a toujours en travers de la gorge. "Il faut du bon sens, insistait récemment Aulas dans Le Progrès. On a tenté à un moment de mettre la barre très très haut pour essayer de se rapprocher de cette Ligue des champions. Ça a marché avec les filles, pas avec les garçons. Donc on revient dans la norme en attendant la construction du stade. On a investi aussi de ce côté-là, près de vingt millions d'euros. C'est une gestion pour que l'on soit opérationnel dans trois ans quand le stade sera construit. On ne fera pas d'erreurs, ce qui ne veut pas dire que notre équipe sera moins bonne."
En clair, Lyon doit tirer un trait sur son récent passé pour préparer l'avenir. Rémi Garde est censé l'incarner. Inspiré par le modèle du Barça, l'OL a poussé la logique de promotion interne jusqu'à son banc de touche. Garde n'est pas encore Pep Guardiola. Pour le devenir, il doit d'abord reconquérir Gerland.
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Où en est l'équipe : Depuis Paul Le Guen, le 4-3-3 a résisté à toutes les modes, à tous les entraîneurs. Rémi Garde pourrait faire table rase du passé. Les matches de préparation ont accrédité la thèse d'une montée en puissance. Ils ont, surtout, esquissé les plans du nouvel coach rhodanien. Cette saison, Lyon jouera probablement en 4-4-2. Un choix réfléchi, discuté avec ses joueurs, qui offre toute la liberté voulue par Lisandro. L'Argentin n'a jamais caché qu'il était plus à l'aise dans l'axe, aux côtés de Bafé Gomis. Dans cette configuration, Briand et Bastos (s'il reste) animeraient les couloirs. Mais quid de Yoann Gourcuff, tout juste opéré de la cheville gauche ? "Dans un 4-4-2, il peut jouer à différents postes", tempère Garde dans France Football. Dans cette configuration, deux options pour le milieu de terrain international : soit il évoluera sur un côté, comme meneur excentré. Soit il restera dans l’axe, plus bas, dans un rôle de récupérateur-organisateur.
Ce qui devrait bouger : Le départ de Jérémy Toulalan pour Malaga a laissé un vide au milieu de terrain. Le combler est une priorité pour l'OL. L'Auxerrois Delvin Ndinga est ardemment courtisé. Mais les négociations avec l'AJA traînent en longueur. Les départs d'Aly Cissokho (Liverpool ?), de Michel Bastos (Juventus ?) et de Miralem Pjanic (Lazio ?) sont toujours dans l'air du temps. L'hypothèse de les voir rester n'est pas non plus à exclure.
La stat-clef : Oui, Lisandro Lopez est souvent blessé. Mais le goleador argentin est d'une redoutable efficacité. La saison passée, il n'a joué que 24 matches de Ligue 1. A l'arrivée, il a inscrit 17 buts. Soit un toutes les 122 minutes. Surtout, Lisandro n'a pas besoin d'une montagne d'occasions pour en convertir. Son ratio (1 but tous les 3,7 tirs) est même le plus performant de l'Hexagone.
En un mot : "Je débute évidemment un métier que je n'ai jamais exercé mais je ne suis ni novice dans le foot ni novice ici." (Rémi Garde, le nouvel entraîneur de l'Olympique Lyonnais, Le Progrès)
Premier match : Le samedi 6 août (21h00), à Nice.
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