Le jeu : A Marseille le ballon, à Paris la finition

Dans le ton, notamment au milieu, l’OM a voulu prendre les choses en main en entamant le match assez haut sur le terrain. Sans Neymar et avec une attaque très verticale, le PSG n'en demandait pas tant. Bien niché dans son 4-3-3, Paris a pris un malin plaisir à lancer sa fusée Mbappé en contre. C’est ainsi que les hommes de Pochettino ont ouvert le score avant qu’Icardi ne symbolise la finition clinique du champion sortant sur une demi-occasion. Le suspense tué dès la demi-heure de jeu, les deux équipes se sont évertuées à rester dans le même rôle. Un OM inoffensif face à un PSG clinique mais une opposition finalement sans histoire.
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Les acteurs: Mbappé-Icardi, tout ce qui manque à l’OM

Ils n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps. Une munition et ça termine au fond. Kylian Mbappé et Mauro Icardi, buteurs sur leur première occasion, ont symbolisé l’écart de niveau qu’il existe entre ces deux équipes. L’OM a été entreprenant et vaillant, à l’image du duo Kamara-Gueye, mais clairement pas assez méchant. En l’absence de Keylor Navas, Sergio Rico n’a clairement pas dégagé une sérénité à toute épreuve.
A Marseille, le pauvre Sakai a encore exposé ses vraies limites sur ce genre de rencontres tandis que Valère Germain aura encore participé à renforcer l’épais brouillard autour de son niveau réel. Décevant malgré quelques fulgurances, Dimitri Payet a quitté les siens après un vilain geste (involontaire) sur Verratti.
S’il n’est pas joueur, Benoît Bastien a eu une incidence certaine sur le score final. Pourtant très pédagogue sur l’ensemble du match, il a oublié deux penalties assez flagrants aux Parisiens (59e et 67e) sans que le VAR n’intervienne. Surprenant.

Le facteur X : l'anticipation marseillaise

C’est un but qui rendrait fou n’importe quel entraîneur. 8e minute : l’OM obtient un corner. Les défenseurs marseillais montent en nombre dans la surface mais personne ne prend leur place. Un duel perdu un peu piteusement par Rongier plus tard, Mbappé est envoyé au paradis par Di Maria. Quatre touches de balle pour passer en revue une défense marseillaise bien trop naïve. Et une ouverture du score presque trop facile pour Paris.

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La stat : 36km/h

Kylian Mbappé a encore été flashé. Selon les compteurs de Canal +, le Français a été chronométré à près de 36 km/h sur l’accélération amenant l’ouverture du score. Sa petite touche délicate pour mettre Hiroki Sakai dans le vent sur son coup de rein est encore plus ahurissante de maîtrise à une telle vitesse. Pas de doute, Mbappé va mieux. Et cela s’en ressent sur ses chronos.

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La décla : Kylian Mbappé au micro de Canal +

"On a laissé des points un peu partout, donc on est obligé d'être concentré pour le prochain match à chaque fois. Les autres années, on aurait pu penser à la Ligue des champions, mais là on doit être concentré sur le championnat, parce qu'on est derrière. C'est peut-être pas plus mal, ça veut dire qu'on va jouer avec intensité. A force de jouer avec intensité, on va arriver en Ligue des champions en étant moins surpris"

La question : Paris a-t-il réussi son test pré-Barça ?

Dans ces duels-là, seule la victoire est belle pourront marteler les Parisiens après coup. La méthode, elle, laisse songeur. Que Paris a-t-il appris de ce match ? Pas grand-chose si ce n’est que sa capacité de nuisance sur les transitions rapides restait l'une des plus violentes d’Europe. A cet égard, en laissant la possession à Marseille, les hommes de Mauricio Pochettino ont pu répéter leur gamme en contre-attaque, un schéma qui risque d’être déterminant lors de son déplacement en Catalogne dans 8 jours.

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Autrement, les enseignements n’ont rien de forcément très rassurant. Si Paris s’est volontiers plié à l’entame de match marseillaise pour mieux piquer en contre, il n’a jamais semblé en mesure de vraiment prendre le contrôle des opérations, affichant une maîtrise au milieu très insuffisante alors que se profilent De Jong, Pjanic, Busquets et autres Pedri.
Les lacunes récurrentes entrevues sous Tuchel semblent encore sous-jacentes dans le Paris de Pochettino. Même face à un OM timoré, Paris n’a jamais été complètement à sa main, concédant encore des situations fâcheuses. Contre Germain, Benedetto ou Rongier, c’est sans conséquence. Contre Messi, Griezmann ou Dembélé, pas sûr que le discours soit similaire…
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