AFP

FC Nantes - René Girard, l'inexorable fracture

Girard, l'inexorable fracture

Le 30/09/2016 à 18:32Mis à jour Le 30/09/2016 à 18:59

LIGUE 1 – Entre René Girard et le FC Nantes, l'histoire pourrait se conclure dès ce week-end en cas de contre-performance face à Bastia à La Beaujoire. Retour sur une greffe qui ne prend pas.

René Girard et le FC Nantes, une union qui ressemblait à un mariage de raison. Dès la nomination de l'ancien milieu de terrain défensif, La Beaujoire lui a réservé un accueil glacial. Sa réputation de coach frileux n'a pas enthousiasmé les nostalgiques du beau jeu à la nantaise. Même s'il jaunit sous le poids des années de galère, il reste un élément essentiel de l'ADN du club et Girard est loin de l'incarner.

2 septembre 2016 : Premières tensions sur le mercato

" Il faudra peut-être réviser les ambitions fixées."

René Girard attendait deux joueurs de plus et il ne s'est pas fait prier pour l'exprimer clairement. Waldemar Kita vise une place dans le top 10, après trois journées de championnat, son entraîneur le contredit déjà. Girard évoque le 15e rang. Le dossier Max-Alain Gradel le crispe : "J’avais donné mon feu vert. Mon pouvoir s’arrête là, il faut demander à ceux qui se sont occupés de ce dossier." Bonne ambiance dès début septembre…

11 septembre 2016 : La Beaujoire a choisi son camp

" C’est une humiliation. Je ne suis pas particulièrement habitué à ce genre de réactions, c’est même l’une des premières fois que je le vis."

La claque cinglante face au promu messin (0-3) passe très mal. Girard ne mâche pas ses mots en conférence de presse et affiche son inquiétude. La Beaujoire scande le nom de Michel Der Zakarian et réclame la démission de Waldemar Kita. L'humiliation fait de nombreuses vagues au sein du club. L'ambiance se tend à la Jonelière. La soirée de rentrée des partenaires du club se fera sous les messages fleuris des supporters entourés de CRS.

Girard (FC Nantes, 2016)

Girard (FC Nantes, 2016)Eurosport

29 septembre 2016 : Girard est déjà à bout

" Téléphone à ta grand-mère, elle te le dira."

Nantes est 18e, l'ambiance est au mieux morose, au pire défiante envers la direction et le staff technique. René Girard arrive en conférence de presse avec le masque. Tendu comme un relégable au soir de la 38e journée. Il commence en paraphrasant Raymond Domenech : "Vous êtes nombreux aujourd'hui, ça sent le sang, c'est ça ?" Et en remet une petite couche sur les moyens mis à disposition : "Il y a encore du travail à faire. Encore faut-il pouvoir le faire !" La cartouche est destinée à ses dirigeants. N'Zogbia qui se dérobe au dernier moment à cause d'un problème cardiaque ? "Les raisons pour lesquelles il ne signe pas sont d'ordre privé. Il est dommage que quelqu'un ait bavé."

Décidément, René Girard ne lave pas son linge sale en famille. La rumeur Courbis est plus tenace que jamais. Un nouveau faux-pas face à Bastia ce samedi scellerait sans doute le sort du Nîmois à Nantes. Une victoire ne lui offrirait qu'un sursis. La fracture est inexorable.

Girard (FC Nantes, 2016)

Girard (FC Nantes, 2016)AFP

0
0