Anthony Lopes (Lyon) : "Personne ne m'a prévenu que ma place était remise en question"
Gardien de l'Olympique Lyonnais depuis plus de dix ans, Anthony Lopes ne s’assoit désormais même plus sur le banc pour suivre les matches de son équipe de cœur. Le Portugais de 34 ans a vu Lucas Perri lui passer devant pour le poste de titulaire et l'OL recruter Rémy Descamps en doublure. Il s'est confié à L'Équipe sur cette situation très amère pour lui.
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C'est l'histoire d'un déclassement, celui d'un homme qui a l'Olympique Lyonnais chevillé au corps et que l'on a gentiment poussé vers la sortie en lui mettant dans les pattes un numéro un bis en janvier avant de le sortir de la hiérarchie des gardiens à l'été. Le club rhodanien aurait voulu, selon ses dires, voir partir Anthony Lopes cet été mais il n'en a rien été et la situation, celle d'un historique relégué à un rang insignifiant, crée beaucoup de frustrations et de remous.
Lopes sort du silence ce mardi dans les colonnes de L'Equipe alors que le nouveau gardien de l'OL, Lucas Perri, vit une période compliquée avec notamment cette mauvaise relance qui a participé à la défaite face à l'OM. "Je pense tout simplement que je ne fais pas partie de la hiérarchie des gardiens de but à l'OL, estime le Portugais de 34 ans. Je suis à la place qu'on m'a donnée, c'est-à-dire aucune." Si Perri s'installait régulièrement sur le banc derrière lui l'an dernier, Lopes a été relégué bien plus loin avec notamment l'arrivée de Rémy Descamps au poste de doublure.
Soutien des Bad Gones et tensions internes
"J'aimerais dire que personne ne m'a prévenu que ma place était remise en question, lâche l'homme aux 489 matches avec le maillot lyonnais. On ne m'a clairement rien annoncé en janvier. Je préfère rétablir la vérité à ce niveau-là." Sur ce point, l'OL a répondu, assurant avoir "bien informé Anthony Lopes et ses représentants de la situation et des évolutions sportives." Le club jure même qu'il a essayé d'aider son joueur à trouver une porte de sortie en promettant de le libérer à un an de la fin de son contrat.
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De son côté, Lopes reconnaît avoir sans doute mis trop de temps à accepter l'idée d'un départ. "À partir du moment où j'ai compris que le club ne comptait absolument plus sur moi, j'ai ouvert toutes les portes", dit-il mais les opportunités au poste de numéro un ne se sont pas présentées. C'est de chez lui qu'il assiste à la plupart des matches de son club. Quand les Bad Gones, le groupe de supporteurs le plus influent au Groupama Stadium, lui rendent hommage, Lopes le partage sur ses réseaux sociaux, ce qui a encore accentué la tension entre le club et lui. "Le soutien des supporters est le seul qu'il me reste encore au club", assure-t-il enfin.
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