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Le PSG arrache le match nul contre Naples (2-2) dans le temps additionnel

Di Maria évite la catastrophe au PSG

Le 24/10/2018 à 22:54Mis à jour Le 25/10/2018 à 00:14

LIGUE DES CHAMPIONS - Le PSG peut dire merci à Angel Di Maria. L'Argentin a sauvé Paris en égalisant à la 93e minute pour offrir le nul aux siens contre Naples (2-2) mercredi. Les hommes de Thomas Tuchel ont pourtant été dominés et menés deux fois au score. Ce point limite la casse car dans le même temps, Liverpool a étrillé l'Etoile Rouge de Belgrade (4-0).

Décidément, le PSG a un problème avec les grands rendez-vous. L’ogre parisien, qui survole le championnat de France, risque d’amplifier un peu plus son image de club qui n’arrive pas à grandir sur la scène européenne après le nul concédé ce mardi au Parc des Princes (2-2), grâce à un but dans les tout derniers instants d’Angel Di Maria, face à une séduisante formation napolitaine.

L’Argentin a toutefois sûrement livré son plus mauvais match de la saison sous le maillot du club de la capitale (18 ballons perdus, 40% de duels gagnés seulement). Il a symbolisé les faiblesses parisiennes en première mi-temps, dépassé au milieu de terrain par l’équipe de Carlo Ancelotti. Ce sont pourtant ses coéquipiers qui se sont mis les premiers en évidence, dès la 2e minute. Mais Neymar et Edinson Cavani se sont gênés sur le centre de Kylian Mbappé qui avait pris, pour la seule et unique fois de la soirée, le dessus sur Kalidou Koulibaly à droite. Un premier signe.

Privé de Thiago Silva, Paris a passé une soirée inconstante, où ses occasions (7e, 18e, 38e), ont trouvé de l’écho de l’autre côté du terrain. Naples s’est toutefois montré plus adroit face au but et a ouvert le score grâce à Lorenzo Insigne, qui ne s’arrête plus de marquer en Ligue des champions (5 buts sur les 7 derniers matches), sur une inspiration géniale de José Callejon (1-0, 29e).

Tuchel a dû s'ajuster dès la pause

Pointée du doigt lors de la défaite face à Liverpool, la participation défensive des trois attaquants parisiens a encore été insuffisante. Il a fallu le changement de Thomas Tuchel à la pause (Thilo Kehrer à la place de Juan Bernat) et la réorganisation en 3-5-2 pour que les locaux sortent la tête de l’eau et mettent la pression à un Napoli qui ne réussissait plus grand chose dans l’entrejeu. Et qui a fini par céder sur un tacle de Mario Rui déviant dans ses propres buts un centre de Thomas Meunier (1-1, 61e).

Mais derrière, le champion de France a progressivement cédé du terrain, avant d’être à nouveau sanctionné par son repli défensif trop lent. Sur une frappe de Fabian Ruiz, l’autre homme fort de la doublette offensive napolitaine, Dries Mertens, a profité d’un ballon non maîtrisé par Marquinhos pour marquer de près (2-1, 77e).

Équipe à réaction, Paris a alors poussé, sans beaucoup d’imagination, avant ce coup de patte de Di Maria qui, d’une merveille de ballon enroulé, a trompé Ospina au bout du suspense (2-2, 90e+3).Son 24e but avec Paris en 2018, qui en fait, avec ses 12 passes décisives, le Parisien le plus décisif sur l’année civile. Qui permet surtout à Paris de ne pas se faire distancer dans le groupe C par Naples, 2e avec un point d’avance sur son adversaire du soir, alors que Liverpool, vainqueur de l’Étoile Rouge de Belgrade (4-0), est premier avec 6 points. Paris doit désormais faire un résultat dans le bouillant San Paolo, dans deux semaines, pour ne pas compromettre ses chances de revoir les 8es de finale.

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