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L'antisèche de PSG - Saint-Etienne : Avant de défier les Reds, Paris a assuré sans vraiment briller

L'antisèche : Avant de défier les Reds, tous les voyants sont (presque) au vert pour Paris

Le 15/09/2018 à 09:30

LIGUE 1 – Très large vainqueur de Saint-Etienne (4-0), vendredi soir, en ouverture de la 5e journée, le Paris Saint-Germain a enfin retrouvé un peu de stabilité d'un point de vue collectif et pris des répères au niveau humain. Des détails très importants avant d'aller défier Liverpool à Anfield en Ligue des champions mardi prochain.

Le jeu : Un Paris stabilité mais pas soigné

Un seul nom résonne dans les esprits à Paris : Anfield. C'est dans la mythique antre du Liverpool FC que les joueurs du Paris Saint-Germain débuteront leur campagne de Ligue des champions mardi prochain. C'est dans cette optique étoilée que Thomas Tuchel a pensé son onze de départ pour la réception de Saint-Etienne. En faisant légèrement tourner ses troupes, le technicien parisien a donné du temps de jeu à certains, comme Marco Verratti, Julian Draxler et Juan Bernat, lancé pour la première fois, et laissé au repos quelques cadres : Marquinhos est resté sur le banc, Neymar, lui, est allé en tribunes faute d'une bonne récupération après son retour du Brésil mercredi.

En plein chantier spécial défense à trois depuis le début de la saison, Paris a retrouvé un poil de stabilité en repassant d'entrée dans un système qu'il connaît bien, le 4-3-3. Qui dit stabilité ne dit pas forcément équilibre. Et de l'équilibre, Paris, parfois pris à défaut derrière sur des contres stéphanois, en a manqué, principalement lors de la première période. Mais la maladresse adverse leur a évité de légers maux de tête.

Bien orchestré dans l'entrejeu par Marco Verratti et Adrien Rabiot, qui ont donné le tempo dans les deux sens, Paris n'a rien révolutionné dans son approche de la rencontre. Il a fait circuler le cuir avec précision, souvent dans le camp adverse, beaucoup cherché les combinaisons, avant de frapper. Cela aurait mérité plus de justesse par moments, mais Paris a livré une prestation d'ensemble cohérente. Son point fort a été de monter en régime et en intensité au fil du match. Du classique, mais c'est comme ça qu'on gagne en confiance.

Du côté de l'ASSE, la défense à cinq n'a pas du tout fonctionné. Et son entrejeu n'a pas le profil pour jouer en contre. Un premier acte correct, mais pas assez de conviction pour faire trembler un adversaire resté dans sa zone de confort.

Edinson Cavani lors de PSG-Saint-Etienne / 5e journée de Ligue 1

Edinson Cavani lors de PSG-Saint-Etienne / 5e journée de Ligue 1Getty Images

Les joueurs : Draxler en mode pieuvre, Lass et Bernat se sont manqués

Julian Draxler, Deutsche Qualität. Titularisé à la place de Neymar sur le côté gauche de l'attaque, l'international allemand a fait parler la poudre dans tous les sens du terme. Auteur de l'ouverture du score, provocateur, directeur du jeu, l'ancien de Schalke s'est transformé en homme à tout faire. Auteur d'un match plein, il a saisi la chance offerte par Thomas Tuchel de prouver sa valeur.

Replacé dans l'entrejeu après la sortie de Lass Diarra à la mi-temps, l'Allemand s'est aussi montré précieux dans l'organisation et a pleinement fait jouer sa polyvalence. S'il a manqué de rigueur défensive en fin de rencontre, sa prestation lui a fait gagner des points précieux. A ses côtés, Marco Verratti, qui a débuté sa saison en Ligue 1, et Adrien Rabiot ont bien régulé l'ensemble. Derrière, Presnel Kimpembe a rassuré, tout comme Alphonse Areola impeccable dans les anticipations.

Parmi les déceptions, on citera en premier lieu Lassana Diarra. Pas dans le tempo, incapable de tenir son poste de six, le milieu de terrain a traversé la première période comme un fantôme avant d'être sanctionné par Tuchel à la pause. L'autre interrogation a concerné Juan Bernat. En difficulté dans son couloir, en retard sur ses marquages, maladroit dans ses transmissions (sept ballons perdus) et ses contrôles de balle, l'Espagnol n'a pas réalisé une grande première. Du côté de l'ASSE, Wahbi Khazri a pas mal tenté, mais le meneur de jeu a eu trop de déchets. Loïc Perrin a lui vécu une soirée compliquée face à Edinson Cavani.

Julian Draxler lors de PSG-Saint-Etienne / Ligue 1

Julian Draxler lors de PSG-Saint-Etienne / Ligue 1Getty Images

Le facteur X : Diaby, le pari gagnant de Tuchel

Thomas Tuchel a montré depuis sa prise de fonctions qu'il était loin d'être un réfractaire à l'utilisation des jeunes joueurs. L'entrée en jeu réussie de Moussa Diaby après la pause lui a donné raison. Très mobile et percutant, le jeune attaquant a effectué une entrée dans la droite lignée de ce qu'il a produit en pré-saison. Malgré quelques maladresses, le joueur offensif a apporté du déséquilibre dans les duels. Son bel effort a été récompensé par son premier but en Ligue 1.

Moussa Diaby

Moussa DiabyGetty Images

La stat : 3

Trois frappes cadrées, trois buts pour Edinson Cavani. Pas toujours heureux depuis le début de la saison, l'Uruguayen s'est transformé en monsieur 100% de réussite.

Le tweet qui parle italien

La décla : Jean-Louis Gasset (beIN Sports)

" C'est l'efficacité qui a fait la différence. On a eu des occasions sur des balles de contre, mais on n'a pas réussi à marquer. Il aurait fallu le faire pour les faire douter. En seconde période, le but sur penalty arrive trop tôt pour nous. Il nous fait baisser le moral et à eux il leur donne des ailes. A partir de là, on a vu qu'une seule équipe sur le terrain."

La question : Le PSG a -t-il vraiment préparé Liverpool avec ce match ?

D'une manière générale, toutes les rencontres sont destinées à préparer la suivante. Dans le cas du PSG, ce match face à Saint-Etienne lui a bien permis d'effectuer une répétition générale avant d'aller à Anfield pour affronter les Reds. Il fallait bien retrouver des repères avec un schéma à quatre défenseurs sur 90 minutes et surtout trouver des solutions dans l'entrejeu puisque Marco Verratti, suspendu, ne sera pas présent contre Liverpool. Julian Draxler et Angel Di Maria ont donc déposé leur candidature pour faire partie de l'aventure. Par contre, les espaces laissés par les latéraux et le mauvais repli défensif peuvent inquiéter. L'équipe de Jurgen Klöpp a de très gros arguments pour frapper là où ça fait mal. Saint-Etienne a donné l'alerte.

Les joueurs du PSG célèbrent leur succès face à Saint-Etienne en Ligue 1
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