Ligue 1 - PSG - Monaco - "Un mercato exceptionnel" : Paris est-il plus fort que l’an passé ?

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Contrairement à la saison dernière où seul le poste de gardien de but avait animé le mercato parisien, le PSG a profondément remanié son banc cet été avec des recrues de poids et un départ majeur, celui de Bradley Barcola. Cette reconfiguration muscle-t-elle les ambitions de Paris, comme l’affirme Luis Enrique, ou le double champion d’Europe s’est-il affaibli ?

Akliouche, un renfort idéal pour le PSG ?

Video credit: Eurosport

Un an après un mercato calme, où Paris avait très peu touché à ses champions d’Europe sinon à son gardien, Gianluigi Donnarumma, les désormais doubles vainqueurs de la C1 ont passé un été beaucoup plus actif. Acteur majeur des succès récents, Bradley Barcola est parti à Liverpool. Gonçalo Ramos et Kang-Inn Lee ont eux-aussi mis les voiles. Ce sont donc les premières options du banc, et même un peu plus que ça avec Barcola, qu’il a fallu remplacer.
La balance est positive, une rareté à Paris, et même dans des proportions jamais vues dans l’histoire du club (+183 millions euros de bénéfices) grâce, notamment à la plus grosse vente de l’histoire de la L1 à l’étranger (Barcola, 125 millions d’euros) et à une politique nouvelle : il est désormais possible de quitter le PSG même quand les joueurs sont sous contrat et font partie du projet.

Barcola laisse un vide

Une lecture qui pourrait laisser entendre que Paris, puisqu’il a gagné beaucoup d’argent, s’est nettement affaibli. C’est beaucoup plus compliqué que ça. Le départ de Barcola laisse un vide certain. Au-delà de ses statistiques lors des deux dernières saisons (34 buts, 26 passes décisives), l’international français offrait un profil unique en attaquant la profondeur avec des appels souvent tranchants.
"C’est différent car Bradley est différent et on a très bien profité de ça dans notre manière de jouer, a reconnu Luis Enrique ce jeudi en conférence de presse. Il a fait énormément grandir l’équipe avec ses performances et son souhait était d’avoir plus de poids en termes de temps de jeu. Je ne pouvais pas lui garantir ça. Il voulait partir car il voulait avoir plus d’importance, mais je ne peux donner ça à aucun joueur. Tu dois gagner ça à l’entraînement et aux matches. Lui, il a été important, c’est un joueur aimé, les joueurs l’aiment, c’est une personne incroyable."
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Barcola

Crédit: Getty Images

On a besoin de redonner de l’énergie à l’équipe en termes d’ambition
Luis Enrique aura une solution en moins et le risque reste d’avoir une attaque aujourd’hui plus stéréotypée. De la même façon, Gonçalo Ramos offrait un profil, lui aussi unique dans l’effectif, de pur attaquant de surface. Paris n’a plus ses solutions sur son banc. Est-ce un problème ? "Ramos, Lee, Barcola et Mbaye ont été très importants dans la conquête des trophées ces deux dernières années, a reconnu Luis Enrique. Je leur souhaite le meilleur. Ça a été nécessaire car on a besoin de redonner de l’énergie à l’équipe en termes d’ambition." Paris ne s’est numériquement pas déplumé avec les arrivées de deux internationaux français (Maghnès Akliouche, Lucas Digne), le champion du monde Ferran Torres et l’international belge Mika Godts.
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Ferran Torres, auteur d'un doublé pour son premier match de Ligue 1

Crédit: Getty Images

Un recrutement que Luis Enrique a jugé "exceptionnel" : "Je suis content avec nos trois joueurs dans la ligne d’attaque. Ils jouent partout les trois sur le front de l’attaque, ça sera important cette saison. Quand je vois ce qu’ils montrent déjà à l’entraînement, je suis content. Mais on ne doit pas comparer car on ne sait jamais ce qui va se passer." Le coach façonne une équipe qui lui ressemble de plus en plus avec des profils très polyvalents, adaptables et créatifs. Les recrues renforcent l’imprévisibilité d’une attaque où les solutions sont plus nombreuses que jamais. Avec Ferran Torres, Ousmane Dembélé ne devra pas s’endormir. La hiérarchie est moins nette et la concurrence beaucoup plus féroce.
Le début de saison n’annonce rien même s’il a montré que Ferran Torres, auteur d’un doublé face à Rennes, avait, lui aussi, un certain sens de la profondeur. Pour le reste, il faut rester prudent et se rappeler qu’il a fallu six mois à Désiré Doué pour devenir un monstre à Paris. L’été a simplement permis à Luis Enrique de continuer à construire l’équipe dont il rêve. Sera-t-elle meilleure que l’an passé ? Meilleure qu’une équipe double champion d’Europe en titre ? Le défi est difficile mais pas impossible.
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