Ligue 1 | OM - PSG | "Il n'attend que ça : montrer ce qu'il vaut" : et pendant ce temps-là, Lucas Chevalier...
Par Timothé Crépin
Publié 20/09/2026 à 00:23 GMT+2
Sauf immense surprise, Lucas Chevalier sera de nouveau remplaçant, dimanche soir, pour le Classique, à Marseille. Une situation qui perdure pour l'ancien Lillois, qui patiente, sans jamais perdre la flamme. Confidences d'un proche du portier du PSG.
"On sent que Luis Enrique n'a pas encore trouvé la bonne formule"
Video credit: Eurosport
Dans la série "Le foot, ça va (très) vite", l'épisode Lucas Chevalier est un des plus marquants de ces derniers mois. Imaginez un peu le vertige : août 2025, l'enfant de Coquelles, dans le Pas-de-Calais, débarque au Paris Saint-Germain, qui vient de gagner la Ligue des champions pour la première fois de son histoire.
Avec la mission de prendre la suite de Gianluigi Donnarumma, poussé vers la sortie par les dirigeants parisiens. Montant du transfert : 40 millions d'euros (+15M€ de bonus). Chevalier sort alors d'une saison quasi parfaite avec le LOSC : il y a le superbe parcours lillois en Ligue des champions, il est élu meilleur gardien de Ligue 1, nommé au Trophée Yachine du meilleur portier du monde, avec une arrivée en équipe de France et un statut de numéro 2.
240 jours sans jouer
On se demande même si la place de titulaire de Mike Maignan pour la Coupe du monde, neuf mois plus tard, ne serait pas en danger au profit d'un Chevalier lancé à pleine vitesse. L'histoire est belle, aussi, de voir le PSG recruter le futur du foot français au poste de gardien de but. Chevalier avoue "une immense fierté" à son arrivée, "je suis un joueur ambitieux, je sais que je peux accomplir de grandes choses (...) Ensemble, on gagnera de nombreux titres".
Nous sommes en septembre 2026, treize mois après son arrivée au Paris Saint-Germain, et Lucas Chevalier n'a pas joué un match officiel depuis... 240 jours (il a disputé une mi-temps, cet été, en amical, face à Majorque, 0-3) ! C'était le 23 janvier dernier, en Ligue 1, sur la pelouse de l'AJ Auxerre. Un succès 1-0 de Chevalier et des Parisiens, mais Luis Enrique fera basculer sa hiérarchie, derrière, au profil de Matfey Safonov, qui saisira joliment sa chance. Un scénario catastrophe pour Chevalier, d'abord coupé dans son élan sportif, qui sera tout de même appelé par Didier Deschamps en mars pour la tournée aux Etats-Unis, mais qui ne figurera pas, logiquement, dans la liste pour la Coupe du monde en mai.
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Lucas Chevalier et Matvei Safonov, le 29 mai à Budapest 2026
Crédit: Getty Images
La visite du Paris Saint-Germain au stade Vélodrome, ce dimanche soir, ne va certainement pas lui rappeler de bons souvenirs. C'est là-bas, il y a quasiment un an jour pour jour (22 septembre 2025) que Lucas Chevalier a vécu sa première très grosse secousse comme titulaire avec le maillot parisien. On se souvient de la Supercoupe d'Europe, en août, où il avait été loin d'être irréprochable en début de partie face à Tottenham, avant d'être décisif lors de la séance de tirs au but (2-2 a.p. ; 4 t.a.b. à 3).
L'OM, mauvais souvenir pour Chevalier
Mais à Marseille, dès la cinquième minute, sur un ballon en cloche, Chevalier rate complètement sa sortie et voit Marquinhos marquer contre son camp. Défaite au bout pour le PSG dans le Classique (0-1). "Il y a eu un ou deux épisodes malheureux, entre guillemets, comme tous les gardiens internationaux ont, recadre ce proche du gardien français. Il ne faut pas oublier le reste, ses performances, je pense au Havre, Lens, le Trophée des champions... Tout le monde voulait que ce soit le meilleur tout de suite. Ça a créé une dynamique autour de lui assez catastrophique. Et tout ce qu'il a pris..."
Ça peut peut-être surprendre, mais il va bien !
Ce Trophée des champions et cette revanche pour lui face à l'OM, battu aux tirs au but par un Chevalier très performant. Nous sommes le 8 janvier 2026. Vingt jours plus tard, pour la réception de Newcastle en Ligue des champions, Luis Enrique choisit de titulariser Safonov alors que Chevalier, qui avait laissé sa place temporairement pour une blessure fin 2025, est 100% apte.
La bascule est là. "Sur le moment, c'était un peu d'incompréhension, constate ce proche de Lucas Chevalier. C'est vite passé à : 'Je veux récupérer ma place.' Cette idée, il ne l'a jamais lâchée." Est-il, aujourd'hui, touché par cette situation, alors qu'il est resté en terres parisiennes cet été après le mercato estival ? "Ça peut peut-être surprendre, mais il va bien, poursuit-il. Je ne l'ai jamais vu aussi serein. Parce que quand il me dit que ça va, je lui dis qu'il est un menteur, qu'il a le droit d'être... Et non. C'est impressionnant. Ces semaines s'animent par cette attente de jouer."
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Lucas Chevalier et Matvey Safonov avant le match PSG-Newcastle.
Crédit: Getty Images
Le tout après un été où il a dû digérer son absence de la liste de Didier Deschamps pour le Mondial : "La Coupe du monde, c'était prévisible, entre guillemets, enchaîne ce proche de Chevalier. Oui, ça a été un manque, mais il n'a jamais pu autant se reposer et s'apaiser que cet été. Il a voyagé, il a découvert des choses qu'il n'avait jamais faites..." Bassin d'Arcachon, île de la Réunion... Se vider la tête et repartir d'attaque. "C'est un peu bizarre à dire, mais dans sa vision, il prend vraiment les choses comme apprentissage."
Loin d'être une finalité, et surtout une étape qui construit encore plus le sportif et surtout l'homme Lucas Chevalier : "Il a peut-être pris dix ans dans la gueule. Là où il a pu évoluer, c'est dans l'ouverture d'esprit. Il s'est rendu compte que ce qui était le plus important, c'était les gens autour de lui. C'est cette réflexion sur lui, sur ce qui l'entoure, sur sa nouvelle vie à Paris. Dans sa nature, il a toujours été un peu speed, à deux mille. Là, il s'est vraiment apaisé et s'est ouvert à plein de choses."
Mais n'allez pas croire qu'il se conforte dans ce poste de doublure de luxe : "Il est prêt à jouer demain, il n'attend que ça, conclut notre interlocuteur, dans le premier cercle de Lucas Chevalier. Il n'est pas à l'abri que Luis Enrique le remette. Et il sera prêt, il n'attend que ça : montrer ce qu'il vaut."
Plus de détails
Olympique de Marseille
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Paris Saint-Germain
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