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Ligue 1 - Défaite dans le derby, crise de croissance... : Pourquoi Montpellier n'avance plus
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Publié 31/10/2020 à 16:46 GMT+1
LIGUE 1 - Auteur d'un bon début de saison, Montpellier traverse une période difficile. Le MHSC n'a plus gagné depuis quatre matches. Ses maux sont multiples mais Michel Der Zakarian a peut-être des solutions pour relancer la machine à Saint-Etienne, ce dimanche (13h00).
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Montpellier se voyait déjà dans la course à l'Europe. Mais le MHSC connaît un coup d'arrêt, aux airs de crise de croissance, depuis son échec dans le derby face à Nîmes (1-0). Un rebond est espéré dimanche (13h00) à Saint-Etienne, équipe encore plus malade.
Un effectif conforté, l'arrivée de deux renforts - le gardien Jonas Omlin et l'attaquant Stephy Mavididi -, un départ prometteur matérialisé par une 5e place après quatre journées sous l'impulsion de Teji Savanier : Montpellier était bien parti.
Problème, l'échec du 4 octobre contre le voisin et grand rival nîmois a fait mal. Cette humiliation dans le choc du Languedoc et la gifle dimanche devant Reims (défaite 4-0), premiers faux pas à la Mosson, ont révélé les failles de Montpellier, parasité son élan et fait germer le doute après un début de saison réussi, grâce à trois succès devant Nice (3-1), Lyon (2-1) et Angers (4-1).
"Il ne faut pas se cacher : la défaite face à Nîmes a déclenché notre situation", assure Andy Delort, promu capitaine en l'absence de Vitorino Hilton. "Nous avons été très touchés et avons connu une période de moins bien. Maintenant il faut relever la tête et repartir. Nous avons une très, très bonne équipe. Nous avons les moyens de faire une belle saison. Avant Nîmes, joueurs, staff, supporters : on se voyait tous un peu trop beaux. Maintenant, on ne va pas arrêter le championnat à cause d'une telle défaite", poursuit l'attaquant et buteur, à l'origine d'une explication au coeur du vestiaire cette semaine.
L'avenir de Der Zakarian en question
La défaite face aux Crocos, la première de son histoire à la Mosson en Ligue 1, a froissé l'orgueil du clan Nicollin, aux manettes du club depuis 1974, et mis un terme à l'état de grâce du couple Nicollin - Der Zakarian. Les deux hommes, qui travaillent main dans la main depuis plus de trois ans et le décès du patron Louis Nicollin, s'apprêtent sous peu à étudier l'éventuelle prolongation de contrat de l'entraîneur.
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Le derby, "considéré comme le match le plus important de la saison", a tracé une ligne d'incertitude dans un contexte morose sous l'effet de la crise sanitaire, d'une jauge de spectateurs a minima, de la remise en cause des droits télé par Mediapro et du projet du stade Louis-Nicollin. Au cours des deux ultimes saisons, pour franchir un pallier, Montpellier a fait évoluer le style de son milieu de terrain, où le tandem Ferri-Savanier s'est substitué aux joueurs de devoir qu'étaient Ellyes Skhiri et Paul Lasne.
Cette équipe a troqué le sens des basses oeuvres et le goût du combat, pour la possession du ballon. Révélateur de ce changement, Montpellier, si solide à l'extérieur jusqu'à l'été 2018, n'a remporté qu'un seul de ses 19 derniers déplacements. Cause ou conséquence : la défense de Montpellier, réputée pour sa solidité, a perdu de sa fiabilité, derrière un milieu de terrain moins soucieux du replacement et plus aspiré vers l'avant.
Et maintenant, des changements ?
Cinq exclusions, dont deux pour le capitaine Vitorino Hilton, quatre penaltys concédés, l'arrivée d'un nouveau gardien de but Jonas Omlin, au moins un but encaissé par match : la défense reflète des signes de faiblesse ou l'effritement d'un état d'esprit.
"Ce constat n'est pas nouveau. On doit changer dans les tronches. Il faut avoir envie de se surpasser, de faire les efforts pour ses partenaires. Car, on fait un sport collectif", alerte Michel Der Zakarian, qui a "exprimé son ressenti auprès des joueurs" cette semaine et promet "beaucoup de changements", notamment la première titularisation de Stephy Mavididi.
Forte de la densité nouvelle de son effectif, Montpellier louait la qualité de son banc de touche tant qu'il gagnait. Depuis quatre matchs qu'il ne gagne plus, ses louanges laissent place à la concurrence, à la remise en cause de certains leaders. Suffisant pour provoquer le réveil ?
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