Onze ans et 519 matches à garder la cage lyonnaise, forcément, ça marque. A l'heure de ranger les gants, Grégory Coupet jette un coup d'oeil dans le rétro. Inévitablement, il évoque sa longue parenthèse rhodanienne. Il y a trois ans, le natif du Puy-en-Velay quitte le club avec lequel il a glané sept titres - consécutifs - de champion. L'OL est en fin de cycle. Il n'a plus faim. "Ma dernière saison à Lyon (2007-2008), il fallait faire le doublé pour la sauver! Il faut se rendre compte... On était “juste” champion et ça ne suffisait plus, raconte Coupet mardi, dans les colonnes de France Football. Au retour du match du sacre, il n’y avait personne sur le tarmac de l’aéroport pour nous accueillir. J’ai réalisé qu’il ne se passait plus rien!"
"Après deux ou trois saisons sans titre, les gens commencent à comprendre" pourquoi Coupet a fait ses valises durant l'été 2008. "J’aurais pu rester quinze ans, avec un contrat de reconversion au sein du club. Mais je me suis dit que ce n’était pas possible qu’un titre de champion puisse laisser indifférent à ce point. J’ai donc pris ma décision avant la finale de la Coupe de France et, comme on a fait le doublé, j’ai vécu un départ magnifique."
“Vas-y, bois des canons”
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Depuis, Lyon n'a plus rien gagné. Coupet réfute l'idée selon laquelle le groupe de Claude Puel manquerait d'abnégation. "Il y a un coach qui en a, de la hargne!" Non, le mal est plus profond : l'OL n'a plus de leaders. "Il manque le noyau dur. Il manque ce coeur, diagnostique Coupet. Le départ de “Juni” et de Govou a fait beaucoup de mal." Malgré l'étiquette de fêtard qui lui colle à la peau, "Gov, c’est un mec fabuleux". "Je préfère un mec comme lui qui, à l’occase, allait prendre une bonne tôle et qui ne ratait jamais un entraînement plutôt que d’autres qui font semblant. Il était toujours présent, il donnait toujours tout. A la rigueur, j’avais envie de lui dire: “Vas-y, bois des canons.” D’ailleurs, j’étais parfois avec lui. (Il se marre.) Avec lui, tu vas au feu tous les jours, sans aucun problème." Seul rescapé de la grande époque, Cris n'est aujourd'hui plus indiscutable. La fin d’une époque? "Mais le problème à Lyon aujourd’hui, ce n’est pas que Cris ait changé. C’est toujours le même leader qu’avant. Mais il est seul. Le pire, c’est qu’il se retrouve, lui, écarté. C’est fou..."
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