"Marseille, le Vélodrome : ça m'avait manqué" : Amine Harit, auteur d'une bonne préparation, un retour qu'on n'attendait plus
Par Gabriel Baldi
Mis à jour 20/08/2026 à 08:41 GMT+2
Amine Harit a été titularisé le week-end dernier contre l'Atlético de Madrid et été utilisé sans retenue en préparation par Bruno Genesio. A un an de la fin de son contrat, le milieu marocain (29 ans) aurait la confiance de son coach et pourrait même s'installer comme titulaire. Une situation presque irréelle après des derniers mois au ban puis en prêt en Turquie.
Amine Harit face à l'Atlético.
Crédit: Getty Images
12 septembre 2025, Amine Harit dit adieu à l'OM dans un post Instagram riche en émotions : "L'OM restera à jamais un club à part, et je suis fier d'avoir pu participer à un petit bout de son histoire." Pas le genre de message d'un joueur parti pour revenir. Et pourtant, un an après son prêt à Basaksehir (Turquie), le Marocain est bien à Marseille.
"Je sais ce que j'ai à faire et ça me fait du bien de pouvoir rejouer. C'est clair que le Vélodrome, Marseille, ça m'avait manqué", confiait l'intéressé en zone mixte après le match de préparation contre l'Atlético de Madrid (défaite 1-2). Comme face à Bilbao, et Nice plus tôt dans l'été, Harit (29 ans) a été titularisé par Bruno Genesio, qui selon plusieurs médias, compte sur son n°77 pour la saison.
"J'ai une très très bonne relation avec le coach, c'est quelqu'un qui est basé sur la communication, qui nous parle beaucoup, qui apporte beaucoup de sérénité. Je pense que c'est la différence avec ce que j'ai pu connaître, poursuivait Amine Harit. C'est quelqu'un de très calme qui bosse quotidiennement sans mettre la pression. Je pense qu'on est en train de créer une bulle et c'est ce dont Marseille a besoin." L'OM a également besoin de renflouer les caisses, et le milieu offensif en fin de contrat en juin prochain, qui touchait le 9e salaire du club selon L'Equipe en 2025, représente une vente potentielle.
Weah est un mec qui a du gaz, ce qui me permet de dézoner
Mais l'arrivée de Bruno Genesio, cumulée à l'option d'achat non activée par Basaksehir ont poussé Amine Harit à croire enfin à un avenir sur la Canebière. "Je suis bien physiquement. L'année dernière j'ai retrouvé le plaisir de jouer tous les week-ends (24 matches de Super Lig pour 2 buts et 4 passes décisives). Je prends les choses comme elles viennent, je suis serein dans ma tête", rassurait le deuxième plus ancien joueur de l'effectif marseillais derrière Leonardo Balerdi, dont l'avenir est loin d'être figé.
Sérieux, motivé en préparation, le joueur arrivé en 2021 en provenance de Schalke 04 a engrangé les minutes de jeu. Pas dans son axe de prédilection mais sur le côté droit laissé vacant après le départ de Mason Greenwood. "C'est un poste hybride, on n'est pas cantonné à nos positions. Le coach demande beaucoup de mouvement. On est vraiment libre ce qui permet de créer du doute chez l'adversaire, analysait le décidément loquace Harit qui a combiné avec Timothy Weah promu capitaine et qui pourrait représenter ce nouvel OM. On s'entend super bien, c'est un mec qui a du gaz ce qui me permet de dézoner tout en sachant que j'ai quelqu'un sur mon côté qui va me proposer des solutions", poursuivait Harit.
De Zerbi : "Il a toujours été blessé, ce n'est pas de sa faute, ce n'est pas de la mienne non plus"
Jusqu'aux dernières heures du mercato, il sera difficile de confirmer la présence cette saison du natif de Pontoise. Depuis son arrivée, l'ancien Nantais a connu les montagnes russes à Marseille et plusieurs fois été parmi les indésirables. Installé sous Tudor au mérite, le milieu de terrain avait connu des difficultés pendant le bref passage de Marcelino en 2023, après être revenu d'une grave blessure aux ligaments croisés.
L'arrivée de Roberto De Zerbi en 2024 n'avait pas relancé Amine Harit, au contraire. Plus utilisé une seule fois entre octobre 2024 et avril 2025, le Marocain pensait que son aventure marseillaise contrastée se terminerait dans l'oubli. "Il a toujours été blessé, ce n'est pas de sa faute, mais ce n'est pas de la mienne non plus, lançait le technicien italien en février 2025. Sur ce laps de temps, nous avons trouvé des équilibres importants. Maintenant, il faut un peu plus de temps pour que je puisse le reprendre en considération et qu'il puisse jouer. Personne n'a un droit divin pour jouer, seul le terrain parle."
L'arrivée de Roberto De Zerbi en 2024 n'avait pas relancé Amine Harit, au contraire. Plus utilisé une seule fois entre octobre 2024 et avril 2025, le Marocain pensait que son aventure marseillaise contrastée se terminerait dans l'oubli. "Il a toujours été blessé, ce n'est pas de sa faute, mais ce n'est pas de la mienne non plus, lançait le technicien italien en février 2025. Sur ce laps de temps, nous avons trouvé des équilibres importants. Maintenant, il faut un peu plus de temps pour que je puisse le reprendre en considération et qu'il puisse jouer. Personne n'a un droit divin pour jouer, seul le terrain parle."
Le terrain semble avoir parlé lors de la préparation estivale pour ce milieu de poche. Au point de repartir sur des bases nouvelles à Marseille pour reprendre le fil de son histoire après avoir raté deux Coupes du monde avec les Lions de l'Atlas parmi lesquels il devait devenir le leader technique. Une titularisation face à Strasbourg à l'occasion de la première journée de Ligue 1 vendredi donnerait deux enseignements : Bruno Genesio compte bel et bien sur Amine Harit, et l'Olympique de Marseille vise parfois sur le long terme, quitte à passer par des chemins tortueux.
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Amien Harit (OM) lors du match amical face à l'Athletic Bilbao.
Crédit: Getty Images
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Olympique de Marseille
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Strasbourg
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