VILLARREAL - ARSENAL : 1-1
Buts: Senna (9e) pour Villarreal - Adebayor (66e) pour Arsenal
Villarreal 1, Arsenal 1. Un résultat de parité, juste pour tout le monde mais on regrettera probablement son cours décousu. Les Gunners avaient pourtant toutes les raisons de craindre leurs adversaires du jour en repensant à cette qualification acquise âprement dans le chaudron du Madrigal, antre du Sous-Marin jaune, en 2006. Face aux Juan Roman Riquelme, Diego Forlan et autres Marcos Senna, Thierry Henry, Sol Campbell et notamment Robert Pires, passé depuis à "l'ennemi", avaient résisté pour s'offrir une place en finale face au FC Barcelone. Mais trois ans plus tard, les hommes de Manuel Pellegrini ne sont plus les mêmes, les jeunes arrivant chacun leur tour. L'esprit, lui, n'a pas changé avec ce football typique de l'Amérique latine où la discipline tactique et collective prime, la vitesse et la variété de l'éventail des gestes techniques faisant ensuite la différence.
Sans son détonateur Santiago Cazorla, blessé ce week-end en championnat et artisan de la qualification au tour précédent sur le terrain du Panathinaïkos, la tâche s'annonçait pourtant particulièrement difficile mais rien n'est impossible pour une formation désormais habituée aux joutes de la Ligue des Champions. Pellegrini espérait dès lors que ses joueurs soient à la hauteur de l'évènement. Ils l'ont été plus ou moins, jouant de manière très rapide, à une touche de balle mais par intermittence. L'exigence du jeu qu'ils ont proposé en début de première période les a souvent forcés à reprendre leur souffle et à chercher quelques temps mort pour pouvoir revenir plus forts à l'abordage. C'est d'ailleurs fort heureusement sur leurs premiers coups de canon qu'ils ouvrirent le score grâce à celui réussi par Marcos Senna (1-0, 10e).
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Les individualités ont parlé
Ce but a pourtant résumé une grande partie du match où on a parfois apporté le danger par les individualités plutôt que par le jeu collectif. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'Arsenal a déjoué pendant la majeure partie de la première période et n'a entrevu son salut que par les inspirations de Theo Walcott, Emmanuel Adebayor ou encore Cesc Fabregas. Le capitaine des Gunners a d'ailleurs été le véritable patron de son équipe, comme souvent, et été la première lumière des siens pour entrevoir le bout du tunnel. Trop impatients donc coupables de perdre trop vite le cuir, ses partenaires s'en sont remis à lui, notamment sur la seule occasion de but obtenue par Samir Nasri (18e) en première période et sur ce coup franc direct transformé dans le temps additionnel avant d'être finalement refusé (45e+1).
Ce coup du sort pour les Gunners sonna pourtant comme un déclic. Plus organisés, plus précis, plus créatifs, bénéficiaires également d'une baisse de régime importante des Espagnols sur le plan physique, les Londoniens ont forcé le verrou mis en place. Dans la mer jaune, le soulagement est finalement d'un deuxième éclair de génie, après celui de Senna. Adebayor concrétisait d'un magnifique retourné l'offrande de Fabregas au coeur de la seconde période (1-1, 66e). Et après ? Plus rien ou presque tant les deux formations furent volontaires, à l'image du dernier quart d'heure en faveur de Villarreal, mais brouillonnes dans la construction ou la finition. L'envie était là mais le spectacle a finalement laissé un goût amer. Entre les canonniers et le sous-marin, l'opposition de ce soir a finalement accouché d'une escarmouche.
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