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Pectoral, semaine noire et chiffre magique : les tops et flops de la 16e journée de Ligue 1
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Publié 21/12/2020 à 00:34 GMT+1
LIGUE 1 - Charles Traoré qui marque du pectoral, la semaine noire de l'OM, le chiffre 3 qui sourit au Stade Rennais. Voici les tops et les flops de la 16e journée.
Pectoral, semaine noire et chiffre magique : les tops et flops de la 16e journée
Crédit: Eurosport
LES TOPS
Si Metz a enchaîné un troisième match sans défaite samedi, grâce à une deuxième victoire consécutive contre Lens (2-0), c’est en bonne partie grâce à Farid Boulaya. Le milieu algérien a offert sa deuxième passe décisive de la saison, avant de tuer le suspense en fin de rencontre. Celui qui avait déjà marqué contre Saint-Etienne puis Lyon confirme donc qu’il est particulièrement à l’aise lorsque les Grenats reçoivent. Mais avec sept passes clés face aux Sang-et-Or, l'ancien de Clermont a surtout affiché une fois de plus toute sa qualité dans la zone de vérité. Avant la 15e journée de Ligue 1, Opta indiquait d’ailleurs qu’il était le joueur qui effectuait le plus de passes vers la surface adverse. Samedi, il a encore soigné ses statistiques dans le domaine…
Memphis Depay est intenable en ce moment. S’il était quelque peu passé au travers contre le Paris Saint-Germain, le Néerlandais a toutefois marqué lors de trois de ses quatre derniers matches de Ligue 1, avec un nouveau penalty inscrit à Nice samedi soir (1-4). Le voilà désormais à huit réalisations et quatre passes décisives en 16 matches cette saison. Comme le soulignent nos confrères d’Opta, l’ancien de Manchester United est désormais impliqué dans 87 buts en Ligue 1 depuis son arrivée en France, en janvier 2017. Seul Kylian Mbappé a fait mieux sur la période. Des statistiques plus que correctes, oui, mais aussi un rôle prépondérant dans l’animation du 4-3-3 de Rudi Garcia. Indispensable, on vous dit…
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Garcia et la position de leader de l'OL : "Ne vous inquiétez pas pour nos ambitions"
Video credit: Perform
Renaud Emond transparent, Ludovic Blas peu en vue, les Canaris n’ont pas pu s’appuyer sur leur secteur offensif pour revenir contre Angers (1-1). Alors, ils ont attendu le temps additionnel… et leurs défenseurs. Sur un ultime centre d’Andrei Girotto légèrement dévié, Paul Bernardoni s’est jeté pour tenter de repousser le danger. Mais alors que le ballon traînait, Charles Traoré a contré un dégagement de la poitrine pour arracher l’égalisation, non sans réussite. Mais avec le cœur. Ou du moins, le pectoral gauche.
Brest continue d’offrir du spectacle dans ses rencontres. Et de varier les plaisirs. Dimanche, Romain Philippoteaux et Brendan Chardonnet ont tous deux inscrit leur premier but de la saison – pour Brest, puisque le premier avait marqué avec Nîmes. Les 9e et 10e buteurs différents cette saison pour la formation d’Olivier Dall’Oglio, qui a le mérite de parfaitement gérer la rotation de son effectif. Romain Faivre et Franck Honorat occupaient les couloirs ces dernières semaines ? Philippoteaux a été titulaire et décisif deux fois en cinq jours. Faivre, lui, a appris à marquer en sortie de banc. Et tout le monde en profite.
Vainqueur à Lorient (0-3), le Stade Rennais a définitivement prouvé qu’il retrouvait des couleurs. Le club breton vient de s’offrir un troisième succès de rang en Ligue 1, après avoir vécu des semaines très compliquées au moment de la découverte de la Ligue des champions. Face aux Merlus, les hommes de Julien Stéphan ont inscrit trois buts dans un même match pour la première fois depuis… bientôt trois mois. C’était sur la pelouse de l’AS Saint-Etienne, le 26 septembre dernier. Cerise sur le gâteau, ils l’ont fait sur leurs trois premiers tirs cadrés.
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Damien Da Silva (Stade Rennais) célèbre son but contre Lorient en Ligue 1
Crédit: Getty Images
FLOPS
Il y a un peu plus d’une semaine, au sortir d’une victoire contre Monaco (2-1), on voyait l’OM là où il était : haut, du moins au classement. L’idée d’aller chiper la première place une fois ses deux matches en retard disputés commençait même à pointer le bout de son nez. Mais après deux contre-performances en quatre jours, le discours a changé. Les perspectives aussi. La défaite à Rennes (2-1) a été suivie d’un nul contre un Stade de Reims qui a marqué sans tirer et n’a ensuite fait que défendre (1-1). Frustrant, à l’image de toute une semaine qui aura vu la formation d’André Villas-Boas griller deux jokers. Timoré en Bretagne, pas assez inspiré contre le club champenois, Marseille n’a par ailleurs pas rassuré dans le contenu.
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Florian Thauvin
Crédit: Getty Images
Il fut un temps où l’AS Saint-Etienne était pointée du doigt pour son incapacité à créer le danger. Dimanche, elle a déplacé le problème face à Nîmes. Les Verts n’avaient plus cadré autant de frappes dans un match (9) depuis avril 2019, et ont eu les occasions de se simplifier grandement la rencontre. Wahbi Khazri a eu la balle de break au bout du pied en début de match, Ryad Boudebouz a manqué un penalty qui aurait permis aux Stéphanois de reprendre l’avantage. Et Denis Bouanga, lui, n’y arrive toujours pas. Entré en jeu à une demi-heure du terme, l’ailier des Verts a eu l’opportunité de marquer, enfin. Mais Baptiste Reynet l’a écœuré, l’obligeant à boucler un 13e match de suite sans marquer en Ligue 1…
Monaco pourra-t-il tenir la cadence par la simple force du talent individuel de sa doublette Volland-Ben Yedder ? C’est la grande question que doit se poser Niko Kovac. Si ses hommes ont tenu face à Dijon (0-1), lanterne rouge trop maladroite pour espérer mieux, le contenu monégasque est bien trop minimaliste pour que l’ASM s’en contente. Pour l’instant, ça tient. Mais attention à ne pas trop se reposer sur un duo qui ne peut pas tout porter.
C’est un stade où l’ambiance est chaude, les duels âpres et où l’oxygène vient parfois à manquer. Une forteresse pas imprenable mais clairement intimidante qui a permis à Strasbourg de faire le plein de points les saisons passées (7 victoires en 2019-20). Mais, sans public, les hommes de Thierry Laurey n’ont pas ce supplément d'âme à même de les sublimer. Battu par Bordeaux à la Meinau (0-2), le RCSA continue de galérer à domicile cette saison avec une toute petite victoire mais surtout cinq défaites. Qui a dit que les supporters n’influaient pas sur les résultats ?
Ce n’est pas par plaisir que Christophe Galtier et Thomas Tuchel ont pesté à propos de la fatigue de leurs hommes à l’issue du nul entre Lille et le PSG (0-0). Ni un hasard. Car dimanche soir, Paris a encore perdu trois joueurs sur blessure. Presnel Kimpembe est sorti touché aux ischios-jambiers de la jambe droite, tout comme Layvin Kurzawa. Alessandro Florenzi souffre de son côté de la cheville gauche après avoir subi un tacle… de Thilo Kehrer. Reste évidemment à connaître les durées d’indisponibilité, si indisponibilités il y a. Mais Paris n’avait vraiment pas besoin de ça.
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