Bordeaux n'a pas changé

Avant de se rendre à Paris dimanche (21h), les Girondins comptent quatre points d'avance sur le PSG. Parce que leur été fut moins agité.

Eurosport

Crédit: Eurosport

A priori, deux mondes les séparent. A priori. Dimanche soir (21h), à l'heure de défier l'ogre parisien dans son jardin, Bordeaux sera en position en force. Au Parc, les Girondins brigueront un troisième succès en autant de journées. Cela reléguerait le PSG à sept longueurs. Et cela sonnerait comme une ode à la stabilité. Car pendant que Paris s'est bâti une équipe prestigieuse à coups de millions, Bordeaux est reparti avec celle qui a fini la saison dernière en trombe.
Cet été, l'effectif de Francis Gillot n'a pas bougé. Autant par choix que par nécessité économique. "On a un groupe assez riche en quantité, pas si mal en qualité, se félicite le président Jean-Louis Triaud, au micro de RMC. On a des jours comme Saivet, Sertic ou Ben Khalfallah qui reviennent et qui participent cette année. Il n’y a pas de raison de s’en faire. Je ne vois pas pourquoi il faudrait tout le temps ajouter, modifier." Surtout lorsque l'équipe surfe sur une dynamique de huit victoires consécutives en Ligue 1. Comme quoi, la continuité a du bon. "On repart avec la même ossature. Pour les automatismes, ça aide, nous confiait récemment Benoît Trémoulinas. Cette stabilité va nous faire gagner du temps."
Gillot : "Dans un mois ou deux, la machine se mettra en route..."
Vendredi, en conférence de presse, Marc Planus a abondé dans le sens de son coéquipier. "Nous, on est en avance parce qu'on n'a pas changé", soulignait le défenseur girondin. Dans le jeu, Bordeaux n'a pas survolé ses deux premières sorties. Celle du week-end dernier, face à Rennes (1-0) s'est même avérée plus poussive que la précédente, sur le terrain d'Evian-TG (2-3). Mais ses repères sont déjà suffisamment ancrés pour faire la différence. "Notre force, ce ne sont pas les individualités. C'est notre collectif, insiste Planus. On ne fait jamais des matches géniaux mais régulièrement des matches corrects et intéressants."
Dans le même temps, le PSG tâtonne. Cherche la bonne formule pour exploiter au mieux son potentiel offensif. Sur le papier, il est hors normes. Sur le terrain, il ne l'est pas encore. "C’est toujours plus difficile de trouver des automatismes quand il y a des changements devant, justifie Gillot. Dans un mois ou deux, la machine se mettra en route..." Et elle sera probablement inarrêtable. Voilà pourquoi, dans l'esprit du coach girondin, "c’est le meilleur moment pour les jouer". Planus prédit déjà que les Parisiens rattraperont, tôt ou tard, leur retard à l'allumage : "Quand ils seront en pleine bourre, ça sera un rouleau compresseur." En attendant, Bordeaux savoure son avance.
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité