Les Tops

  • Thauvin, monsieur 72%
Ligue 1
Ben Arfa avait un état d'esprit à retrouver, il a maintenant une revanche à prendre
IL Y A 7 HEURES

André Villas-Boas était tout sourire après le succès de l'OM sur la pelouse de Lorient, arguant que son équipe y a fait un très bon match. Tous les observateurs n'ont pas eu la même lecture du succès olympien en Bretagne. Celui-ci doit avant tout à une erreur de Paul Nardi qui a mené au but de Leonardo Balerdi. Mais le portier lorientais a bien été "aidé" par un coup-franc vicieux de Florian Thauvin. Avec cette lointaine offrande, l'international tricolore a porté son total à cinq passes décisives cette saison, le meilleur total de notre championnat. Ajoutez-y trois buts et vous obtenez un joueur impliqué sur huit des onze réalisations de l'Olympique de Marseille en Ligue 1. 72%, donc.

  • Kean, un doublé pour se faire un nom

Kylian Mbappé remplaçant, Moïse Kean a fêté sa deuxième titularisation sous le maillot parisien samedi soir. Et cette fois, le joueur prêté par Everton en a profité pour se faire un nom. Appel tranchant et finition clinique, puis opportunisme sur un caviar de Neymar : le joueur de 20 ans a claqué un doublé en moins de trente minutes pour doucher d’entrée les espoirs de Dijon. Petit bémol, l’international italien n’a touché que 14 ballons, le plus faible total du match. Entré en jeu à moins de 20 minutes du terme, Kylian Mbappé en a négocié presque autant. Voilà donc un axe de progression pour celui qui a montré, samedi, qu’il pouvait être une vraie alternative sur le front de l’attaque parisien. Au moins en Ligue 1.

Moïse Kean

Crédit: Getty Images

  • Boufal, ça promet déjà

Un deuxième match. Et déjà un but. Mais l'important est ailleurs pour Sofiane Boufal. De retour en Ligue 1 après une expérience décevante à Southampton en Premier League, l'ailier international marocain a montré ce vendredi à Rennes quelques brides de tout ce qu'il pouvait apporter à Angers quand il sera à 100%. Même s'il est encore loin de sa meilleure forme et doit retrouver toutes ses sensations physiques, l'ancien Lillois, bien aidé par Stéphane Bahoken, a affiché sur certaines séquences sa capacité à être le dynamiteur d'une équipe d'Angers, qui a su profiter des espaces laissés par le Stade Rennais. Vivement la suite.

  • Un Briand centenaire

Ce n'est pas le plus beau but de sa carrière. Mais qu'importe. Il est historique pour Jimmy Briand. En ouvrant le score en fin de match face à Nîmes sur penalty, l'attaquant bordelais est devenu le 88e joueur de l'histoire à atteindre le cap des 100 buts inscrits dans l'élite française. L'attaquant de 35 ans a disputé son 449e match en entrant en cours de jeu face aux Crocodiles. Deux minutes après son penalty, il a délivré une passe décisive pour Rémy Oudin, assurant ainsi le succès des Girondins. Histoire de prouver, au-delà de son but symbolique, qu'il pouvait encore rendre de précieux services au club bordelais.

Les flops

  • La fébrilité défensive rennaise

Quatre matches toutes compétitions confondues, aucune victoire. Battu par Angers (1-2) en ouverture de la journée, le Stade Rennais marque le pas depuis quelques semaines. Et sa défense n'y est pas étrangère. Malgré la bonne surprise Neyef Aguerd, les Bretons affichent une fébrilité défensive chronique à l'image ce vendredi du deuxième but d'Angers venu sur une mésentente entre Damien Da Silva et Alfred Gomis. Les Rouge et Noir, qui laissent beaucoup d'espace dans leur dos avec leur désir de jouer haut, n'arrivent plus à garder leur cage inviolée depuis quatre matches maintenant. Et forcément, ils en font les frais.

  • Le Tallec et Montpellier voient rouge

Son coup de sang juste avant la pause a tué les derniers espoirs de Montpellier face à Reims dimanche (0-4). Auteur d’un vilain geste d’humeur, Damien Le Tallec a laissé les siens à neuf contre onze alors qu’ils étaient déjà menés 3-0. En tout début de rencontre, le vétéran Hilton avait également été renvoyé aux vestiaires pour une faute plus "classique" en position de dernier défenseur. Résultat, les Héraultais comptent désormais cinq cartons rouges – deux pour Hilton - depuis le début de saison, dont quatre concédés en première période. Sans surprise, le MHSC n’a jamais gagné en voyant rouge avant la pause. Michel Der Zakarian sait sur quoi insister…

Damien Le Tallec, expulsé contre Reims après un geste d'humeur

Crédit: Getty Images

  • Saint-Etienne, la panne d’inspiration

On pourrait évoquer les difficultés défensives des Verts, qui ont pris au moins deux buts lors de leurs cinq derniers matches, étant orphelins de Wesley Fofana et décimés par les absences dans ce secteur. Mais la formation de Claude Puel a un autre gros problème : elle n’est plus dangereuse. Avec un seul but inscrit sur les quatre derniers matches, les Stéphanois ne peuvent pas espérer mieux. Plus inquiétant encore, les Verts ont été incapables de cadrer la moindre frappe sur la pelouse de Metz dimanche (2-0). L’ASSE semble particulièrement en difficulté loin de ses bases puisqu’elle avait déjà bouclé son dernier déplacement à Lens, début octobre, avec un seul tir cadré. Tellement maigre.

  • Le plan raté de Kovac

On sait l’Olympique Lyonnais particulièrement gêné quand il s’agit de s’attaquer aux blocs bas. On a vu les Gones particulièrement briller dans l’art du jeu de transition lors du Final 8 de la Ligue des champions à Lisbonne. Pourtant, dimanche soir, Niko Kovac a décidé de donner des consignes très claires à ses hommes : du jeu, de la projection, du monde dans la surface adverse. Mais en une mi-temps, l’ASM a pris l’eau. L’OL s’est contenté de 27% de possession de balle et de quatre tirs cadrés pour marquer… quatre fois. L’affaire était pliée. La formation de Rudi Garcia a parfaitement profité des espaces trop importants laissés par la défense asémiste, coupable d’erreurs flagrantes. Le plan de Kovac et son application n’étaient pas à la hauteur dimanche.

Niko Kovac

Crédit: Getty Images

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