PSG : DU 4-3-3 MILANAIS AU 4-4-2 SUEDOIS
33 buts marqués et 15 passes décisives en 43 apparitions toutes compétitions confondues : Zlatan Ibrahimovic a plané sur cette saison, quelle que soit la tactique utilisée. Au début de l'exercice, Carlo Ancelotti avait voulu insister avec son "Sapin de Noël", dont les bases tactiques reprenaient les habitudes des ex-pensionnaires de Serie A (Lavezzi, Ibrahimovic, Pastore, Maxwell, Thiago Silva...). Mais face aux problèmes d'animation et au manque de résultats, le coach a dû revoir son plan de jeu pour pouvoir passer l'hiver. Et de ce 4-3-3 "à l'Italienne", il est passé à un 4-4-2 se rapprochant d'un système de jeu bien connu de son attaquant suédois, puisque pratiqué avec son équipe nationale lors du dernier Euro. Au lieu d'être le Parisien positionné le plus haut sur le terrain, Ibrahimovic s'est retrouvé derrière un joueur chargé de plonger dans le moindre espace laissé par l'adversaire (Lavezzi, Ménez). Ce changement tactique a notamment été permis par l'énorme activité de Blaise Matuidi dans l'entrejeu, bien aidés par des excentrés (Pastore, Lavezzi, Moura) qui se sont aussi plus impliqués dans le repli défensif. Au final, le PSG a gagné en verticalité et en efficacité, rompant avec son style initial pour mieux dominer la scène hexagonale.

FOOTBALL - 2012/2013 - PSG - Ibrahimovic

Crédit: Panoramic

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MARSEILLE : L'AVENEMENT VALBUENA
Quatrième arrière-garde du championnat, l'OM d'Elie Baup a construit son succès sur sa rigueur tactique et sa solidarité en phase défensive. Débarqué sur la Canebière après trois ans d'inactivité, le technicien ariégeois a rapidement bâti une équipe solide, grâce à un 4-2-3-1 des plus simples à animer. Excepté Gignac qui travaille sur tout le front de l'attaque, les joueurs quittent rarement leurs zones en phase offensive. Latéraux et ailiers restent dans les couloirs et les milieux protègent la défense centrale. L'ensemble de l'animation repose sur les épaules d'un seul homme : Mathieu Valbuena. Positionné derrière Gignac, le meneur de jeu de l'OM est le joueur censé créer le surnombre dans différentes zones du terrain (dans l'axe pour relancer, sur les ailes pour créer un décalage) afin de fluidifier le jeu marseillais tout en conservant l'équilibre du bloc. Un rôle-clé qu'il a aussi endossé pour symboliser le renouveau de l'équipe de France.
LYON : GRENIER ET GOURCUFF
Auteur de 3 buts dans le sprint final, Clément Grenier a été le principal artisan de la fin de saison réussie de l'Olympique Lyonnais. Loin d'être une coïncidence, sa montée en puissance est allée de pair avec le retour de Yoann Gourcuff dans le onze de départ. Parfois décevant dans ses choix tactiques au cours de la saison, Rémi Garde a eu du flair au bon moment en décidant d'associer les deux hommes alors que la place de l'OL sur le podium était plus que jamais menacée. Sa solution : faire de l'ancien Bordelais un faux ailier côté gauche, chargé de repiquer dans l'axe pour offrir des solutions entre les lignes adverses. Les milieux lyonnais ont ainsi gagné un relais supplémentaire capable d'opérer la transition vers les attaquants. Cet apport de Gourcuff a eu le don de décharger son partenaire d'une partie du travail de création. Plus mobile que son partenaire, Grenier a profité de cette liberté nouvelle pour se concentrer sur ce qu'il sait sans doute faire de mieux : marquer ou faire marquer.

Clément Grenier Lyon-Montpellier (1-2) 19/04/2013

Crédit: Panoramic

NICE : AXE FORT ET GROUPE HOMOGENE
Ces dernières années, les équipes-surprises du championnat appliquent la même recette. Les ingrédients ? Une cohésion sans faille en phase défensive, une défense centrale dominatrice dans les duels, une plaque tournante efficace pour assurer la relance, des joueurs explosifs en contre et un buteur en réussite. Cette saison, c'est donc le Gym de Claude Puel qui a su user de cette formule à la perfection. L'ancien coach de l'Olympique Lyonnais a su construire un groupe soudé autour d'un axe fort et régulier tout au long de la saison, composé de la charnière Pejcinovic-Civelli en défense centrale, Digard dans l'entrejeu et Cvitanich à la pointe de l'attaque. Autour de ces cadres, plusieurs "lieutenants" sont sortis du lot au fil de la saison. Parmi eux, Eric Bauthéac a certainement été le plus en vue avec ses 9 buts et 7 passes décisives. Claude Puel a ensuite profité de l'homogénéité de son groupe pour tirer le meilleur d'éléments plus irréguliers. De Meriem à Eysseric en passant par Traoré, chaque joueur a connu une période faste au cours de la saison et ainsi participé à l'excellente saison de l'OGC Nice.

FOOTBALL 2013 Rennes-Nice (Puel)

Crédit: AFP

SAINT-ETIENNE : BRANDAO POUR JOUER PLUS HAUT
La saison dernière, les Verts avaient franchi un premier palier dans leur évolution tactique : avec l'éclosion de Pierre-Emerick Aubameyang, ils trouvaient enfin un buteur efficace pour concrétiser le travail d'un collectif très cohérent défensivement. L'arrivée de Brandao durant l'été a permis aux Stéphanois de poursuivre cette progression. Avec le Brésilien, ils peuvent désormais compter sur un attaquant capable de peser physiquement sur la défense et la relance adverse. Les courses défensives de Brandao permettent au bloc stéphanois de remonter le terrain lorsqu'il est acculé dans son camp et de mettre à son tour la pression sur la circulation de balle adverse. Suivi de près par Cohade et Lemoine, qui bénéficient eux de la couverture de Clément ou Guilavogui pour pouvoir jouer loin de leur défense, le Brésilien a grandement participé à la progression du pressing stéphanois et l'avancée de la ligne de récupération. Et avec la vitesse de Aubameyang, Mollo ou Hamouma sur les ailes, les Verts avaient les armes pour sanctionner rapidement les ballons gagnés dans le camp adverse.
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