Ligue 1 - Lens ne sait plus perdre, Auxerre ne sait plus marquer : les tops et flops de la 21e journée

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Si Paris a bien repris la tête du classement ce dimanche soir contre l'OM, au terme d'un Classique par ailleurs très déséquilibré, Lens a encore réussi un grand match contre Rennes dans son antre de Bollaert pour rester au contact. Les Lensois sont décidément imprenables à domicile, tandis qu'à l'autre bout du classement, Auxerre et Lassine Sinayoko ont perdu le sens du but. Nos tops et flops.

Lens ne sait plus perdre, Auxerre ne sait plus marquer : les tops et flops de la 21e journée.

Crédit: Getty Images

TOPS

  • Sulc, l'instinct du buteur
Pavel Sulc a, encore une fois, été décisif. Le Tchèque en est désormais à dix buts inscrits, cette saison, dans l'élite. Aucun autre Lyonnais ne fait mieux. Une nouvelle réalisation plus que précieuse, dans la mesure où elle offre trois points supplémentaires à l'OL. L'attaquant, présent dans la surface de réparation, a dévié, dans le but, une première frappe lointaine d'Afonso Moreira (25e). Un but d'instinct comme Sulc en a déjà inscrit, depuis son arrivée entre Rhône et Saône. Comme, par exemple, son tout premier contre l'OM, celui face à Monaco ou encore son lob contre le Paris FC. "On connait sa qualité, on sait que c'est inné, tu nais avec. Même à l'entraînement, quand je suis au marquage avec Pavel, je ne le lâche pas d'une semelle parce qu'à tout moment, il peut surgir et mettre son pied", a raconté Clinton Mata à Nantes au micro de Ligue 1+.
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Pavel Sulc exulte à la Beaujoire après l'ouverture du score lyonnaise

Crédit: Getty Images

  • La forteresse Bollaert
Allan Saint-Maximin n'a eu besoin que d'un après-midi pour s'en rendre compte : le stade de Lens constitue un exceptionnel avantage pour le RC Lens cette saison. "Énormément soutenu" par le public de Bollaert, le nouvel arrivant dans l'Artois a contribué à la prolongation d'une série d'ores et déjà entrée dans le livre d'or du club. Avec leur victoire contre Rennes (3-1), les Lensois ont remporté une dixième victoire consécutive à domicile en Ligue 1 cette saison, égalant ainsi la meilleure série de l'histoire du Racing— qui date de la saison 2022-2023. Une victoire contre Monaco le 21 février, et Bollaert-Delelis ne sera jamais resté imprenable aussi longtemps dans l'élite.
  • L'inspiration géniale de Raolisoa
Lilian Raolisoa se souviendra longtemps de son troisième but inscrit en Ligue 1. Le latéral droit ne s'est pas contenté d'inscrire le but du succès face à Toulouse (1-0), première victoire de l'histoire du SCO à Raymond-Kopa contre le TFC en Ligue 1. Lancé par Branco Van Den Boomen, l'Angevin a décroché un lob de 35 mètres pour tromper Guillaume Restes. Une superbe inspiration qui ne postule toutefois pas au top 10 des buts les plus lointains inscrits dans la Ligue des Talents, classement dominé par Wahbi Khazri et son but de 68,3 m marqué en 2021 à Metz.

FLOPS

  • Nantes roi des poteaux
Et trois qui font douze... Contre Lyon (0-1), Nantes a trouvé les poteaux à trois reprises. Dès la 8e minute de jeu, c'est Mohamed Kaba qui, d'une frappe depuis l'extérieur de la surface de réparation, a touché un premier montant. Juste après la reprise, Youssef Al-Arabi l'a imité, de la tête (51e). Enfin, en toute fin de rencontre, et alors que Lyon se trouvait en infériorité numérique, c'est Herba Guirassy qui a également fait preuve d'une malchance similaire, alors que sa frappe a été déviée (90e+2). Cette saison, Nantes en est désormais à douze montants touchés. Soit le plus haut total de Ligue 1 pour les barragistes.
  • Sinayoko, plus qu'à marquer
Auxerre n'a toujours pas gagné en 2026, et n'a même pas inscrit le moindre but. Une situation qui coïncide avec la disette de Lassine Sinayoko, joueur bourguignon le plus décisif cette saison (6 buts, 2 passes décisives). Face à Toulouse dimanche (0-0), le Malien qui s'est montré au Maroc lors de la CAN, est resté muet malgré cinq tirs et trois grosses occasions. En butant d'abord sur Trapp (46e), et en manquant de justesse (74e, 90e+6). L'attaquant, agacé par moments, a pourtant été actif en redescendant demander le ballon, ou en emmenant le pressing. Il n'a manqué qu'un but à Sinayoko, le premier depuis le 14 décembre en Ligue 1.
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Lassine Sinayoko contre le Paris FC, le 8 février 2026.

Crédit: Getty Images

  • Inique Classique
Après les deux premières oppositions équilibrées entre l'OM et le PSG de la saison, ce troisième duel au Parc des Princes laissait imaginer un match disputé, qui aurait relevé une journée de dimanche un petit peu fade en Ligue 1 (4 buts en quatre matches avant PSG-OM). Le PSG en avait décidé autrement et même si sa démonstration avait quelque chose d'impressionnant, elle a privé le championnat d'un nouveau match accroché et indécis. L'OM n'a pas fait le poids cette fois. Tant mieux pour le champion en titre, dommage pour le suspense.
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