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Au bon souvenir d'Ibarra
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Publié 25/05/2004 à 13:45 GMT+2
Hugo Ibarra va vivre une soirée très particulière, mercredi en finale de la Ligue des Champions. Le défenseur argentin de Monaco, prêté cette saison par le FC Porto, affrontera en effet son ancien club et pourrait devenir le 3e joueur de l'histoire à remp
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Pour cet international argentin de 30 ans, sous contrat avec le club lusitanien jusqu'en juin 2005, il n'y aura pourtant aucune ambiguïté. "Je porte les couleurs de Monaco, explique celui que l'on surnomme «El Negro» (le noir) dans son pays. Aujourd'hui, je n'ai pas le sentiment que Porto soit mon club. Une fois que la saison sera terminée, on verra tout cela." "Je me vois mal revenir à Porto, surtout si Monaco gagne", concède aussi l'ancien joueur de Boca Juniors, que José Mourinho avait décidé d'écarter dès sa nomination à la tête de la formation championne du Portugal, en janvier 2002.
"Je pense que Porto veut me vendre, on va négocier, poursuit-il. Mais tout peut arriver. Le nouvel entraîneur (Mourinho est sur le départ, ndlr) peut vouloir me garder. De toute façon, après mes vacances, je serai normalement à Porto pour trouver une solution." Car Monaco ne le retiendra pas. Son salaire -payé en grande partie par le FC Porto- et le coût d'un éventuel transfert paraissent en effet rédhibitoires pour le club de la Principauté. Ibarra a d'ailleurs déjà reçu des propositions de clubs européens de très bon niveau.
Invaincu en finale
"J'espère que j'aurai laissé à Monaco une bonne image, explique-t-il. C'est ma volonté, comme celle de gagner des titres dans tous les clubs pour lesquels je joue. A Porto, où j'ai remporté la Supercoupe du Portugal, cela avait bien débuté. Je m'entendais bien avec Costinha, McCarthy, Deco ou Victor Baia. Seulement, l'entraîneur a préféré d'autres joueurs." Habitué à être titulaire depuis ses débuts professionnels en Argentine à Colon Santa Fé, Hugo Ibarra a cherché une porte de sortie la saison dernière, quand il s'est vu barré à Porto. Il a alors été prêté au club qui l'a révélé, Boca Juniors.
C'est d'ailleurs avec le club de coeur de Diego Maradona qu'il a gagné, en juin dernier, la troisième Copa Libertadores de sa carrière. Après son but involontaire de la main à Chelsea, en demi-finale de la Ligue des Champions, il avait d'ailleurs fait référence au célèbre N.10 idolâtré par tout un peuple. "Comme Diego, c'est la main de Dieu", lançait-il alors dans un grand sourire. Aujourd'hui, son objectif ultime est de retrouver la sélection nationale argentine pour disputer un Mondial. "L'envie de gagner me fait avancer et je veux jouer dans des club compétitifs", assure ce vainqueur de la Coupe intercontinentale en 2000, face au Real Madrid de Fernando Morientes.
"D'ailleurs, je n'ai jamais perdu une finale, enchaîne-t-il. J'ai l'impression d'être né pour gagner" . Mercredi, ce fils de policier, natif d'une petite ville du nord de l'Argentine et dont le parcours pour arriver au plus haut niveau a été très sinueux, pourrait entrer dans l'histoire du football mondial, et devenir, après Dida et Roque Junior (Milan AC), le troisième joueur à remporter la Copa Libertadores et la Ligue des Champions.
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