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Un Ochoa de gala

Un Ochoa de gala
Par Eurosport

Le 13/08/2011 à 22:06Mis à jour Le 15/08/2011 à 00:14

Joueurs, coaches et arbitres sont passés sous le scanner de nos journalistes lors de la 2e journée. Un homme sort clairement du lot : Guillermo Ochoa (Ajaccio) qui a longtemps écoeuré les attaquants lyonnais. Siaka Tiéné (Paris) et Michaël Ciani (Bordeaux) sont, eux, toujours en souffrance.

LES CRACKS

Joueurs : Si Lyon ne s'est pas imposé face à Ajaccio (1-1), c'est avant tout à cause de Guillermo Ochoa. Dans un style peu académique, l'international mexicain s'est révélé décisif. Parfois chanceux ou en réussite (4 montants pour Lyon), il a surtout multiplié les arrêts-réflexes et les parades du bout des gants pour protéger son but et n'a craqué que sur une tête improbable de Lisandro. A Evian, Tie Bi a été partout. Son volume de jeu exceptionnel à la récupération a permis à ETG de ne pas couler dans les temps forts de Nice (1-0), et son explosivité a remis les siens sur les bons rails, pour repartir de l'avant.

Du côté du leader toulousain, Franck Tabanou a accompli une prestation remarquable. Latéral gauche de fortune, il a été irréprochable en défense et a souvent apporté le surnombre offensif. Sa vitesse et ses dribbles ont dérouté la défense dijonnaise obligée de concéder un pénalty pour l'arrêter. Autre dribbleur très inspiré ce samedi, le Caennais Hamouma, auteur d'un numéro de slalom fabuleux sur son but. Lorient aurait sans doute mérité mieux face à Bordeaux (1-1) à l'image de Jouffre, le buteur du soir, très actif, toujours disponible et pas avare d'efforts. Un nom, mais c'est tout le milieu lorientais qui est à saluer.

Paris a souffert face à la vitesse d'exécution de Pitroipa. Le Burkinabé a réalisé une bonne rencontre en montrant sa qualité de dribble et de finisseur. Le PSG peut remercier Sirigu, auteur de plusieurs beaux arrêts. Douchez a du souci à se faire...

Entraineurs : Alain Casanova a eu le nez creux en faisant entrer un deuxième attaquant, Xavier Pentecôte, pour épauler Umut Bulut. Un passage en 4-4-2 qui a permis aux Violets de trouver par deux fois le chemin des filets. Même coaching payant pour Frédéric Antonetti, à Rennes. Le Corse a lancé Dalmat et Tettey en fin de match. L'ancien Parisien a réussi une passe décisive sur son premier ballon.

LES BOULETS

Joueurs : Benoit Pedretti a été transparent avec Lille. L'ancien auxerrois, recruté pour pallier le départ de Cabaye, joue beaucoup plus bas que le nouveau Magpie. Il devrait jouer plutôt en 10 qu'en 6, davantage prendre en main le jeu des Dogues, alterner jeu court et jeu long. Un travail réalisé par Balmont à la perfection, mais jamais par l'ancien international. Alors, quitte à jouer bas, pourquoi ne pas servir de rampe de lancement, comme à l'AJA, avec de longs ballons, précis, vers Sow? Parce que les ballons, Pedretti ne les récupère pas. Ni 10, ni 6, Pedretti a touché 27 ballons en première période, contre 42 pour Balmont. Et jamais il n'a apporté le danger. Sorti à l'heure de jeu, il a semblé perdu, même sur le banc.

Après une bonne première sortie, Jérémy Morel a passé une sale soirée à Auxerre. Le défenseur marseillais est impliqué sur les deux buts de l'AJA (2-2). Il remet le ballon à Traoré sur le premier but et laisse libre Contout sur le deuxième. Autres hommes en souffrance en ce début de saison, Tiéné et Ciani. Deux hommes directement impliqués dans le mauvais résultat de leur équipe la semaine passée et qui ont une nouvelle fois bu la tasse ce samedi. D'abord, le Parisien Tiéné. Le latéral gauche a d'abord dévissé un dégagement qui a failli tromper son propre gardien. Mais l'Ivoirien a surtout couvert Pitroipa sur l'égalisation rennaise. Michal Ciani ensuite. Le Bordelais ne dégage toujours pas la sérénité qui était la sienne au début de la saison 2009-10. Il a beaucoup souffert face à la vivacité lorientaise. Tout comme le Sochalien Damien Perquis, statique sur le but d'Hamouma et franchement à la dérive ce samedi.

Entraineurs : Francis Gillot avait tenté un coup de poker en laissant sur le banc Anthony Modeste. Un désaveu certain, pas illogique au vu des six derniers mois de mutisme de l'attaquant bordelais. Sauf que la paire Gouffran - Maurice-Bellay alignée contre Lorient ne s'est pas imposée comme une réelle alternative. Bordeaux se cherche toujours un attaquant.

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