Quatre-vingt-deuxième minute : Subasic s'envole, sort miraculeusement cette tête de Sanchez et préserve Monaco d'un naufrage qui se dessinait dès les premières minutes d'un 8e de finale retour devenu trop rapidement irrespirable. Menés dès la 36e minute (un but de Giroud), au bord du précipice à dix minutes du terme après une autre réalisation signée Ramsey (79e), les Monégasques sont des miraculés. Complètement surclassée par les Gunners ce mardi (0-2), tétanisée dès le coup d'envoi et dépassée dans les duels et les intentions, l'ASM ne doit sa qualification pour les quarts de finale qu'à l'avantage acquis à l'aller (1-3).
Monaco passe par un trou de souris mais sera bien du rendez-vous du top 8. Voilà bien l'essentiel: l'ASM a plié, très souvent, sans jamais rompre totalement. Et pour la première fois depuis cinq ans, il y aura deux clubs français parmi la crème de la crème au mois d'avril. Pour Arsenal en revanche, la claque est retentissante même si les Gunners regretteront avant tout leur black-out du match aller. Le handicap était trop lourd à remonter.
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Subasic fidèle à lui-même

Les hommes d'Arsène Wenger n'auront pas grand-chose à se reprocher ce mardi. Peut-être un soupçon de réalisme. Comme à l'aller. Beaucoup plus agressifs, ils ont étouffé une ASM totalement désorientée qui a multiplié les relances dans l'axe et les longs ballons imprécis. Monaco a posé le pied sur le ballon durant le premier quart d'heure avant de totalement fuir les contacts et subir les débats. Le plan a tenu 36 minutes et puis, Giroud a déboulé plein axe, ouvert la marque en deux temps d'une frappe sous la barre (0-1, 36e) et mis fin à l'invincibilité de l'ASM à domicile en C1. Il n'en a pas fallu plus pour paniquer les hommes de Jardim et Adbennour fut bien heureux de se retrouver sur la trajectoire de la volée de Welbeck à deux mètres de sa ligne de but (38e).  

Olivier Giroud (Arsenal) dominateur dans les airs face à Monaco.

Crédit: AFP

Surpris par la vivacité des Anglais, dépassé par leur supériorité technique, le milieu de l'ASM n'a jamais pu mettre le pied sur le ballon. Au contraire de Cazorla et Özil qui se sont amusés. Il a fallu, comme souvent, un grand Subasic pour remettre Monaco à l'endroit. Sur une double occasion de Welbeck et Giroud (45+1e), un coup franc d'Özil (53e), cette tête de Sanchez (82e) ou dans ses prises de balle, le portier croate a dégagé une sérénité bienvenue quand sa défense sombrait dans l'approximation. A l'image de Kurzawa auteur d'une relance suicidaire dans les pieds de Ramsey sur le deuxième but des Gunners (0-2, 79e). 
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Le reste fut un siège continu de la surface monégasque malgré quelques éclairs de Ferreira-Carrasco, entré en jeu dans la dernière demi-heure de jeu. Monaco a tenu en serrant les dents et en croisant les doigts. La manière ne doit pas tout masquer. L'ASM se débattait dans l'anonymat de la Ligue 2 en mars 2013. Deux ans plus tard, elle fait partie des huit meilleures équipes d'Europe.
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