Eurosport
PSG: Les joueurs passés à la loupe
Par
Publié 01/12/2012 à 23:56 GMT+1
Nous avons passé au peigne fin le comportement collectif des joueurs parisiens à Nice. Verdict : le PSG est coupé en deux, abandonné par ses attaquants.
Eurosport
Crédit: Eurosport
C'est le principal casse-tête d'Ancelotti depuis son arrivée à la tête du PSG il y a onze mois. Aujourd'hui, Paris ressemble davantage à une somme d'individualités capables d'éclairs fulgurants qu'à une équipe animée d'une cohérence et d'une discipline collective à toute épreuve. C'est ce qui a notamment précipité la chute des Parisiens face à Saint-Etienne (1-2) et Rennes (1-2).
Nous avons donc décidé de passer au crible l'implication collective de chaque Parisien à l'occasion de la rencontre à Nice. Plus qu'une "simple" analyse de leur prestation, nous avons jugé chaque joueur (en dehors du gardien et de la défense centrale) à partir des critères suivants : repli défensif, volume des courses, conservation du ballon et langage corporel vis-à-vis des partenaires. Le résultat n'est pas flatteur.
LES LATERAUX : La défense peut remercier le dévouement total de Christophe Jallet qui a joué les pompiers de service durant toute la première période, couvrant les trous d'airs laissés dans son dos par ses attaquants. L'ancien capitaine parisien a même haussé le ton face à des relances trop approximatives. En seconde période, il n'a cessé de combiner avec Lavezzi. Sylvain Armand s'est montré intéressant sur ses courses offensives, créant des brèches qui auraient pu être mieux exploitées. Les remplacements des deux latéraux ont largement fragilisé la défense du PSG.
MATUIDI : Ce n'est une surprise pour personne, il est le Parisien le plus généreux sur le terrain. Face au pressing haut des Niçois en première période, il était l'un des rares à proposer des solutions. Beaucoup de courses, un gros volume de jeu et Matuidi s'est même permis d'organiser le jeu sur les rares attaques placées du PSG. C'est encore lui à la 84e minute qui vient proposer une solution dans la surface niçoise. Indispensable. Il a perdu ses nerfs en fin de match comme le symbole d'un PSG qui a perdu le fil du match.
MAXWELL : Pris dans son dos sur une accélération de Pied (9e), Maxwell n'est pas irréprochable dans son repli défensif. Mais l'ancien du Barça propose des solutions dans son couloir gauche. La première grosse occasion vient d'un de ses débordements (30e) mais ses intentions sont restées trop timides. Beaucoup plus disponible en seconde période, il est le Parisien qui a touché le plus de ballons (80). Mais son repositionnement en latéral gauche a fragilisé tout le collectif et sa responsabilité est engagée sur le deuxième but niçois.
CHANTOME : Une difficulté majeure et sa principale limite : une incapacité à proposer des solutions en phase offensive, ce qui explique en partie pourquoi le PSG est coupé en deux. Le pressing niçois lui a posé problème et Chantome a souffert. Il a couru certes mais de façon désordonnée. Comme perdu, il n'a jamais su où placer le curseur entre audace offensive et discipline défensive.
MENEZ : Un agacement notable sur des ouvertures ratées en début de match mais Ménez a eu le mérite de tenter. Son jeu gagnerait en simplicité et en spontanéité s'il levait la tête (38e). Il s'est obstiné à jouer dans la profondeur, exposant ses milieux relayeurs au pressing niçois en première période. Suite à une incompréhension avec Ibrahimovic, il s'est tourné vers son banc de touche pour faire part de son exaspération. Mais, lui, n'a jamais baissé les bras. Son principal tort est de vouloir trop en faire. Seul.
LAVEZZI : Beaucoup de générosité dans les courses et les appels mais une fâcheuse tendance à ne pas lever la tête comme sur cette course dans l'axe face à quatre défenseurs alors que Jallet proposait une solution sur sa droite (21e). Face à l'obsession d'Ancelotti de chercher de la profondeur, l'Argentin n'est jamais redescendu porter main forte à ses milieux et ses replacements se sont faits sans cesse tête basse. Son pressing, trop rare, est désordonné. Kolodziejczak a eu des boulevards à exploiter tant le repli de l'Argentin a été inexistant. Quand Paris a le ballon, il se met en marche. Plus d'altruisme en seconde période à l'image de sa merveille de louche pour Pastore (78e). Mais on est en droit d'attendre plus d'implication.
IBRAHIMOVIC : Le Suédois a cédé à son côté obscur ce samedi durant 70 minutes. Beaucoup de nonchalance dans ses frappes, ses replacements, ses ouvertures. Ibrahimovic n'a pas réussi grand chose. Après avoir râlé sur Lavezzi à Saint-Etienne, le Suédois s'est beaucoup excusé notamment sur des transmissions ratées pour Ménez en première mi-temps (17e, 33e). Ses 25 ballons perdus témoignent de son déchet inhabituel et de son manque d'implication. Si Ménez et Lavezzi manquent de spontanéité, Ibrahimovic l'a joué trop facile ce samedi. Mains sur les hanches sur les phases défensives, il s'est obstiné à jouer très haut. Trop peu de courses pour se montrer disponible, il s'est davantage illustré quand Paris a joué plus haut. Cette fois, son éclair sur coup franc n'a pas suffi à sauver Paris.
PASTORE, ENTRE A LA 68e : Il a trop tardé sur le rare ballon exploitable de contre du PSG en seconde période. De la disponibilité mais une faculté à se compliquer la vie. Pastore doute et ça se voit.
HOARAU : Une perte de balle aux conséquences désastreuses qui amène le deuxième but niçois. Guillaume Hoarau n'est pas allé au combat et a perdu de nombreux duels.
Publicité
Publicité