Ligue 1 2026-2027 I Le Paris Saint-Germain est toujours intouchable en Ligue 1 ? C'est tout l'intérêt pour la course aux poursuivants
Eurosport sur GoogleÀ six points près, Paris aurait pu vaciller de son piédestal national l'an passé. Lens n'a pas réussi (2e). Et le PSG a remporté son cinquième titre consécutif. Avant le six à la suite ? Le néo-Marseillais Bruno Genesio le pense inéluctable, mais promet que "le reste", les outsiders, se battront comme jamais. Comme le veut la norme, en Ligue 1, c'est là que se trouve l'intérêt.
Marquinhos et Luis Enrique.
Crédit: Getty Images
Florian Thauvin avait avoué. À Brest, son but n'avait pas suffi au RC Lens pour s'imposer (3-3). C'était fini, déjà, à quatre matches de la fin du championnat. "Il n'y a plus de course au titre", lançait l'Orléanais, penaud de n'avoir su titiller jusqu'au bout le Paris Saint-Germain, qui filait vers un historique quintuplé, mathématiquement entériné à une journée du terme. À Bollaert, justement (0-2), pour s'assurer de six points d'avance sur son dauphin. Lens était fort. Lille aussi (3e), mais un peu moins. Paris l'était simplement trop. Cinq et un feront six à la suite, prédisent déjà certains. Audacieuse (miraculeuse) sera la contradiction.
Quatorze ans que ça dure, qu'il faudra signer l'exploit pour vaincre le PSG, ses gros sous, son Luis Enrique. Sans les stars de comportement, les caprices ne le font plus douter. Ses étoiles d'aujourd'hui le sont devenues par le jeu qui surplombe la Ligue des champions et étouffe la Ligue 1 : douze titres en quatorze ans. 2013, 2014, 2015, 2016, 2018, 2019, 2020, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026. Re(re)belote ?
Il y a très peu d'incertitude sur (Paris). Pour le reste, il peut y avoir des surprises...
L'OM lancera la poursuite chez lui face à Strasbourg (20h45). Mais alors que le club doit couper les vannes, couvrir les dettes, ceux qui l'incarnent peinent à y croire. Voire n'y croient pas du tout. "Il n'y a rien d'inéluctable dans le foot, avisait mercredi Bruno Genesio, récupéré à Lille pour apaiser le chaos marseillais. Mais il semble que ce soit difficile de les (Paris) en empêcher. Lens les a challengés la saison dernière. Ils (Paris, toujours) ont des moyens, un grand coach… Il y a très peu d'incertitude sur ça. Pour le reste, il peut y avoir des surprises..."
Comme depuis 2013, c'est dans "le reste" qu'il faut chercher. Il n'y a jamais eu deux fois un même dauphin de suite en Ligue 1 depuis le doublé de l'OL de… Bruno Genesio, d'abord adjoint, puis entraîneur (2e en 2015, 2e en 2016). Haut les cœurs marseillais.
La responsabilité de challenger sera partagée par des ambitieux "peu" dépensiers. Au matin du 21 août, la Ligue 1 a été le plus raisonnable des cinq championnats majeurs sur le grand échiquier de l'été (512 millions de dépenses, 814 millions de revenus de transferts). Le plus rentable des grands cinq lors du mercato (+302 millions), résultat d'une frilosité contrainte alors que plane toujours le spectre des droits télé.
Toppmöller saura-t-il reproduire l'exploit ?
Marseille et son directeur sportif Grégory Lorenzi doivent encore vendre, et n'ont pas la marge pour bien recruter. Lyon aura la tête à la Ligue des champions samedi, à Toulouse (20h45), et semble mieux armé que l'an passé, même si un ou deux cadors pourraient filer (Malick Fofana et/ou Pavel Sulc ?). Franck Haise va pouvoir bâtir sur la bonne deuxième moitié de saison rennaise, mais débutera par le PSG (dimanche, 20h45).
Dauphin l'an passé, Lens n'est pas non plus en reste. Mais les Artésiens devront se réinventer autour d'un nouvel entraîneur, Dino Toppmöller, qui a parfaitement débuté d'un succès ric-rac face au PSG lors du Trophée des champions (1-0), excusez du peu.
Là, l'Allemand avait prévenu ses joueurs : qu'ils en profitent, mais ne se voient pas trop beaux trop vite. "Notre saison ne fait que commencer, ce n'est que le début, avertissait-il son vestiaire, il y aura toujours des moments forts, comme aujourd'hui, et aussi quelques moments un peu moyens, mais une chose est sûre : moi, j'ai confiance en tout le monde ici, joueurs et staff. Je ne vais jamais douter." Pierre Sage, avant lui, avait surtout connu des "moments forts" (2e de Ligue 1, vainqueur de la Coupe de France), et s'était adjugé un titre individuel de meilleur entraîneur de Ligue 1 avant de voguer vers Crystal Palace. Il faudra plus que de l'audace pour faire mieux.
Un Ancelotti à Lille, un autre Luis à Monaco
Lille, dernier outsider à avoir su créer la surprise (champion de France 2020-2021), n'a plus quitté le Top 5 depuis le coup de mou de 2021-2022. Le tout frais Davide Ancelotti, qui débutera dimanche à Angers (15h), profitera de l'héritage "genesien" pour disputer la Ligue des champions. Filipe Luis n'aura pas ce luxe, et son ASM jouera au mieux la Ligue Conférence, si elle parvient à y figurer – Monaco disputera un barrage retour face au Gornik Zabrze jeudi (18h45).
Sans citer Strasbourg et son effectif pléthorique, les Toulousains toujours réguliers… Bien malin qui sait prédire la composition du peloton de favoris à la poursuite de notre Tadej Pogacar. C'est là tout l'intérêt. Sans citer non plus l'arrière, les promus manceau et troyen qui voudront s'installer, déloger Angers, Le Havre ou Auxerre, mal classés l'an passé. Tous figuraient devant l'OGC Nice, capable de bien mieux, comme de rester en bas. Allons savoir.
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Pourquoi Infantino a reculé sur son projet controversé
Video credit: Eurosport
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