Bordeaux a enfin des nouvelles de la DNCG. Les motivations tant attendues par le club au scapulaire, dont l'AFP s'est procuré une copie, portent à la fois sur le fond et la forme du dossier girondin. Avec toujours deux griefs pointés par la Direction nationale du contrôle de gestion, le gendarme financier du football professionnel.
Le premier concerne la dette financière, due aux créanciers Fortress et King Street (52 millions d'euros). L'instance la juge toujours trop élevée, malgré sa réduction de moitié (26,5 millions d'euros) par un transfert de propriété à la société JB Dynamie du président bordelais Gerard Lopez.
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Cette opération, réalisée par le biais d'un acte de droit anglais rendant compliqué l'examen de sa validité et de son effectivité juridique, manque aussi de clarté en l'absence de plusieurs justificatifs, selon la DNCG fédérale.
"On est en train de travailler dessus, on avance, ce n'était qu'une question de temps", a-t-on indiqué dans l'entourage du club, lancé dans une course contre la montre avec le démarrage de la saison de Ligue 2, division dans laquelle il espère évoluer, programmée le 30 juillet.

Etalement des loyers du stade

Par ailleurs, la garantie sous forme d'une ligne de crédit obligataire (14 millions d'euros) pour couvrir les ventes de joueurs du mercato estival pose également problème à la DNCG, qui aimerait voir cette somme bloquée sur un compte séquestre.
Interrogé sur cette option jeudi lors d'une conférence de presse donnée au Haillan, Gerard Lopez avait expliqué que "le fait de bloquer de l'argent sur un compte alors qu'effectivement il ne serait pas utilisé (Bordeaux envisage de vendre des joueurs pour au moins 40 millions d'euros lors de ce mercato, NDLR) a un coût qui, automatiquement, viendra ponctionner le budget du club".
Si le CNOSF donne raison au club bordelais, la décision devra être approuvée par le comité exécutif de la Fédération (FFF). Si les Girondins n'obtiennent pas de feu vert pour repartir en L2, leur dernière option sera de saisir le tribunal administratif.
En attendant, Gerard Lopez a rencontré jeudi le maire de Bordeaux et le président de Bordeaux Métropole, Pierre Hurmic et Alain Anziani, tandis que la collectivité métropolitaine a voté à la quasi-unanimité un nouvel étalement jusqu'à fin 2026 de la dette due et des loyers redevables pour l'occupation du stade Matmut Atlantique pour cette saison et la prochaine.
Une décision similaire, lissant les loyers (4,5 millions d'euros/an) du club jusqu'en 2025, avait été prise en 2021 pour "accompagner" la reprise du club, déjà en grande difficulté financière, par l'actuel propriétaire.

Gérard Lopez, le président des Girondins de Bordeaux.

Crédit: Getty Images

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