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AS Monaco - Fallait-il vraiment rappeler Leonardo Jardim ?
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Publié 23/09/2019 à 23:19 GMT+2
LIGUE 1 - Rattrapé par le col en janvier dernier pour un incroyable come-back, Leonardo Jardim fait de nouveau face à la tempête à l’AS Monaco avant d’affronter l’OGC Nice ce mardi (21h). Le technicien portugais n’arrive pas à relancer une équipe monégasque sans identité malgré un mercato plus lisible. Et l’ombre de Claude Puel se fait toujours plus menaçante…
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"Un ami dit que sa valise reste toujours derrière la porte, les entraîneurs sont comme ça…". L’avantage avec Leonardo Jardim, c’est qu’il est réaliste. Au sortir du triste match nul face à Reims (0-0), le Portugais n’a pas cherché à cacher sa situation délicate. Face au surprenant OGC Nice, troisième avant la 7e journée, l’entraîneur de l’AS Monaco risque de voir sa chape de plomb s’alourdir en cas de mauvais résultat.
C’était il y a huit mois, à peine. Un comeback improbable que seuls les clubs mal organisés semblent capables de produire. Après avoir été poussé dehors pour faire place nette à Thierry Henry, Jardim avait été rappelé personnellement par Dmitri Rybolovlev pour reprendre en main la barre d’un bateau monégasque sans cap précis et sans réel navigateur. 103 jours après son départ et nanti d’un joli pactole, le Portugais était amené à devenir un intouchable sur le Rocher. La situation a bien changé…
1,04 point par match
Depuis son retour en janvier dernier, l’ASM a disputé 23 matches toutes compétitions confondues. Pour 5 petites victoires, 9 nuls et 9 défaites. Fâcheux pour un club de ce standing. Au total, le ratio points/matches du champion de France 2017 est tombé à 1,04. Toutes les rencontres ne viennent pas du même contexte, certes, mais la réalité mathématique dément un quelconque "effet Jardim".
Pourtant, les motifs d’espoir étaient nombreux et réels à Monaco en début de saison. Voire légitimes. Avec l’arrivée d’Oleg Petrov aux commandes en février dernier, l’ASM avait retrouvé un patron clairement identifiable et présent - sans forcément s'avancer sur sa compétence. Mieux, malgré de nombreux mouvements dûs à un effectif bien trop large (30 arrivées pour 25 départs), la stratégie monégasque sur le mercato était légèrement plus lisible malgré des recrues arrivées sur le tard.
Monaco reste évidemment un club tremplin. Sa stratégie de scouting, bien qu’affaiblie par le départ de Luis Campos, reste encore valable. Mais pour permettre à des jeunes de se révéler, il faut autre chose qu’une équipe en crise et sans leader. En recrutant Wissam Ben Yedder, nouvelle figure du projet, mais également Gelson Martins, Benjamin Lecomte, Ruben Aguilar ou Tiémoué Bakayoko, la formation rouge et blanc s’est renforcée individuellement. Et s’est offert des joueurs avec déjà de solides références sur le CV.
L’ombre de Puel plane
Après un sauvetage acquis à l’arraché, Jardim avait demandé que son effectif soit plus complet au début du championnat pour éviter le fiasco du début de saison passée. Petrov lui a donné des garanties. Sans pour autant lui laisser le champ libre. L’Equipe expliquait ainsi la semaine passée que le vice-président avait consulté certains membres du groupe pour connaître leur position sur le Portugais et ses méthodes de travail. On a connu soutien plus flagrant.
L’autre mauvaise nouvelle pour Jardim, c’est que l’ombre de Claude Puel plane au-dessus du Rocher. Libre de tout engagement, l’ancien technicien de Leicester apparaît comme une solution de recours immédiate. Connu pour ses qualités auprès des jeunes et du développement de certains joueurs, il présente aussi l’avantage de connaître la maison sur le bout des doigts.
Interrogé samedi par RMC, il a refusé de parler du Monaco actuel et d’un éventuel intérêt sur le poste de Jardim. Avant d’évoquer, de manière plus large, son rapport au club asémite : "J’ai failli revenir deux fois déjà. Ça a été proche, je n’avais pas rejoint le club parce que j’avais l’impression de... faire la boucle. D’y avoir débuté et de terminer en quelque sorte. J’avais refusé. Mais un jour, oui j’aimerais revenir à Monaco parce que c’est mon club de formation, mon club de coeur". Un jour…
Pendant ce temps, fidèle à sa philosophie, Jardim continue de travailler. Il en a vu d’autres. "J'ai l'habitude de ne pas me cacher et de prendre mes responsabilités, a-t-il expliqué après le nul face à Reims. Nous sommes en reconstruction et c'est difficile de passer d'un cycle négatif à un cycle positif. C'est pesant, je préférerais gagner les matches et avoir plus de 80 points comme on l'a fait dans le passé". Son groupe, s’il déçoit largement à l’image d’un Kamil Glik en chute libre depuis le début de saison, ne l’a pas encore lâché. Jusqu’à quand ?
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