"Je me sens plus libre" : Folarin Balogun, premier des numéros 9 à Monaco depuis l'arrivée de Sébastien Pocognoli

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Buteur providentiel à Bodø, mardi (1-0), Folarin Balogun s'impose sans faire de bruit comme le numéro 1 à la tête de l'attaque du Monaco de Sébastien Pocognoli. Son bon début de saison (4 buts, 2 passes décisives) et la perte de vitesse du Danois Mika Biereth pourraient favoriser un retour au premier plan de l'Américain, en difficulté depuis son arrivée sur le Rocher à l'été 2023.

Folarin Balogun face au Club Bruges

Crédit: Getty Images

Il y a tension sur le marché de la pointe de l'attaque, à Monaco. Depuis l'arrivée de Sébastien Pocognoli à la tête de l'ASM, l'équipe n'évolue plus qu'avec un seul attaquant dans l'axe, suppléé par deux numéros 10, dans un 3-4-2-1 caractéristique. De ce durcissement soudain de la concurrence – Adi Hütter évoluait régulièrement avec deux attaquants axiaux –, Folarin Balogun pourrait bien sortir gagnant.
Le buteur américain de 24 ans a été titularisé lors de quatre des six premiers matchs de l'ère Pocognoli, pour quatre buts inscrits. Le premier de ses concurrents, Mika Biereth, n'a débuté que face au Paris FC (défaite 1-0) et Angers (match nul 2-2). Le Danois n'a marqué qu'une seule fois : le vent serait-il en train de tourner ?
Pour sûr, un Folarin Balogun à plein régime est une arme létale. Depuis cet été, l'ancien Rémois s'est remis sur de bons rails, après de multiples blessures et la folle série de son compère danois, la saison passée.
On l'a beaucoup vu revenir aux 16 mètres
Son but plein d'autorité face à Bodø/Glimt (victoire 1-0 de l'ASM), ce mardi en Ligue des champions, est venu confirmer son bon début de saison, ponctué de quatre buts et deux passes décisives. Après la rencontre, en Norvège, son entraîneur se disait conquis.
"Il a été très courageux dans le travail de pressing, de repli défensif, a détaillé Pocognoli. On l'a beaucoup vu revenir aux 16 mètres, ce qui montre déjà un grand esprit collectif, et c'est ce que j'ai directement aimé chez Balo' dès mon arrivée. Il a été clinique au moment où il fallait, avec un but qui lui est propre. Je suis content de sa prestation."
Ce sens du collectif, qui complète ses qualités à la finition, est salué par ses coéquipiers. Thilo Kehrer apprécie que ses attaquants "travaillent beaucoup pour l'équipe. Lorsque l'on parle de clean sheet, c'est aussi grâce à eux", avait-il avancé, après le succès à Bodø.

Quatre hommes pour une place

La contribution à l'effort défensif est un prérequis dans ce Monaco. Questionné la semaine passée sur les actions qui représentent sa "patte", à l'ASM, Sébastien Pocognoli avait cité sans hésiter "le premier but à Angers (inscrit par Balogun, NDLR). Il vient d'un pressing collectif vers une transition."
Jusqu'ici, le Belge est resté diplomate quant à la hiérarchie à la tête de son attaque. Le sujet est sensible : quatre joueurs se disputent la place, avec Balogun et Biereth, mais aussi les jeunes Georges Ilenikhena (19 ans) et Paris Brunner (19 ans également).
À son arrivée sur le Rocher, l'entraîneur belge avait considéré la possibilité d'associer deux pointes : "Mon système de jeu est modulable. Si on suit ce que j'avais fait à l'Union Saint-Gilloise, on avait d'abord commencé en 3-5-2 puis en 3-4-3 avec deux numéros 10 ou deux attaquants décalés. On a aussi évolué en losange. […] C'est ainsi tout à fait possible de jouer à deux attaquants. Mais encore une fois, tout ça est décidé par rapport à ce que je vois sur le terrain, des qualités des joueurs et leur complémentarité."

22 buts en 40 matchs avec Reims

Au vu de ses choix tactiques, jusqu'ici, la "complémentarité" entre les axiaux n'a pas convaincu. Au contraire de profils plus reculés comme Maghnes Akliouche, Alexandr Golovine ou Takumi Minamino, qui se relaient gaiement derrière l'attaquant.
Devant eux, Balogun avance sereinement, épaulé par son coach et Kevin Mirallas, nouvel adjoint et ancien ailier international. "Je me sens aujourd'hui plus libre et avec davantage de responsabilités. C'est [Pocognoli] un entraîneur exceptionnel, il nous apporte beaucoup d'idées, de la créativité et de la liberté. Il est aussi très exigeant."
Si "Balo" retrouve le rendement de ses heures rémoises (22 buts en 39 matchs, en 2022-23), quelques envies d'ailleurs pourraient vite naître dans l'esprit de ses rivaux…
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"La décision la plus scandaleuse, c’est le but refusé à Lookman"

Video credit: Eurosport


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