Modeste est attendu

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Muet depuis plus de six mois, Anthony Modeste compte sur la venue d'Auxerre samedi soir (19 heures), à Chaban-Delmas, pour relever la tête et reconquérir le public bordelais. "Il faut le laisser mûrir", tempère Francis Gillot, qui dénonce "toute la pression mise sur le dos d'Anthony".

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Crédit: Eurosport

Anthony Modeste se raccroche à ce qu'il peut. Par les temps qui courent, l'attaquant bordelais en a bien besoin. Il n'a plus marqué depuis 947 minutes. Depuis ce penalty transformé face à Auxerre (3-0), le 26 février. Alors forcément, la venue de l'AJA, samedi (19 heures), à Chaban-Delmas, est une occasion à ne pas manquer. Ces six derniers mois, Modeste en a trop vendangé. Alors il sait qu'il est attendu au tournant. Notamment par les supporters girondins, pour qui "il manque une pièce maîtresse offensive" à Bordeaux. Pris en grippe par une partie du public, l'ancien Angevin assure "que les critiques ne (le) touchent pas". "Je n’ai jamais perdu confiance en moi, confiait-il la semaine dernière dans L'Equipe. Je ne doute jamais, je ne baisse jamais la tête."
Jeudi, en conférence de presse, Francis Gillot n'a pas manqué de déplorer "toute la pression mise sur le dos d'Anthony". L'entraîneur girondin l'a rappelé: "l'année dernière, il a marqué dix buts". Alors forcément, les attentes sont grandes. Et comme "on est toujours pressé dans le football (...), on voudrait qu'il en marque quinze". "Quand il en aura marqué quinze, on voudra qu'il en marque vingt. C'est logique mais il ne faut pas compter que sur lui. Il faut le laisser un petit peu tranquille, le laisser mûrir. Il a de bonnes bases pour réussir. Il va venir tout doucement mais peut-être qu'il n'est pas prêt à assumer un rôle de titulaire indiscutable, de buteur indiscutable." Voilà pourquoi Gillot l'avait d'abord laissé sur le banc à Lorient (1-1), le week-end dernier.
Laslandes : "C’est facile d’ouvrir un journal quand on a mis trois buts"
L'intéressé, lui, "estime avoir beaucoup progressé, notamment dos au but". "Je ne suis pas un renard des surfaces. Je l’ai dit et je le redis, il ne faut pas oublier tout le travail que j’accomplis pour le collectif. Après, c’est vrai, il faut que j’arrive à mieux terminer mes actions. Je dois être plus tueur." Pour Lilian Laslandes, qui a pris en mains les attaquants girondins, ce manque d'efficacité s'explique. "Son problème, c’est qu’il se met la pression, expliquait récemment dans Le Parisien l'ancien avant-centre bordelais, 127 buts en Ligue 1 au compteur. Or, la confiance est essentielle à ce poste. S’il n’y avait que l’attente des supporters, cela ne serait pas grave, mais il y a aussi la presse. C’est facile d’ouvrir un journal quand on a mis trois buts la veille, mais il faut alors aussi le faire lorsque tu es critiqué parce que tu as raté trois occasions. Tout ça, ce ne sont peut-être que des petits détails mais ils sont importants. Il faut être fort mentalement." "Ce n'est pas en sifflant qu'on encourage un joueur, rétorque Modeste. Je marche beaucoup à la confiance." On y revient.
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