Porto - Marseille : Associer Payet et Cuisance, la solution aux maux de l'OM ?

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LIGUE DES CHAMPIONS - André Villas-Boas peine à trouver la bonne formule pour tirer la quintessence de ses individualités à l'OM. Le renouveau olympien pourrait bien passer par une association entre Dimitri Payet et Michaël Cuisance. L'entraîneur marseillais a plusieurs options pour la mettre en place.

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Un peu crispé, André Villas-Boas. L'entraîneur de l'OM est dans cette situation délicate où les choses ne tournent plus dans le bon sens. Le 4-3-3 qui avait largement donné satisfaction la saison passée n'a plus du tout la même efficacité depuis la reprise. AVB en a bien conscience. Ce qu'il n'a pas, c'est le remède. Et ce n'est pas faute de multiplier les essais pour le trouver. La dimension individuelle a son importance dans le problème rencontré par le technicien portugais. En cause, il y a notamment le rendement de Dimitri Payet.
C'est difficile d'imaginer l'OM atteindre son niveau optimal sans un grand Payet. Comme il est difficile d'envisager que l'animation offensive marseillaise reste aussi dépendante de son stratège réunionnais compte tenu de son état de forme actuelle. Il existe certainement un compromis que Villas-Boas n'a pas encore testé jusqu'ici : articuler son collectif autour de Payet et Cuisance en les titularisant en même temps. C'est peut-être le meilleur moyen de combler le déficit de créativité qui caractérise le club phocéen depuis le début de la saison. Mais mettre en place ce duo implique de faire des choix. Et, numériquement, de sortir un titulaire habituel du onze de départ.

Le 4-4-2 losange sans Benedetto

C'est une option, tant l'attaquant argentin peine à retrouver son rendement de la saison passée. Après 9 matches toutes compétitions confondues, l'avant-centre marseillais n'a toujours pas inscrit le moindre but, ni délivré la moindre passe décisive. L'hypothèse de le sortir du onze pour associer Payet à Florian Thauvin en attaque avec Cuisance dans un rôle de numéro 10 en soutien de cette paire existe. AVB a d'ailleurs tenté à plusieurs reprises un système sans véritable avant-centre. Cela peut s'avérer intéressant quand l'OM fait face à une opposition relevée.
Mais beaucoup moins quand Marseille a besoin d'un point d'appui pour faire le jeu. Et de manière générale, ce serait difficile d'optimiser l'association Cuisance-Payet sans un véritable numéro neuf. Les milieux créatifs ont besoin de ce type de joueur pour monopoliser une partie de la défense adverse et libérer des espaces. Même en méforme, même en panne de confiance, Benedetto resterait utile dans cette configuration. Ce n'est pas forcément de son côté qu'il faut chercher la "victime" de la mise en place du duo Cuisance-Payet.

Le 4-4-2 losange avec Benedetto

Un schéma plus classique, avec Benedetto associé à Thauvin dans l'axe de l'attaque et Payet en soutien, dans un rôle de numéro 10 qu'il affectionne. Cuisance prendrait alors un rôle de milieu relayeur qu'il n'a pas vraiment occupé depuis ses débuts avec Marseille. Alors que Villas-Boas l'apprécie dans ce registre. "Ilest très bien comme un huit relayeur à droite pour venir sur son pied gauche, avait dit AVB du Français à son arrivée. Il a un dribble court très fort, une vision de jeu très bonne, c'est un joueur généreux pour les joueurs autour de lui et il est capable de trouver des passes décisives. Ce sont les caractéristiques d'un numéro huit complet."
Dans cette configuration, Villas-Boas devrait faire un choix entre Morgan Sanson et Valentin Rongier pour libérer une place à Cuisance dans l'entrejeu marseillais. C'est peut-être plus facile de conserver l'ancien Nantais dans ce type de schéma qui implique un travail important des relayeurs sur les côtés pour compenser l'absence de véritables ailiers et limiter les situations d'infériorité numérique dans les couloirs. Rongier est davantage habitué à ce type de labeur que Sanson, même si l'ancien Montpelliérain présente lui aussi l'avantage d'avoir un volume de courses important.

Le 4-3-3 avec Payet sur l'aile gauche

C'est le schéma classique de la saison passée et celui sur lequel Villas-Boas s'est logiquement appuyé depuis le début du nouvel exercice. L'OM a déjà des automatismes dans cette configuration où Payet prendrait le côté gauche de l'attaque, Benedetto occupant l'axe et Thauvin l'aile droite. Là aussi, cela revient à sortir Sanson ou Rongier du onze de départ pour faire entrer Cuisance. Mais dans ce système où la présence des ailiers doit permettre de mieux couvrir les couloirs que dans un 4-4-2 losange, c'est plus intéressant de garder Sanson que Rongier dans la mesure où l'ex-Montpelliérain peut apporter davantage en attaque par ses projections vers la surface et sa capacité à marquer.
La limite de ce système se situe plutôt dans le positionnement de Payet. Il a prouvé sa capacité à être performant dans ce rôle d'ailier gauche qui lui permet de rentrer dans l'axe sur son pied droit. Avoir un technicien de la qualité de Cuisance dans une zone proche de la sienne peut d'ailleurs s'avérer bénéfique dans cette optique. Mais ce poste est plus exigeant physiquement, notamment dans le repli défensif. Un Payet au sommet de sa forme est capable de le tenir. Un Payet dans sa forme actuel, c'est beaucoup moins net. Et si Cuisance peut bonifier la créativité marseillaise, celle-ci restera quand même dépendante du rendement de son stratège réunionnais.
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