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Rennes: Mevlut Erding doit chasser les fantômes du doute
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Publié 11/01/2013 à 21:42 GMT+1
Arrivé il y a près d'un an avec le statut d'attaquant vedette, Mevlut Erding n'a toujours pas donné sa pleine mesure à Rennes qui reçoit Bordeaux (20h). Le mois de janvier et le départ de Cheick Diarra à la CAN doivent lui permettre de sortir de la période de doutes qu'il traverse depuis deux mois.
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Deux mois. Mevlut Erding n'a plus marqué depuis deux mois et un match à Nancy (3-1). L'international turc de 25 ans est même resté sur le banc lors des deux derniers matches de 2012, Frédéric Antonetti préférant offrir au jeune Cheick Diarra (20 ans) ses deux premières titularisations en L1. Et dimanche dernier, à Lens (L2) en Coupe de France (1-2), il n'a dû sa titularisation qu'à l'absence de Diarra, qui "aurait joué en janvier" s'il n'avait pas rejoint le Mali en vue de la CAN, expliquait Antonetti. "Comme d'autres avant, il a une période difficile, de doutes. C'est un avant-centre, il est encore plus fragile. Il faut l'aider au maximum, trouver les bons mots pour l'encourager. Ce qui est important, c'est qu'à Lens, il s'est créé des situations. C'est déjà positif, maintenant, il faut qu'il les concrétise", a expliqué Antonetti.
Jean-Armel Kana-Biyik a lui parlé "d'un trou duquel il est difficile de sortir". "C'est lui qui nous marque les buts. A nous de l'encourager, de ne pas l'accabler, pour qu'il puisse nous faire gagner des matches. Surtout en ce moment, car on va avoir plus que jamais besoin de lui", a poursuivi le défenseur de Rennes, 4e avant un mois de janvier important (demi-finale de Coupe de la Ligue contre Montpellier mercredi, réception de Bordeaux puis de Marseille le 26 janvier). Depuis deux mois, la déception concernant les performances d'Erding est à la hauteur des espoirs qu'avait suscités son arrivée, fin janvier 2012.
"Laissé aller"
Recruté au Paris SG pour trois ans et demi et 6 à 8 millions d'euros, une somme que n'a pas l'habitude de débourser la famille Pinault, il devait aider les Rouge et Noir à accrocher l'Europe. Ils ont échoué dans leur quête, mais Erding devait alors retrouver le rythme après avoir ciré le banc parisien pendant six mois (2 buts en 239 minutes et 13 matches, dont 12 comme remplaçant, toutes compétitions confondues). Le Stade Rennais en était conscient et l'avait d'ailleurs davantage recruté pour la saison 2012-2013.
Après un été difficile (un but en cinq matches), comme celui de son club, il semblait avoir enfin trouvé la bonne carburation avec sept buts en huit rencontres entre le 22 septembre et le 9 novembre, toutes compétitions confondues. Mais depuis, donc, Erding, qui a découvert la paternité mi-novembre, n'a plus marqué, malgré deux passes décisives, et observe le silence médiatique. "Peut-être que quand il était dans le pic de forme, il s'était un peu laissé aller. Il a eu quelques problèmes personnels aussi. Et après, il faut revenir. Mais il fait des efforts pour, c'est incontestable, on le voit à travers son poids, l'investissement qu'il met à l'entraînement et en match", a avancé Antonetti.
S'il reconnaît qu'il existe "des attentes et des responsabilités légitimes" autour de son attaquant, le technicien corse, qui lui a passé des images de certains de ses matches à Sochaux (2005-2009) pour lui redonner confiance, estime qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. "Vous exagérez un petit peu la situation. C'est vrai que pour les joueurs un peu plus huppés, ça interpelle un peu plus. Parfois, il y a des baisses de régime, qui se voient moins chez un défenseur ou un milieu que pour un attaquant. C'est un garçon qui, un peu plus que les autres, marche beaucoup au moral. Il faut un match où il réussit, j'espère que ce sera contre Bordeaux", a conclu Antonetti.
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