C'est le week-end des coups de gueule. De Lyon à Brest, les oreilles des arbitres ont bien sifflé. De la même manière que Jean-Michel Aulas a mis sur le dos de M.Fautrel le nul concédé par l'OL (4-4) face au Paris Saint-Germain, Didier Deschamps a quasiment résumé la défaite de l'Olympique de Marseille à Brest (1-0) au penalty non sifflé sur Brandao pour une faute de Martial dès la première minute de jeu. Car même si l'entraîneur marseillais précise qu'il ne se "réfugie pas derrière ça", c'est pourtant exactement ce qu'il a fait dimanche soir au stade Francis-Le-Blé. A vrai dire, DD n'a même parlé que de ça, avant de quitter la conférence de presse en refusant de répondre aux questions de la presse.
Visage fermé, calme mais visiblement agacé, Deschamps n'a pas voulu aller au-delà de cette première minute. "Au bout de 30 secondes de jeu, a-t-il estimé, il y a penalty et certainement un carton rouge. J’espère que monsieur Buquet aura le courage de reconnaître son erreur. C’est la moindre des choses. Tout le monde a vu cette faute. Si l’arbitre prend la bonne décision, ce n’est plus le même match. Après, vous pourrez écrire ce que vous voulez." Manifestement, il a plus de reproches à adresser à l'homme au sifflet qu'à sa propre équipe. "Je demande à mes joueurs d’être là dès la première seconde, cela n’a pas été le cas de tout le monde sur le terrain", a jugé l'ancien capitaine des Bleus.
Elana: "Il restait 89 minutes à jouer"
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Didier Deschamps n'ira pas plus loin. Par manque d'envie et par crainte, sans doute aussi, que ses mots n'aillent encore plus loin que sa pensée. Et lui attirent les foudres de la LFP. "Je n'ai pas le coeur ni la tête à répondre à vos questions, ce que je fais pourtant à chaque fois, mais là, je préfère m'arrêter là, ça pourrait m'amener à dire des choses que je pourrai regretter", a-t-il conclu avant de quitter la salle. Ses joueurs, sur la même longueur d'onde que lui, se sont chargés d'enfoncer le clou, à l'image d'Alou Diarra. "C’est difficile de perdre comme ça, peste le milieu de terrain, surtout quand on ne siffle pas un penalty après 30 secondes de jeu. Tout le monde l’a vu, c’est une grosse faute de l’arbitre. S'il ne voit pas le penalty là... C’est dur à accepter car on fait les efforts mai on n’est pas aidé par l’arbitrage."
Pour les Marseillais, aucun doute donc, le sort de cette rencontre a été scellé sur cette première action. Les Brestois préfèrent en sourire. C'est le jeu, quand est on du bon côté du sifflet. "Je fais une erreur, j'essaie de la rattraper. Derrière, j'accroche Brandao, il y a pénalty, mais l'arbitre ne le voit pas, ce n'est pas mon problème", raconte Johan Martial, l'auteur de la faute. "Je ne sais pas si le penalty existe ou non, confie Steve Elana (ce qui est peut-être une façon d'admettre qu'il y avait bien faute), en tout cas l'arbitre n'a pas sifflé. Et puis tout se rééquilibre sur une saison. Cela nous arrive aussi d'avoir des penalties oubliés en notre faveur parfois, et personne n'en parle. Et puis il restait ensuite 89 minutes à jouer." Son dernier argument n'est pas le moins juste, mais dimanche soir, les Marseillais n'avaient pas envie de l'entendre.
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