Ligue 1 | Le PSG toujours plus caricatural lors de son nul face à Nantes (1-1)
Par Julien Pereira
Mis à jour 01/12/2024 à 09:36 GMT+1
Il n'y a pas deux PSG si différents entre la Ligue des champions et la Ligue 1. Battu par le Bayern en milieu de semaine, le club de la capitale a livré samedi, face à Nantes (1-1), une prestation digne de ses autres performances au niveau européen. Les hommes de Luis Enrique ont dominé sans véritablement donner l'impression qu'ils méritaient de gagner. Encore une fois.
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Video credit: Eurosport
Sur le papier, c'était une affiche banale. Dans les faits, beaucoup moins. Parce que le PSG sortait d'une nouvelle soirée difficile en Ligue des champions, et parce qu'il disputait-là son premier match, depuis le mois d'août, avec un véritable spécialiste au poste d'attaquant de pointe, cette rencontre de la 13e journée de Ligue 1 face à Nantes (1-1) revêtait un certain intérêt. Elle n'a permis que de voir une équipe parisienne enfermée dans ses problèmes qui ne dépendent pas que de l'absence d'un homme providentiel, mais bien d'un collectif enfermé dans des principes. Ceux de son entraîneur.
On a longtemps cherché, et sans doute à tort, ce qui justifiait que ce PSG soit si tueur en Ligue 1 et si maladroit en Ligue des champions - du moins, face aux adversaires qui lui sont inférieurs. La thèse d'analyses biaisées par des scénarii de matches trompeurs (le 3-0 contre Toulouse avec deux buts très tardifs, par exemple) mérite peut-être un peu plus de crédit après cette nouvelle "drôle" de prestation face aux Canaris. "Drôle", car caricaturale.
Cinq ou six occasions nettes !
Jamais, depuis que le statisticien Opta analyse notre championnat (2006-2007), une équipe n'avait eu une possession aussi élevée que le PSG ce samedi soir (84,1%). "Il s'est passé ce que nous avons tous vu, a soupiré Luis Enrique au micro de DAZN après la rencontre. Nous avons complètement dominé la partie contre une équipe nantaise qui a bien défendu. Nous nous sommes créés une infinité d'opportunités pour que le résultat soit différent."
Les matches se suivent, se ressemblent, comme les analyses de l'entraîneur espagnol. C'est sans doute parce que les autres, communs des mortels, ne peuvent rien y comprendre qu'il existe d'autres impressions. Paris a, comme souvent, donné le sentiment qu'il aurait pu jouer des heures de plus sans rien changer au score. Ses 2,56 xG du soir, qui permettent au club de la capitale de tenir sa moyenne en Ligue 1 (2,65) serviront encore de socle pour un technicien convaincu que son équipe est sur la bonne voie car elle se crée des occasions. "Aujourd'hui, en première période, il y a eu cinq ou six occasions nettes", a assuré l'ancien coach du Barça.
Paris, pas si fort que cela ?
En réalité, sur les 24 tirs parisiens face au FCN, seuls 5 ont une valeur statistique suffisamment intéressante pour être considérés comme des situations notables :
- l'ouverture du score d'Hakimi (2e)
- une frappe de Vitinha, sur Carlgren, après un centre en retrait de Barcola (10e) ;
- un tir excentré de Hakimi (23e) ;
- une reprise de la tête d'un Barcola sur le reculoir mais proche du but (41e) ;
- une tentative trop appliquée de João Neves (56e).
- une frappe de Vitinha, sur Carlgren, après un centre en retrait de Barcola (10e) ;
- un tir excentré de Hakimi (23e) ;
- une reprise de la tête d'un Barcola sur le reculoir mais proche du but (41e) ;
- une tentative trop appliquée de João Neves (56e).
Le reste ? Des tentatives sans conviction, des tirs un peu forcés... "Avec le ballon et défensivement, nous travaillons bien, a admis Fabian Ruiz au micro du diffuseur. Nous faisons des bons matches mais je pense qu'il nous manque un peu de tranquillité devant le but."
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Video credit: Eurosport
Finalement, ce PSG n'est que ce qu'il est : une équipe bourrée de stéréotypes si ancrés que la présence de Gonçalo Ramos n'y a rien changé. Le Portugais a assez peu été trouvé (28 ballons touchés sur l'ensemble de la rencontre) car il n'a que rarement été cherché. Les rares fois où il a été sollicité, l'ancien buteur du Benfica a fait ce qu'il a pu, dans un rôle de pivot avec lequel il ne fera pas de miracles aux côtés des joueurs qui l'entourent. En Ligue 1, Paris a de la marge mais il n'est peut-être pas aussi fort que certains de ses résultats ont laissé penser. Et que son entraîneur veut bien nous le faire croire.
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Paris Saint-Germain
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FC Nantes
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