Ligue 1 - Nice-Angers | Les violences, le cas Franck Haise et sa démission, les joueurs : Nice, la grande frousse
Eurosport sur GoogleDe Lorient à Angers, il n'y aurait pas eu un immense bout de chemin à faire et rétrospectivement, les Niçois auraient peut-être aimé avoir dû rester dans ce coin puis jouer à Raymond-Kopa ce dimanche. C'est à Nice, chez "eux" qu'ils reçoivent l'équipe qui les suit au classement. Mais ce n'est pas la chaleur du cocon que retrouveront les joueurs du Gym, plutôt celle d'un volcan en éruption.
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A Lorient, Sofiane Diop, bien maladroit dans son opération auto-flagellation, était allé trouver les quelques centaines de Niçois pour leur dire en substance que, pour l'OGC Nice, perdre contre une équipe comme Lorient était inacceptable. Ce dimanche, Diop et les autres n'auront pas besoin d'aller dans un coin du stade trouver des supporters. Ceux-ci seront partout, ou presque alors que la Pouplaire Sud et le CDS (Club des Supporters) ont annoncé un boycott de soutien pour une durée indéterminée. Probablement que chacun de ceux qui seront présents estimera inconcevable tout autre résultat qu'une victoire contre Angers (12e). Et pourtant, il y a 1 000 raisons de croire que les événements de la semaine conduisent à un nouvel échec.
Depuis sa dernière victoire, Nice a perdu contre le PSG d'une courte tête (1-0) et pris une grosse, une très grosse claque face à l'OM (1-5). Candidat déçu à la C1 en début de saison, le Gym ne joue pas dans cette cour cette saison, la faute, entre autres, à un actionnaire qui s'est désintéressé de la Côte d'Azur depuis qu'il a les yeux et le cœur, ou plutôt le portefeuille, rivés sur le nord de l'Angleterre. Un choix discutable si l'on s'en tient seulement à la douceur de vivre, plus compréhensible du point de vue du business, regrettable dans tous les cas pour un club abandonné en rase campagne.
Un stade hostile ?
Plus embêtants furent les revers concédés à Metz (2-1) et Lorient (3-1) ou encore ceux face à Porto et Fribourg en Coupe d'Europe pour ce qu'ils ont d'humiliants sur une scène où Nice ne fait rien d'autre que se ridiculiser. Sur le papier, Nice - Angers un dimanche à 15h, ce devrait être l'assurance pour l'Allianz Riviera d'un joli après-midi. En décembre 2025, c'est une énigme avec une immense inconnue : comment diable un seul acteur concerné par la partie pourrait-il l'aborder avec assez de lucidité pour passer au-dessus de l'immense peur qui entoure ce rendez-vous ?
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Au moment du coup d'envoi ce dimanche, une petite semaine se sera écoulée après les violents incidents qui ont conduit Jeremie Boga et Terem Moffi à une incapacité totale de travail, événement sur lesquels le club et le groupe de supporters incriminés, la Populaire Sud, s'écharpent à coup de communiqués, les uns condamnant pendant que les autres réfutent. Comment imaginer que les joueurs, d'un effectif déjà maigre en qualité, et donc privé qui plus est de deux éléments, puissent jouer totalement libérés face à un stade qui ne les soutient plus tout à fait ?
Il faudra un sacré caractère ou un scénario favorable, pour éviter que la grande frousse n'emporte tout, fasse trembler les pieds et les têtes au moment de prendre les (bonnes) décisions. Problème, ce groupe n'a, jusqu'ici, pas brillé dans ce domaine et l'on mentirait si l'on disait écarter l'éventualité que cette équipe explose aux moindres faits de jeu contraires, à la moindre erreur fatale. Qui sait comment le stade réagira, ou au moins ceux qui y font le plus de bruit (et qui n'auront pas choisi d'être absents), alors même qu'ils sont en conflit ouvert avec le club, sur fond d'accusations de violences si graves qu'on ne peut que les condamner en se fiant aux témoignages des différents acteurs ?
Haise a-t-il un peu plus perdu son vestiaire ?
Une fois la partie lancée, Franck Haise, lui, n'aura qu'une influence limitée. C'est en amont que tout son travail se concentre habituellement. Double problème, il y aurait tant à faire pour remettre ce groupe à l'endroit alors que sa semaine n'aura ressemblé à rien de ce qu'il a connu dans sa carrière jusque-là, entre psychodrame autour de sa démission, retour en arrière et coup de règles sur les doigts de la part de son Président mais aussi d'INEOS qui ont peu goûté à une communication honnête mais un peu trop franche à leur goût.
A-t-il un peu plus perdu son vestiaire ? Ses choix sont-ils encore les bons et surtout les fait-il sans être pollué par l'environnement délétère qui entoure son club et sa mission ? C'est à toutes ces questions que les Niçois devront apporter des réponses. Et si on se les pose, il y a de fortes chances qu'il en aille de même pour eux, ce qui est rarement, voire jamais, la meilleure manière d'aborder un match qui peut, en plus, vous envoyer dans l'enfer de la lutte pour le maintien alors que la mi-saison se profile.
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OGC Nice
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SCO Angers
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