Ligue 1 - La grande démission de l'OM à Nantes : "On était vides"

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Une humiliation. Obligé de l'emporter pour conserver un infime espoir de qualification pour la Ligue des champions, Marseille a été ridiculisé à Nantes (3-0) ce samedi après-midi. Ce, au bout d'un match où l'ensemble des joueurs a choisi de ne plus rien montrer. Habib Beye, l'entraîneur, n'a pu que constater la grande démission de son vestiaire.

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On savait, depuis longtemps, que les Marseillais étaient capables de tomber encore plus bas. On n'imaginait pas qu'ils puissent creuser autant. Ridiculisé à Nantes ce samedi après-midi (3-0) les Olympiens ont décidé de laisser tomber l'Europe, leur professionnalisme, leur ego. Et tout le reste.
Il y a quelques semaines, on rappelait que Habib Beye ne disposait que de peu de ressorts pour sortir son équipe de la crise. Après le changement d'organigramme, le vrai départ de Roberto De Zerbi, la fausse démission de Medhi Benatia et le coup de gueule de ce dernier en zone mixte, le coup de gueule de Beye, la sortie médiatique de Facundo Medina, la réponse de Pierre-Emile Höjbjerg, les mises au vert ou les stages à Marbella, l'OM a toujours la tête dans le seau.
À La Beaujoire, les Olympiens ont purement et simplement posé leur démission, alors qu'il reste encore deux matches à jouer. "C'est très difficile d'analyser ce match à chaud parce qu'il n'y a rien. Il n'y a rien, tout simplement, a insisté Beye au micro de Ligue 1+. Il n'y a pas de vie dans ce qu'on met, pas de qualité. L'adversaire nous est supérieur. Il n'y a pas d'analyse, parce qu'il n'y a pas de match de notre part."
Le vestiaire marseillais, que Benatia a plusieurs fois critiqué pour son manque de personnalité, semble au moins s'être entendu sur cette issue. Les cadres, dont certains avaient choisi de faire preuve d'animosité plutôt que d'agressivité, la semaine dernière, face à Lille, ont cette fois décidé de faire preuve de passivité.

Ils ont tous coulé

C'est ainsi que Leonardo Balerdi et Facundo Medina, encore eux, ont laissé Mathis Abline slalomer entre eux pour permettre à Nantes de marquer une troisième fois, huit minutes après avoir ouvert le score. Avant cela, Tochukwu Nnadi et Höjbjerg ont aidé les Canaris à se présenter aux abords de la surface de De Lange.
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Mason Greenwood, qui a semble-t-il compris qu'il n'y avait plus rien à faire pour plaire aux clubs anglais, a choisi de ne plus plaire à personne, en trottinant après ses innombrables pertes de balle. Même Pierre-Emerick Aubameyang, longtemps volontaire à défaut d'être toujours efficace, a visiblement baissé les bras et sa sortie à la pause pour laisser place au jeune Ange Lago (21 ans) a sans doute épuisé à jamais sa jauge de motivation.
"J'aurais pu sortir 90% de l'équipe à la mi-temps, a confirmé Beye. Il y a eu peu de satisfaction, quelques-unes, à l'image de Jeffrey de Lange qui nous maintient en vie en première période parce qu'il y aurait déjà dû y avoir 2-0 à la mi-temps. Notre prestation n'est pas acceptable pour un club comme l'OM. Aujourd'hui on était vides." Et d'ajouter : "Peut-être que ce supplément d'âme n'existe plus."
Cette place en C1 est très éloignée de ce que l'on produit
Avec cette nouvelle défaite, la quatrième lors des six derniers matches, Marseille reste cloué à la sixième place de Ligue 1, mais pour chuter d'un rang supplémentaire en cas de victoire de Monaco à Metz ce samedi (19h00). Même la quatrième place, qualificative pour un tour préliminaire de Ligue des champions, est utopique. 
"Cette place en C1 est très éloignée de ce que l'on produit, a souligné Beye, réaliste. Pas forcément dans la logique de points, mais par rapport à ce que l'on montre. On ne peut pas espérer aller en Ligue des champions avec une telle production. Aujourd'hui, mentalement, on n'a rien montré. On n'a rien eu de la part de l'équipe."
Pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être, Marseille devra prendre six points avec un déplacement au Havre, puis la réception de Rennes. "Mais si on a la même attitude, on aura le même résultat, a averti le coach phocéen. Et on glissera tout doucement vers une mort tranquille."
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Dans ce contexte, et alors qu'il semble incapable de mobiliser ses troupes, on ne voit pas comment le Sénégalais pourrait résister à cette fin de saison catastrophique. "Mon avenir n'a pas d'importance, a-t-il estimé. [...] On pensait qu'on était capable de redresser la situation et ça n'a pas été le cas. A moi de me remettre en question. Aujourd'hui, au vu de ce qu'on a produit… quand vous êtes coach de l'OM, il faut être capable de gagner des matches et je ne l'ai pas été."
En conférence de presse, l'ancien latéral a certifié qu'il ne "démissionnerai[t] jamais". Si toutefois il changeait d'avis, il pourrait au moins demander conseil à ses joueurs.
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