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Noyé par Toulouse (0-2), le navire rennais ne tangue plus, il coule : "On a manqué de tout"
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Publié 10/11/2024 à 21:09 GMT+1
Le Stade Rennais a tendu l'autre joue, une semaine après la gifle reçue à Auxerre (4-0) en s'inclinant à domicile dimanche face à Toulouse (0-2). Le départ de Julien Stéphan sur le banc n'a pas eu le premier effet escompté, alors que son successeur évoqué, Jorge Sampaoli, a assisté au piètre spectacle en tribunes. Et le mal semble profond pour le SRFC.
"Sampaoli, un chanteur de heavy metal qui arrive dans une chorale pour enfants"
Video credit: Eurosport
Un tour d'honneur dans un stade quasi complètement vide, une bronca à la pause… Le Roazhon Park rennais a passé un sale après-midi. Le match face à Toulouse une semaine après avoir été laminé à Auxerre était l'occasion idéale de retrouver un peu de couleurs quelques jours après l'éviction de Julien Stéphan. Au lieu de cela, le Stade Rennais a de nouveau été dominé, et assez copieusement (0-2). Le futur entraîneur annoncé, Jorge Sampaoli, qui a assisté à la rencontre en Bretagne, a pu constater toute l'étendue de la tâche qui l'attend.
"On est dans un moment compliqué, a volontiers admis le défenseur Alidu Seidu sur DAZN. Aujourd'hui, on voulait renverser le truc, ça n'a pas marché. C'est à nous de faire plus. C'est dur, c'est à nous de continuer à travailler. On a honte aujourd'hui. Les supporters ne sont pas contents… C'est à nous de renverser le truc."
But gag et "suffisance"
Rennes a pourtant eu le ballon, et pas qu'un peu : 67% de possession et le double de passes réussies par rapport aux Toulousains. Mais les Bretons ont pourtant été moins dangereux, se procurant moins d'occasions, et subissant les vagues du TFC, en particulier en première période. Les deux buts toulousains dans ce premier acte en disent long sur la fébrilité de l'arrière-garde rennaise. Il n'a fallu qu'une touche et un centre en retrait pour que Joshua King n'inscrive son troisième but sur les quatre derniers matchs du TFC. Puis à peine plus de passes, trois seulement pour remonter 60 mètres et voir Baptiste Santamaria et Steve Mandanda ne pas se comprendre sur une frappe d'Aron Donnum.
"On a fait preuve d'un peu de suffisance, a estimé Baptiste Santamaria sur DAZN. On prend le premier but sur une touche, on n'a pas le droit tout simplement. On a aussi manqué de lucidité devant le but." "Prendre un but comme on le prend sur le premier, c’est interdit, abonde l'entraîneur du soir, Sébastien Tambouret, habituellement en charge de la réserve, dans des propos rapportés par Ouest-France. On s’est mis dedans tout seul."
"On n’aime pas quand on ne rend pas les gens heureux, a poursuivi Tambouret. On ne se sent pas bien. On a manqué d’orgueil, de courage, de solidarité, de tout. Il y a sûrement eu un manque d’intensité dans tout ce qu’on a fait et un manque de concentration. Les joueurs sont tous peinés par la situation, malheureux par rapport à ça et savent qu’ils doivent tous faire plus. On donne des mots forts sur la globalité, mais j’ai vu des mecs capables de faire des choses à l’entraînement. Mais arrivés ici, devant leur public, ce n’est pas sorti."
Un manque d'intensité, cela ne passera sans doute pas avec celui qui doit être officialisé comme le nouvel entraîneur rennais dans les prochaines heures, Jorge Sampaoli. L'Argentin, ancien technicien de l'OM, attend beaucoup de ses joueurs, en volume de course, comme en caractère. Tout ce qui manque, ou presque, aux Rouge-et-Noir ces dernières semaines.
"C'est à nous de nous donner les moyens de faire plus et répondre à ses exigences, a expliqué Amine Gouiri en zone mixte. On a besoin d'être secoué, j'espère qu'il va nous apporter ça. C'est aussi à nous, à chaque joueur, de faire plus parce qu'on ne fait pas assez. On essaie de faire bien, mais on fait mal les choses, les uns après les autres, et on ne prend pas assez de risques. On est une équipe un peu malade."
Si Alidu Seidu veut rester positif en soulignant le talent de l'effectif du SRFC et le calendrier encore conséquent, l'heure n'est plus à la patience. Rennes est 13e à la trêve internationale de novembre, deux points au-dessus de la ligne de flottaison, quatre seulement devant la lanterne rouge Montpellier.
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