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Avant ASM-OM : Les cinq raisons pour lesquelles l'OM frôle la crise
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Publié 26/01/2014 à 00:35 GMT+1
Éliminé de toutes les coupes, l'OM vit une saison compliquée et les nuages s'accumulent au-desssus d'un club en pleine tourmente.
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La déroute face à Nice
En une semaine, l'OM a expédié deux coupes par la fenêtre de ses ambitions. Sortis de la Coupe de France par Lyon (2-1), les Marseillais ont ensuite laissé une équipe bis de Nice les ridiculiser à domicile en Coupe de France (défaite 5-4). Les dégâts occasionnés par ces deux sorties de route se révèlent finalement plus grave que prévus. Car José Anigo avait plutôt habilement pris en mains la destinée de ses ouailles depuis le départ d'Elie Baup début décembre (3 victoires, 2 nuls, 1 défaite). Mais les éliminations dans les deux coupes nationales ont placé l'homme à la double casquette d'entraîneur et de directeur sportif dans une spirale de la défaite inattendue. Ses coups de gueule à la mi-temps et à la fin du match contre Nice résonnent encore dans l'antre du stade Vélodrome. Mais il faudra plus qu'une soufflante mémorable pour revenir serein du déplacement qui se prépare dimanche à Monaco...
Les tags contre José Anigo
Inquiet des résultats de son groupe, José Anigo doit aussi faire face à des attaques extra-sportives. Vendredi matin, des tags ont fleuri sur les murs qui entourent l'enceinte de la Commanderie, le centre d'entraînement de l'OM. Le mot mafia s'est retrouvé associé à son nom et au prénom de son fils, assassiné en septembre dernier. Choqué l'ancien minot a décidé de ne pas se présenter en conférence de presse. "Ce n'est pas la personnalité sportive qui est attaquée, mais l'homme, explique un communiqué de l'OM distribué aux médias hébétés devant la situation chaotique du club olympien. Le père de famille est meurtri et atterré par la violence des mots". José Anigo a décidé d'engager une procédure pour identifier les auteurs de ces tags.
La défiance des groupes de supporters
Les inscriptions anti-Anigo sur les murs du centre Robert Louis-Dreyfus viennent un peu plus déstabiliser un club déjà extrêmement fragilisé. Car les groupes de supporters ont publiquement exprimé leur ras-le-bol de la situation. Dans le viseur des fans marseillais, les joueurs qui n'honorent plus le maillot olympien. Les gifles reçues en Ligue des champions, en Coupe de la Ligue et en Coupe de France ont fini par pousser les Winners, un des plus importants groupes de supporters, a demandé une grande lessive l'été prochain. Devant cette défiance grandissante à l'encontre de l'effectif marseillais, l'OM doit pourtant continuer de croire à une (très) hypothétique place sur le podium en fin de saison. Son seul salut passe par une qualification à la Ligue des champions.
Un OM sans défense
Pour atteindre son objectif un peu de fou d'accrocher la troisième place en championnat, l'OM devra d'abord commencer par solidifier sa défense. Depuis la prise de fonction de José Anigo, le club olympien encaisse presque deux buts par match. "C'est rageant et ça me gonfle de prendre des buts, s'emporte Steve Mandanda qui vit très mal la situation actuelle. On voit que l'on est trop attentiste sur certaines phases de jeu. Il faut davantage anticiper sur les coups de pieds arrêtés. Peut-être qu'il y a un problème de concentration. Tout le monde doit faire les efforts ensemble". Le capitaine marseillais ne veut pointer personne du doigt mais les performances de Nicolas Nkoulou posent question depuis le début de la saison. Il n'est pas le seul à passer au travers... Pour éviter une nouvelle opération portes ouvertes, Anigo pourrait aligner une défense à cinq éléments en Principauté. Ce nouveau schéma pourra-t-il enfin empêcher l'OM de prendre l'eau ?
Les cadres sur le départ
Contraint de s'acquitter d'un chèque de 8 M€ au mois d'avril en raison de la nouvelle taxe à 75%, Vincent Labrune a déjà anticipé au moins un départ cet été. Mais la saignée pourrait être bien plus importante. Nicolas Nkoulou, André Ayew, Steve Mandanda, Mathieu Valbuena et Rod Fanni sont les candidats les plus crédibles à l'exil. Tous ces cadres de l'équipe ont des envies d'ailleurs. Le président de l'OM sait qu'il doit alléger sa masse salariale surtout en cas de non qualification pour la lucrative Ligue des champions. S'il vit actuellement un hiver qui l'a bien refroidi, l'OM risque de monter en température jusqu'à l'été prochain. La fièvre ne quitte plus le club olympien.
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