Ligue 1 | Les tops et flops de la 25e journée - Moffi à la Balotelli, l'anti-Still, Der Zak' comme Digard

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LIGUE 1 – Alors que Amin Sarr a montré quelques promesses avec Lyon, Terem Moffi a répondu aux critiques de manière fracassante avec Nice contre Monaco. Abdel Bouhazama, le coach d'Angers, connait lui une réussite diamétralement opposée à celle de Will Still. Enfin, Leo Messi et Kylian Mbappé ont signé une oeuvre d'art face à un OM méconnaissable. Nos tops et flops de la 25e journée de L1.

Moffi à la Balotelli, l'anti-Still, Der Zak' comme Digard : les tops et les flops

Crédit: Getty Images

Les tops

Le talent a parlé. Kylian Mbappé et Leo Messi ont rayonné dans la victoire du PSG à Marseille. Ils ont brillé ensemble. Le Français a signé un doublé sur deux passes décisives de l'Argentin, lui aussi buteur sur un service de l'attaquant tricolore. Un duo magique, à l'image du troisième but sur un une-deux exceptionnelle. La passe piquée de la Pulga par-dessus la défense, la reprise de volée parfaitement croisée du gamin de Bondy… un véritable chef-d'œuvre pour sceller la victoire parisienne dans un Vélodrome médusé. Du grand art.
Est-ce le début d'une belle histoire ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais Amin Sarr a montré des choses convaincantes face à Angers (1-3). Sur la pelouse angevine, l'attaquant suédois de 21 ans, arrivé cet hiver d'Heerenveen, a signé une entrée percutante. Lancé à la 67e en même temps que Jeffinho - l'autre recrue des derniers jours du mercato qui a lui montré quelques aptitudes intéressantes -, il a alors été de tous les bons coups. Avec un but sur une projection bien sentie de Maxence Caqueret, et une passe décisive pour Barcola, il a pris date. On attend maintenant la confirmation.
Un nul qui fleure la victoire. Après deux victoires devant Brest (3-0) et Troyes (0-1), le Montpellier de Michel Der Zakarian faisait face à son premier gros test samedi contre Lens. Résultat, une intensité et un engagement communicatif qui ont suffi à accrocher les Artésiens et conserver le nul (1-1). Un gardien retrouvé (Lecomte), un état d'esprit irréprochable, l'effet "Der Zakarian" trouve des similitudes dans l'électrochoc né de l'arrivée de Didier Digard sur le banc de l'OGC Nice. Invaincu depuis son retour chez les Pailladins, Der Zakarian a permis aux Héraultais de prendre un bon bol d'air sur la zone rouge (+8).
Jusque-là, Terem Moffi n'avait pas convaincu. La recrue la plus chère de l'histoire de Nice - 30 millions d'euros dont cinq de bonus - tardait à répondre aux attentes. Lors de ses trois premières titularisations, l'ancien Merlu de 23 ans n'avait pas encore trouvé ses marques. Mais dimanche, il a mis tout le monde d'accord. Exploitant à merveille la profondeur, comme l'espéraient les Aiglons en le faisant venir, il a marqué ce derby face à Monaco (0-3). De son empreinte avec deux buts et une passe décisive. Il rejoint en plus un certain Mario Balotelli, le dernier à avoir signé un doublé lors du derby azuréen à Louis-II en Ligue 1.
Le Stade Rennais a pu compter sur deux hommes forts dimanche pour s'offrir un nouveau derby contre le FC Nantes (0-1). Deux hommes d'un côté et de l'autre du terrain. Dans le but, Steve Mandanda a ainsi frustré les Nantais en signant pas moins de sept parades. Et dans l'autre surface, c'est Jérémy Doku qui a fait le bonheur des Rouge et Noir. Épargné par les pépins physiques actuellement, le Belge enchaîne enfin. Et ça se voit depuis quelques rencontres. Déjà déterminant face au Shakhtar Donetsk jeudi sans que Rennes n'en récolte les fruits avec une élimination, il a cette fois-ci été récompensé de ses efforts avec un but, son premier de la saison en L1.

Les flops

Le non-match par excellence. Toulouse a échoué dans tous les aspects du jeu à Reims. Collectivement et individuellement. La glissade d'Anthony Rouault ou le ballon perdu par Stijn Spierings, deux erreurs qui ont offert un break d'avance aux Rémois après seulement sept minutes de jeu, ont surtout traduit le manque d'agressivité et de concentration de l'ensemble de l'équipe toulousaine, encore coupable d'une faute de marquage assez grossière sur le troisième but des hommes de Will Still. A l'arrivée, le Téfécé a pris une fessée largement méritée. Et sa première mi-temps flamboyante face à l'OM ressemble déjà à un lointain souvenir.
Il y a des changements de coach qui portent leurs fruits de manière spectaculaire. Will Still, invaincu depuis 17 matches en championnat avec Reims, en est l'exemple parfait. Et puis il y a ceux qui n'apportent strictement rien. Bien malgré lui, Abdel Bouhazama incarne le phénomène. Face à Lyon (1-3), le coach d'Angers a enregistré sa 8e défaite en 10 matches sur le banc du SCO, pour deux nuls. Soit deux points pris sur trente possible. Les Angevins en comptaient 8 en 15 rencontres au moment de sa prise de fonction à la place de Gérald Baticle. Ce n'était déjà pas brillant, mais la situation a encore empiré. Bouhazama n'est certainement pas le seul responsable. Juste le symbole d'un club qui s'enfonce inexorablement quels que soient ses choix. Contrairement à Reims.
Une pub dont la L1 n'a définitivement pas besoin. Le match entre Lille et Brest a non seulement laissé les amateurs de jeu sur leur faim, mais il a surtout donné lieu à des attitudes déplorables. On ne parlera même pas des ballons envoyés volontairement sur le terrain par des membres du staff lillois pour interrompre la rencontre en fin de match, dans la mesure où les Brestois n'ont pas ménagé leurs efforts pour gagner du temps quand ils étaient en tête au score. Des échauffourées entre joueurs, des entraîneurs qui s'invectivent, une nervosité excessive chez tous les acteurs… personne n'a adopté un comportement digne d'un match de L1. Immature et détestable.
On ne les a pas reconnus. Marseille a choisi le pire moment pour afficher son plus mauvais visage, dans un choc face au PSG déterminant pour la course au titre. L'OM est passé à côté de l'événement dans tous les aspects du jeu. Un collectif délité, un pressing à contretemps, des lacunes défensives indignes d'un candidat à la Ligue des champions, une imprécision technique qui a fini par désespérer le Vélodrome... Les hommes d'Igor Tudor n'avaient certainement jamais autant raté un match depuis le début de la saison. C'était justement celui qu'il fallait le mieux réussir.
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Les joueurs de l'OM après la défaite face au PSG au Vélodrome (0-3) - Février 2023

Crédit: Getty Images

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