Ligue 1 - Comment Brest, qui organise un hommage à Eric Roy à l'occasion de la réception du PSG, avance et s'adapte au deuil de son entraîneur ?
Par Yohann Le Coz
Publié 13/09/2026 à 00:09 GMT+2
Brest a programmé un hommage à Eric Roy à l'occasion de la réception du PSG à Francis Le Blé dimanche. Au club, de la direction jusqu'aux joueurs, en passant par le staff, chacun a sa manière de respecter l'héritage de l'entraîneur emblématique. Et de s'adapter pour continuer à avancer et performer.
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Passé le choc, il faut avancer. Car faire honneur à Eric Roy, c'est aussi donner de la continuité à son travail à la tête du Stade Brestois, alors même qu'il s'apprêtait, avant son décès, à occuper des fonctions élargies au club pour combler le départ de Grégory Lorenzi à l'OM. Après la disparition de son entraîneur, le club a eu un été pour s'en remettre, se préparer, et déjà trois matches de Ligue 1 à jouer (2 nuls, 1 victoire). Et un quatrième dimanche avec la réception du PSG à Francis-Le Blé.
Dans les colonnes de L'Equipe, Julien Lachuer, son adjoint qui a pris la relève, essayait de dessiner ce que sera le Brest de cette saison. De comment faire honneur à l'homme à travers le jeu : "On va essayer de lui rendre hommage avec cette nouvelle histoire, de faire tout notre possible pour performer comme il l'aurait voulu. Maintenant, il faut y aller, et en tout cas, je me sens prêt. Je me sens, on va dire, courageux, parce que passer derrière Eric, ce n'est pas simple."
Julien Lachuer sait depuis les obsèques d'Éric Roy, après lesquelles le président du club, Denis Le Saint, l'a appelé pour lui annoncer sa prise de poste, qu'il serait sur le banc brestois cette saison. Un rôle qu'il prend évidemment à cœur, lui qui considérait Eric Roy comme un mentor, et pour qui il a un respect infini. Au point d'appeler Loëtitia, sa veuve, pour s'assurer que suivre les pas de Roy était bien la volonté de celui-ci.
Une continuité dans la façon de travailler
Désormais, Julien Lachuer est lancé dans le grand bain pour la première fois, après avoir été principalement entraîneur des gardiens, bien que titulaire du BEPF, nécessaire pour entraîner en Ligue 1 depuis 2025. "Je sais que ça va être difficile de faire mieux, parce que ça a été un coach bienveillant avec les joueurs, le staff, qui fédérait, juge-t-il. (...) J'aurais aimé qu'il m'accompagne, comme un mentor qui vient aider un 'jeune' coach, pour savoir comment discuter avec les joueurs, dont il était très proche, avec cette simplicité pour faire passer ses messages. J'essaie de m'inspirer de son esprit de synthèse, mais je n'arriverai pas à son niveau."
Au club, la façon de travailler est perpétuée. Si Eric Roy n'a malheureusement pas pu étendre ses prérogatives, un fonctionnement très horizontal est mis en avant et a été appliqué dans les dernières semaines du mercato. Avec des échanges nourris et de l'écoute entre le staff et la direction. Cette dernière tente, à sa façon aussi, de continuer les hommages en ce début de saison. Avec des petits gestes, comme la commercialisation d'une casquette, accessoire fétiche d'Eric Roy, noire siglée "King Eric", dont les bénéfices de la vente seront reversés au Fonds Innoveo, le Fonds de dotation du CHU de Brest.
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Rendre hommage, encore
Avec des plus grands aussi, comme le programme prévu dimanche à l'occasion de la réception du PSG. Sa famille sera présente, ses proches aussi et des personnalités du football qui l'ont côtoyé. Jérôme Alonso, par exemple, qui l'a connu du côté de l'OM, et dont il est resté un ami intime, a déjà annoncé qu'il se rendra au stade. Pour l'occasion, le journal régional Le Télégramme a lancé un appel aux hommages de ses lecteurs, dont beaucoup sont des suiveurs assidus des clubs locaux et donc des Ty Zefs.
Avec cinq points en trois matches, l'équipe semble parvenir à se nourrir de l'héritage d'Eric Roy en ce début de saison de Ligue 1. Comme Ludovic Ajorque, buteur pour la réception de Toulouse lors de la 2e journée (2-2) et qui se souviendra à tout jamais d'une "vraie belle personne, proche des joueurs, proche de moi. Il me donnait des consignes tout le temps et me laissait cette liberté d'être ce que je suis. Il faisait passer l'humain au premier plan". L'attaquant a décrit au micro de Ligue 1+ sa reconnaissance pour l'homme qui lui a "tout donné depuis que je suis arrivé (en 2024). J'étais dans une situation compliquée à Mayence, il m'a redonné goût au foot."
Un an et demi plus tôt, Brest et le PSG s'affrontaient en Ligue des champions pour une place en huitièmes de finale. Une opposition inespérée pour le club breton. Elle a tourné au vinaigre avec un score cumulé de 10-0 en faveur des Parisiens, mais la saveur en demeure douce. Celle d'un club représentant une ville bretonne de moins de 150 000 habitants sortie, avec Eric Roy à sa tête, de la première phase de ligue de l'histoire de la Ligue des champions. Dimanche, l'enjeu sera tout autre. Même les trois points à glaner pour le classement de la Ligue 1 paraissent bien petits face au défi de se montrer à la hauteur de l'héritage.
Plus de détails
Stade Brestois
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1
Paris Saint-Germain
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