Spectacle garanti ? Samedi, les deux seules équipes de Ligue 1 à compter plus de 100 tirs cadrés après 19 journées vont s’affronter : Lens (105) reçoit Rennes (102), dans une affiche qui promet ainsi, entre deux formations plutôt séduisantes depuis le début de l’exercice. Bruno Genesio n’a pas renié ce côté "sexy", vendredi en conférence de presse. Mais il aimerait qu’il soit couronné de résultats encore meilleurs, pour des Rennais qui occupent la quatrième place du championnat à mi-parcours.
L’ex-entraîneur de l’OL identifie un point central, dans sa quête de progression : "Nos temps faibles, qu’ils durent 5 minutes, 10 minutes, ou 15 minutes, très souvent, on les traverse avec un but encaissé ou un penalty concédé." Même en contrôlant globalement les débats, son groupe doit apprendre à plier sans rompre : "Très peu d’équipes peuvent dominer leur sujet pendant une heure et demie sans jamais être plus bas, acculées sur leur but. On doit être capables de faire mieux dans ces situations-là."

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"On aurait tout aussi bien pu gagner 1-0…"

"Contre Monaco (défaite 2-1, NDLR) et Nancy (1-1, puis élimination aux tirs au but en Coupe), je n’ai pas eu l’impression que l’équipe d’en face s’est créé énormément d’occasions de but… mais à chaque fois, on a été sanctionnés, soit par des erreurs de placement, soit par des fautes d’inattention", poursuit le technicien de 55 ans. Contre l’ASNL, le week-end dernier, c’est surtout la maladresse rennaise qui a sauté aux yeux, à l’image de celle de Serhou Guirassy, qui a manqué une pléiade d’opportunités.
Bruno Genesio n’évacue pas le problème de l’efficacité. Mais il insiste : bétonner quelques instants peut aussi servir. "Même si on aurait dû, ou pu, mener par deux ou trois buts d’écart, voire plus, à la mi-temps ou en fin de match, on aurait tout aussi bien pu gagner 1-0 et on n’a pas su le faire", déplore-t-il. Le problème est double : Rennes peine autant à tuer les rencontres qu’à les gagner petitement. C’est presque le carton ou rien. Les quatre dernières victoires des Rouge et Noir en Ligue 1 l’illustrent : 4-1, 2-0, 0-2, 0-5.

"On aime bien jouer au football et il faut continuer à développer ça"

Genesio étaye son propos par un autre exemple : "Je me souviens aussi du match à Troyes (2-2, le 31 octobre dernier en L1, NDLR), on mène très rapidement 1-0, on a des occasions pour mener 2 voire 3-0, puis on prend deux buts, juste avant la mi-temps." Chercher à rester attrayant et à devenir plus solide n’est en rien une injonction paradoxale à ses yeux : "On aime bien jouer au football et il faut continuer à développer ça, à encourager ça. Mais on doit aussi être capables d’aimer défendre un résultat, gagner 1-0 en défendant un peu plus bas parfois, en étant plus solidaires."
"On a travaillé sur l’aspect défensif cette semaine. Je pense que c’est aussi une question de mentalité", ajoute-t-il. Le déclic espéré par le coach rennais se situe donc dans la tête : "On doit acquérir une mentalité – je vais employer un mot un peu bizarre – de chien quand on n’a pas le ballon, et être capables de dégager dans la tribune s’il faut, où sortir un ballon de la tête sur un duel, même si ce n’est pas très beau." Une petite concession qui pourrait avoir de grandes conséquences.

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