Un pur produit de la Masia…

Naître à 30 kilomètres de Barcelone ne prédestine en rien à une carrière de footballeur professionnel. Sauf quand vous êtes un talent précoce. Auquel cas, difficile de passer entre les mailles du filet du Barça. Jordi Mboula est de ceux-là. Né à Granollers d’un père congolais et d’une mère espagnole, il ne tarde pas à attirer l’œil du géant catalan. Après un premier essai en 2008, le jeune homme rejoint l’école du FCB en 2009. De là, commence son ascension fulgurante en performant dans toutes les catégories jeunes. Le tout bien aidé par un profil atypique.
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Un droitier provocateur, surnommé "Titi"

Vous aviez l’habitude des milieux de terrain régulateurs et fin techniquement depuis Xavi, Iniesta ou Busquets ? Ne vous attendez pas à la même chose avec Mboula. Car avec lui, ça va vite. Très vite. Ailier explosif, le droitier adore sillonner son aile droite en créant des différences. Mais son pied gauche, également très au point, lui permet de repiquer souvent dans l'axe et s'ouvrir des zones de frappe. Rapide et technique, il est surnommé "Titi" pour ses ressemblances avec Thierry Henry. Alors, forcément, commencer sa carrière professionnelle à Monaco, ça a tout son sens…

Un rythme de vie déjà professionnel

18 ans. Oui, Mboula est encore un gamin à l’échelle du monde professionnel. Pour autant, son comportement est plus proche de celui d’un vieux briscard que d’un jeune débutant. Dans un portrait du Mundo Deportivo de février dernier, on apprenait ainsi qu’à 17 ans, le jeune homme s’était déjà entouré d’un préparateur physique propre et passait beaucoup d’heures au gymnase, histoire de travailler sa puissance, l’un de ses attributs maîtres. Le tout entrecoupé de rendez-vous chez l’ostéopathe ou le diététicien. On a connu des jeunes moins regardants sur leur hygiène de vie.

Mboula Espagne

Crédit: Getty Images

Il s’est révélé en Youth League… avec un but mémorable

Vous ne le connaissez pas ? Vraiment ? Pourtant, vous l’avez forcément déjà vu à l’œuvre. C’était en février dernier. En Youth League, face à Dortmund, le feu follet avait montré son potentiel sur une seule action. Roulette, double contact et accélération tranchante, tout l’attirail y est.
Mais résumer l’éclosion de Mboula à cette seule merveille ne serait pas correct. Car l’ailier a clairement régalé tout au long de la compétition. En 9 matches, il a trouvé le chemin des filets à 8 reprises tout en délivrant 2 passes. De quoi ouvrir en grand les portes du monde pro logiquement… Sauf lorsque l’on appartient au Barça.

Benfica, Dortmund et …le Barça ont tout tenté mais Monaco avait tout prévu

Car tout le problème entre Mboula et son club formateur était là. Après son éclosion, le feu-follet espérait intégrer l’effectif professionnel rapidement. Sauf que les dirigeants blaugrana ont longtemps promis une place à l’échelon d’en-dessous, avec le Barça B. Pas suffisant pour le joueur malgré la promesse d’une revalorisation salariale accompagnée d’une clause libératoire de 20 millions d’euros.
Dès lors, Monaco est venu perturber le jeu. Alors que Benfica et Dortmund étaient très intéressés, les Monégasques ont pris le taureau par les cornes. En avril, Antonio Cordon et Vadim Vasilyev ont rencontré l’entourage du joueur pour lui proposer une place dans l’effectif professionnel, avec l’assurance d’un temps de jeu décent. Dès lors, tout est allé très vite. Et Monaco n’a pas rechigné à aligner les 3 millions d’euros de la clause libératoire du phénomène de 18 ans. Un phénomène que la Ligue 1 s’impatiente déjà de découvrir.

Jordi Mboula

Crédit: Imago

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