OGC Nice: Stéphane Bahoken, la dernière perle des Aiglons

Eurosport sur Google

A Nice, un jeune en cache souvent un autre: dimanche dernier, l'attaquant franco-camerounais Stéphane Bahoken, 20 ans, a inscrit le doublé de la victoire (2-0) devant le champion de France en titre, Montpellier, pour sa toute première titularisation chez les pros.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Dans la famille des "bébés flingueurs" du GYM prompts à combler les vides d'un secteur encore sinistré, en l'absence de Cvitanich (12 buts en L1), de Pied et d'Eysseric (5 buts en L1), le dernier venu n'a pas été aussi rapide pour faire son trou que ses compères Alexy Bosetti, 19 ans, ou Neal Maupay, 16 ans. Présélectionné chez les Lionceaux en moins de 17 ans, Bahoken avait effectué un stage avec le Cameroun sans être retenu pour la Coupe d'Afrique des Nations 2009.
Et entre sa première apparition pour ses 18 ans à la fin d'un Valenciennes-Nice (2-1) comptant pour la 38e et dernière journée de L1 le 29 mai 2011, et sa première titularisation marquante devant les Héraultais, le chemin aura été long. Compliqué même. Des bouts de matches encore pour le maintien en 2011-2012, cinq supplémentaires trop inhibés l'été dernier dans le groupe révolutionné par Claude Puel. "Je m'étais mis trop de pression. Avec les entraînements, les conseils du coach et des cadres, tu te calmes et tu gères mieux", se souvient le natif de Grasse.
"Je pense être désormais dans la concurrence"
Milieu défensif à ses débuts, il a ensuite baladé sa silhouette de costaud (1,85 m, 86 kg) sur tout le front de l'attaque au centre de formation niçois. "Puel est l'entraîneur idéal pour progresser, et le groupe est rêvé pour démarrer. Surtout pour un attaquant. Avant, la pointe était isolée. J'avais beaucoup observé le jeu très complet de Loïc Rémy. Maintenant, l'apport des ailiers est énorme. Il y a du soutien et des centres", relève encore le néo-pro.
Stoppé en octobre par une fracture au péroné, Stéphane a "patienté", pendant la belle dynamique amorcée à l'automne par des Aiglons, 5e à trois longueurs de l'OM avant leur sortie à Nancy dimanche. "Je me disais: 'tu auras ta chance' ", confie le fils de Paul, ancien ailier pro (Cannes, Troyes, Valenciennes) et de la sélection du Cameroun dans les décennies 70 et 80. Elle lui a fait faux bond en janvier lors de sa reprise avec la réserve: exclusion et trois matches de suspension. Un prêt au Havre a ensuite avorté à la toute dernière minute. Mais son heure est enfin venue dimanche dernier. Il ne l'a pas laissée passer, ouvrant la marque du plat du pied avant de doubler la mise d'un but de renard moitié de la hanche, moitié du genou.
Sans attendre les commentaires de son père et de son entraîneur, tout aussi exigeants l'un que l'autre, ce bachelier passionné de langues étrangères avait disséqué sans concession son baptême du jeu. "Je pense être désormais dans la concurrence. Mais le plus dur commence. Je dois progresser dans la conservation, être plus disponible et me servir plus de mon corps. Didier (Digard) me reproche souvent de me faire bouger par des plus petits que moi. Je manque parfois d'attention". A Nancy, dans une rencontre qui pourrait permettre à Nice de monter pour la première fois de la saison sur le podium, Bahoken, titulaire ou remplaçant libéré, devra de nouveau saisir sa chance.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité